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BiographieModifier

François Laurent Sevez est issu d'une famille savoyarde. Son père est conseiller à la cour d'appel. Il suit des études au lycée de Chambéry puis à la faculté de droit de Lyon[1].

Première Guerre mondialeModifier

Il s'engage le 5 octobre 1911 au 97e régiment d'infanterie alpine. Sous-Lieutenant de réserve le 1er avril 1913, il obtient d'être maintenu en activité jusqu'au 1er avril 1914. Il est mobilisé quelques mois plus tard et est affecté au 359e régiment d'infanterie alpine (réserve du 159e). Engagé à de nombreuses reprises en première ligne, il combat à Verdun et participe à l'offensive du Chemin des Dames.

Il est blessé cinq fois, notamment le 16 novembre 1914[2] et le 9 juillet 1917[3] et cité trois fois. Il est fait chevalier de la légion d'honneur. En 1918, il est capitaine à 27 ans et décide de rester dans l'armée d'active.

Entre-deux-guerresModifier

De 1918 à 1924, il est à l'état-major de l'armée d'occupation du Rhin (général Mangin puis général Degoutte). Après un stage à l'École de guerre, il est nommé chef de bataillon et part pour le Maroc où il prend le commandement du 1er bataillon du 4e régiment étranger. Il est nommé par la suite à l'état-major de la région de Marrakech et du commandement supérieur des troupes du Maroc. Après huit années passées dans ce pays, de 1927 à 1935, il retourne en France au Conseil supérieur de la guerre (auprès du général Georges, inspecteur général de l'Afrique du Nord). En 1938, il suit les cours du Centre des hautes études militaires ; il accède au grade de colonel le 31 août 1939.

Seconde Guerre mondialeModifier

En 1940, il combat en Belgique. Après s'être embarqué dans les derniers à Dunkerque, il passe en Angleterre, puis retourne en Normandie pour former une division légère, formée sur place, la 32e. Encerclé, il est fait prisonnier. Il est libéré en 1941. Il passe en Algérie pour rejoindre le général Juin qui le prend comme chef d'état-major. Nommé général de brigade le 20 août 1942, il participe à la campagne de Tunisie puis prend le commandement de la 4e DMM en septembre 1943[4] et participe à la campagne d'Italie au sein du corps expéditionnaire français puis à la libération de l'Alsace.

Le 7 mai 1945, alors général de corps d'armée, il contresigne, en présence de Alfred Jodl et de l'américain Walter B. Smith, chef d'état-major du général Eisenhower) la capitulation allemande, à Reims, en tant que second du général Juin, le chef d'état-major de la Défense nationale.

En octobre 1945, il suit le général de Monsabert placé au commandement des troupes de l'armée française d'occupation en Allemagne.

Après-guerreModifier

De 1945 à 1948, le Général Sevez commande successivement le 1er corps d'armée en Allemagne puis les troupes françaises d’occupation en Allemagne à partir de 1946 (il succédera au général de Monsabert avec qui il avait combattu en Italie).

Il est victime d'un accident de chasse le près d'Offenbourg (sud-ouest de l'Allemagne), atteint en plein cœur par la balle d'un autre chasseur ayant ricoché sur la peau épaisse d'un sanglier.

États de service après 1939Modifier

DistinctionsModifier

 
Képi et décorations du général François Sevez conservés au Musée de la Reddition de Reims.

  FranceModifier

Autres distinctionsModifier

BibliographieModifier

  • Revue d'information des troupes françaises d'occupation en Allemagne, n° 30, mars 1948

Notes et référencesModifier

  1. Guy Jacquemard, « Le 7 mai 1945, un Chambérien signait pour la France l’acte de capitulation de l’Allemagne », Le Dauphiné libéré,‎ , ainsi que les articles « Qui était le général François-Laurent Sevez ? », « Chantal Sevez : « Toute la famille vouait une véritable admiration à mon père » ».
  2. "Blessé le 16 novembre 1914, a conservé le commandement de sa section et ne l'a quittée que sur ordre"
  3. "Le 9 juillet 1917, lors d'une violente attaque allemande, à moitié assommé par l'explosion d'un obus, le tympan crevé, un œil blessé, entouré par l'ennemi, a réussi à s'échapper avec l'aide d'un brancardier qui l'a conduit au chef de corps, est reparti en reconnaissance et a dû à son retour recevoir l'ordre formel de se rendre au poste de secours."
  4. Le Corps Expéditionnaire Français en Italie, Paul Gaujac - Histoire et collections 2003

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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