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8e Régiment de Zouaves
Image illustrative de l’article 8e régiment de zouaves
insigne régimentaire du 8e Zouaves

Création 1914
Dissolution 1962
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment de Zouaves
Rôle Infanterie
Garnison Oran (1919-1928)
Camp de Mourmelon (avant 1939)
Ouezzane (1948)
Rabat
Ancienne dénomination 8e Régiment de Marche de Zouaves
Devise Sans peur et sans reproche
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Batailles Saint-Gond 1914
Artois 1915
Champagne 1915
Les Monts 1917
Verdun 1917
Soissonnais 1918
Vauxaillon 1918
Fourragères aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918
aux couleurs du ruban de la Médaille militaire
a la couleur du ruban de la Légion d'honneur
Décorations Légion d'honneur
Croix de guerre 1914-1918
7 palmes
1 étoile d'argent
l'ordre du Mérite Militaire Chérifien

Le 8e Régiment de Zouaves est un régiment d'infanterie de l'armée de terre française. Créé en 1914 sous le nom de 8e Régiment de Marche de Zouaves.

Création et différentes dénominationsModifier

  • 1914 : 8e Régiment de Marche de Zouaves
  • 1920 : Renommé 8e Régiment de Zouaves
  • 1928 : Dissolution
  • 1934 : Reconstitué
  • 1940 : Dissous
  • 1946 : Recréé sous le nom de 8e Demi-Brigade de Zouaves
  • 1956 : Dissous en 1956 ?
  • 1959 : Création du 8e Bataillon de Zouaves à partir du 3e Bataillon du 21e R.I.
  • 1962 : Dissolution

DeviseModifier

Sans peur et sans reproche

Chefs de corpsModifier

 
Le colonel Lagarde, avril 1917.
  • 1914-1918
    • lieutenant-colonel Modelon
    • du 23 mars au 25 septembre 1916 : lieutenant-colonel Auroux
    • lieutenant-colonel Lagarde
  • colonel CLOITRE années 20
  • 1935 - 1937: Colonel Dame
  • 1940
    • lieutenant-colonel Anzemberger
    • en 1956 le Colonel Gaubillot Commandait le 8e Régiment à Ouezzane
    • cette année-là il a été remplacé par le Commandant Bonamy à Ouezzane puis à Rabat

Historique des garnisons, campagnes et batailles du 8e ZouavesModifier

Première Guerre mondialeModifier

Débarqués à Bordeaux et à Sète, du 7 au 15 août 1914, 3 bataillons (1er 2e et 4e), le 3e bataillon faisant partie d'un régiment de marche de tirailleurs au sein de la Division marocaine. Le 20 août, ils sont dans la région de Mézières - Charleville. Les jours suivants, ils entendent le canon de Charleroi. Le 25, ils franchissent la frontière de Belgique, et, de Sugny, petit village belge, ils voient flamber les villages de la Meuse et de la Semois. Ils recueillent le IXe corps et prennent l'arrière-garde.

Il combat au sein de la Division marocaine aux côtés des 4e et 7e RTA ainsi que du RMLE.

1914Modifier

  • La retraite de La Marne
  • Yser
  • En octobre 1914, le 8e zouaves prend nettement sa personnalité, avec ses quatre bataillons, son numéro 8, et déjà son esprit de corps.

1915Modifier

  • En août 1915, il recevra son drapeau. Il aura trois colonels pendant la guerre les lieutenants-colonels Modelon, Auroux et Lagarde. Le lieutenant-colonel Modelon lui fera cueillir deux palmes et la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918. Sous le commandement du colonel Lagarde, il conquerrera cinq palmes, la fourragère aux couleurs de la Médaille militaire, puis la fourragère aux couleurs du ruban de la Légion d'honneur. Confère la Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur au Drapeau du 8e Régiment de Marche de Zouaves a été cité sept fois à l'ordre de l'Armée au cours de la guerre (1914-1918) .
  • Artois
  • 25 septembre-6 octobre : seconde bataille de Champagne

1916Modifier

1917Modifier

1918Modifier

A partir de janvier 1918, la Légion russe pour l'honneur est affectée au régiment jusqu'a fin juillet[1]

  • Verdun
  • Villers-Bretonneux
  • Soissons La Crise
  • Le Chemin des Dames
  • Bien qu'ayant participé, à la vie de secteur, le 8e zouaves fut de presque toutes les grandes actions offensives de la guerre, et il pourra inscrire sur la soie de son drapeau : la Marne, Yser, Artois, Champagne, Somme, Moronvilliers, Verdun, Soissons, 18 juillet chemin des Dames, tous ces noms qui, dans l'histoire de l'avenir, sonneront bien haut.

Entre-deux-guerresModifier

Dès 1919 il est à Oran, mais est dissous en 1928, le 2e Zouaves prenant sa place. Le régiment tiendra garnison à Mourmelon en 1934. Il sera alors motorisé et le seul régiment de Zouaves en Métropole...

Seconde Guerre mondialeModifier

Depuis 1945Modifier

  • Au cessez-le-feu du 19 mars 1962 en Algérie, le 8e Régiment de zouaves constitue comme 91 autres régiments, les 114 unités de la Force Locale prévues aux accords d'Evian du 18 mars 1962. Le 8° Régiment de zouaves forme une unité de la Force locale de l'ordre Algérienne, la 496°UFL-UFO composé de 10 % de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans, a la Ferme Baujon, qui, pendant la période transitoire devait être au service de l'exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie.

Inscriptions portées sur le drapeau du régimentModifier

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[2]:

 
zouaves 1858

 

DécorationsModifier

« Ils ont décoré leur drapeau d'une gloire immortelle ».

sa cravate est décorée de la Légion d'honneur   de la Croix de guerre 1914-1918 7 palmes et 1 étoile d'argent  , puis l'ordre du mérite militaire Chérifien.

Marche du 8e ZouavesModifier

Comme pour tous leurs camarades des autres régiments de Zouaves, les zouzous du "8" ont pour chant de tradition : "Pan Pan l'Arbi ! ". Notons que les zouaves d’après 1945 entonnent aussi "les Africains".

Personnalités ayant servi au 8e RZModifier

Sources et bibliographieModifier

  • Petit historique du 8e zouaves pendant la grande guerre : 1914-1919, Paris, Levé, 25 p., disponible sur Gallica.

Notes et référencesModifier

  1. Jean de Lantivy, « La Légion russe pour l’honneur sur le front français en 1918 », La voix du combattant, no 1835,‎ , p. 25-27.
  2. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007

Voir aussiModifier