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François Maurice Auroux

militaire français lors de la Première Guerre mondiale

François Maurice Auroux
François Maurice Auroux
Photographie du Colonel Auroux, commandant la 3eme Brigade du Maroc, discutant avec le Lieutenant-Colonel Gros, commandant le 9eme Régiment de Zouaves, en Lorraine.

Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Colonel
Commandement 60e de ligne
Conflits Première Guerre mondiale

François Maurice Auroux est un militaire français ayant participé à la Première Guerre mondiale.

BiographieModifier

Durant la Première Guerre mondiale, le 27 septembre 1914, alors au grade de lieutenant-colonel, il prend le commandement du 204e Régiment d'Infanterie. Dans la soirée du 12 janvier, après une attaque désorganisée, Auroux traite plusieurs soldats de lâches et les menaces de conseil de guerre. Il ne mettera cependant pas ses menaces à exécution. Le sergent-fourrier Robert le décrit alors comme un "homme absolument désemparé" et "ayant l'air d'un fou". Il quitte le commandement le 28 janvier 1915, remplacé par le lieutenant-colonel Collon[1].

Du 28 janvier au 14 mai 1915 il est muté au 60e Régiment d'Infanterie. le 11 février 1915, le 2e classe Lucien Bersot reçoit du sergent-fourrier un pantalon sale et récupéré sur un cadavre. Bersot le refuse donc. Le lieutenant-colonel Auroux demande alors sa comparution en Conseil de guerre spécial. Il le traduit pour « refus d'obéissance » le 12 février 1915, et à l’issue du conseil, Bersot est condamné à mort. Le à Fontenoy dans l'Aisne, il est fusillé[2].

Le 15 mai 1915, Auroux prend alors le commandement du Régiment de marche de tirailleurs marocains, remplaçant le le lieutenant-colonel Poeymirau, ayant été grièvement blessé. Il quitte ce régiment le 23 mars 1916[3].

Le 23 mars 1916, le lieutenant-colonel Auroux commande le 8e régiment de zouaves, remplaçant le lieutenant-colonel Modelon[4]. Il est promu colonel le 25 septembre et est affecté au commandement de la 96e brigade[5]. Il sera par la suite commandant de la 3e Brigade du Maroc.

Le 12 juillet 1922, la Cour de cassation déclare que Lucien Bersot, qu'Auroux condamna à mort en 1915, était innocent. Cependant, le colonel Auroux est rattaché au cabinet du Ministre de la Guerre et des Pensions, André Maginot, et il est protégé par la hiérarchie militaire. Il échappe donc a toute condamnation, et se voit même décerner le titre de Commandeur de la Légion d'Honneur[6].

Le 29 juin 1923, à Noyon, la "Ligue des Droits de l'Homme" demande la mise en jugements de chefs militaires, et particulièrement du colonel Auroux, ainsi que la fin des Conseils de guerre[7].

En 1924, le Auroux est mis d'office à la retraite[6].

Dans le téléfilm Le Pantalon, qui retrace la vie du soldat Lucien Bersot au sein du 60e régiment, l'acteur Bernard-Pierre Donnadieu interprète le Colonel Auroux.

Notes et référencesModifier

  1. « Journal de guerre d'Alexandre ROBERT du 204e régiment d'infanterie durant la grande guerre, année 1915 », sur www.chtimiste.com (consulté le 13 novembre 2018)
  2. Fiche Mort pour la France SGA - Mémoire des hommes - Morts pour la France [archive].
  3. « 1er régiment de tirailleurs marocains », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  4. « Première guerre mondiale », sur http://www.les-tirailleurs.fr/, (consulté le 13 novembre 2018)
  5. « 8eRMZ », sur http://tableaudhonneur.free.fr, (consulté le 13 novembre 2018)
  6. a et b « Gavroche-n055.pdf », sur http://archivesautonomies.org, (consulté le 13 novembre 2018)
  7. Centre culturel Chantilly, Les Cahiers de Chantilly n°11, Books on Demand, (ISBN 9782322089239, lire en ligne), p. 115