Ouvrir le menu principal

Forces de défense nationale éthiopiennes

Forces de défense nationale éthiopiennes
Fantassin utilisant un AK-47 lors d'un exercice en 2006.
Fantassin utilisant un AK-47 lors d'un exercice en 2006.
Main-d'œuvre
Aptes au service militaire 1 949 125 (2015)[1] hommes
Troupes régulières 182 500 (2015)[1]
Budgets
Budget $340,000,000 (2015)[1]

Les Forces de défense nationale éthiopiennes (FDNE) est la dénomination de l'armée éthiopienne depuis l'établissement de la République fédérale en 1991. Le Ministère de la Défense est responsable des armées: des forces militaires au sol et de l'air ainsi que du secteur de l'industrie de la défense. Le ministère actuel de la défense est Lemma Megersa.

La taille des forces des FDNE a varié de manière significative depuis la fin de la guerre entre l’Érythrée et l’Éthiopie en 2000. En 2002, les FDNE regroupaient environ 400 000 troupes, soit approximativement un nombre constant depuis le régime du DERG. Les effectifs étaient au plus bas en 2007 lors du conflit avec la Somalie, autour de 300 000 troupes. En 2012, ISS a estimé que les forces au sol comptaient 135 000 personnes auxquelles s'ajoutent 3000 dans les forces de l'air.

Depuis 2012, les FDNE sont constituées de deux branches distinctes: les forces au sol et les forces de l'air. L'Ethiopie compte plusieurs organisations industrielles de défense qui produisent divers types d'armement. La plupart ont cependant été construits sous le DERG dans le cadre de la planification d'un large complexe militaro-industriel. Les FDNE reposent sur la base d'un service militaire volontaire pour les plus de 18 ans. Bien qu'il n'y ait pas de service militaire obligatoire, l'armée peut effectuer des appels si nécessaire, qui deviennent alors obligatoires.

Dans la mesure où l'Ethiopie n'a pas d'accès direct à la mer, elle ne dispose pas aujourd'hui de force maritime. A l'époque, en 1950, quand l'Ethiopie a à nouveau obtenu un accès direct à la mer, elle a procédé à la mise en place de la marine éthiopienne en 1955. A la suite de l'indépendance de l'Erythrée en 1991, l'Ethiopie a à nouveau perdu son accès direct à la mer mais la marine a néanmoins continué d'opérer jusqu'à ce qu'elle soit bannie en 1996.

HistoireModifier

Sous la monarchieModifier

 
Cavaliers de l’armée impériale éthiopienne en 1936.

Junte militaireModifier

À la suite de la Révolution éthiopienne de 1974, l'armée prend le pouvoir, une junte militaire, le Derg (en amharique : ደርግ, « comité des égaux ») dirige le pays jusqu'en 1991.

Depuis 1991Modifier

Depuis 1991, l'armée éthiopienne a été déployée sur de nombreux théâtres d'opérations. Elle a dû affronter deux conflits majeurs avec ses voisins : la Guerre Érythrée-Éthiopie de 1998 à 2000 et son intervention de 2006 à 2009 dans la Guerre civile somalienne. Sur le plan intérieur, elle lutte contre deux mouvements indépendantistes le Front de libération Oromo et le Front national de libération de l'Ogaden.

ÉquipementModifier

Depuis 1974, l'équipement est essentiellement soviétique, puis russe et ukrainien après 1991. T-72 et BRDM-2 pour les blindés, Mikoyan-Gourevitch MiG-23 et Soukhoï Su-27 Flanker pour l'aviation. L’Éthiopie se fournit aussi auprès de la France pour ses hélicoptères Sud-Aviation SA316 Alouette III et Sud-Aviation SA330 Puma, auprès du Japon pour ses 4x4 Toyota Land Cruiser, de la Chine pour ses transports de troupe WZ523[2].

Notes et référencesModifier