Fornication

La fornication est un rapport sexuel entre deux personnes qui ne sont ni mariées ni liées par un vœu, et plus généralement la pratique des plaisirs sexuels. Cette pratique est considérée comme un péché de la chair par le christianisme, le judaïsme et l’islam.

ÉtymologieModifier

Étymologiquement, le terme vient du mot latin fornicatio avec le même sens et qui a pour racine fornix, « voûte ».

Dans la Bible, le terme « fornication » est le plus souvent employé dans un sens péjoratif ; il est alors lié au péché de luxure[1].

CaractéristiquesModifier

La fornication implique un rapport sexuel entre deux personnes non mariées (coït, masturbation, sexe oral, sexe anal)[2].

La fornication n'est pas confondue avec les interdits sexuels sociaux ou légaux, qui peuvent en être une des formes au sens large :

  • l’adultère, impliquant qu’au moins l’un des deux partenaires soit marié par ailleurs ;
  • le viol, en l’absence de consentement ;
  • l’inceste, lorsque les partenaires ont un lien de parenté rédhibitoire ;
  • l’union sacrilège, commise avec ou par une personne liée par des vœux religieux.

Loi civileModifier

La fornication était par le passé une infraction pénale dans certains États des États-Unis[3]. Actuellement, c’est toujours considéré comme un crime dans certains pays musulmans[réf. souhaitée].

ReligionsModifier

JudaïsmeModifier

Le judaïsme interdit la fornication[4].

ChristianismeModifier

Le christianisme, s'appuyant sur la Bible, prohibe la fornication et encourage l'abstinence avant le mariage[5].

CatholicismeModifier

Dans le catholicisme, le catéchisme de l'Église catholique fait un lien entre la fornication et une violation du sixième commandement (« Tu ne commettras pas d'adultère ») [6].

Christianisme évangéliqueModifier

Dans les années 1990, aux États-Unis, des organisations chrétiennes évangéliques se sont engagées contre la fornication en promouvant les pactes de pureté comme True Love Waits et Silver Ring Thing [7].

IslamModifier

L'islam interdit la fornication[8]. Le Coran punit les fornicateurs de cent coups de fouet et un hadith prévoit la lapidation pour « le vieux ou la vieille [qui] forniquent »[9].

Notes et référencesModifier

  1. Julia M. O'Brien, The Oxford Encyclopedia of the Bible and Gender Studies, Oxford University Press, USA, 2014, p. 476
  2. Orlando O. Espín, James B. Nickoloff, An Introductory Dictionary of Theology and Religious Studies, Liturgical Press, USA, 2007, p. 417
  3. (en) Jim Thompson, The Journal of Criminal Law, Criminology, and Police Science [« Le journal du droit criminel, de la criminologie et des sciences policière »], vol. 49 : nov.–déc. 1958, États-Unis (no 4), , p. 350–356.
  4. (en) Norman Solomon, Historical Dictionary of Judaism, Rowman & Littlefield, États-Unis, 2015, p. 321
  5. (en) Walter A. Elwell, Evangelical Dictionary of Theology, Baker Academic, États-Unis, 2001, p. 462
  6. « Catechism of the Catholic Church – The sixth commandment » [archive du ], Vatican.va, (consulté le )
  7. Kathleen J. Fitzgerald, Kandice L. Grossman, Sociology of Sexualities, SAGE Publications, USA, 2017, p. 166
  8. (en) Ludwig W. Adamec, Historical Dictionary of Islam, Scarecrow Press, États-Unis, 2009, p. 103
  9. Alfred-Louis De Prémare, « Prophétisme et adultère, d'un texte à l'autre », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, vol. 58, no 1,‎ , p. 101–135 (DOI 10.3406/remmm.1990.2376, lire en ligne, consulté le )

Voir aussiModifier

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