Forêts décidues d'altitude des Apennins

Les forêts décidues d'altitude des Apennins forment une écorégion terrestre du WWF (code PA0401). Celle-ci fait partie du biome des forêts de feuillus et forêts mixtes tempérées dans l'écozone paléarctique.

Forêts décidues d'altitude des Apennins
Écorégion terrestre - Code PA0401[1]
Description de cette image, également commentée ci-après
Les Apennins depuis le mont Falterona en Toscane.
Classification
Écozone : Paléarctique
Biome : Forêts tempérées décidues et mixtes
Global 200[2] : Forêts mixtes d'altitude européennes et méditerranéennes
Géographie et climat
Superficie[3] :
16 147 km2
min.max.
Altitude[3] :188 m2 689 m
Température[3] :−1 °C22 °C
Précipitations[3] :32 mm141 mm
Écologie
Espèces végétales[4] :
2 500
Oiseaux[5] :
156
Mammifères[5] :
68
Squamates[5] :
27
Espèces endémiques[5] :
0
Conservation
Statut[5] :
Critique / En danger
Aires protégées[6] :
29,6 %
Anthropisation[6] :
7,9 %
Espèces menacées[6] :
14
Ressources web :

Localisation

Description de l'image Ecoregion PA0401.svg.

Les forêts des Apennins s'étendent entre 200 et 1 800 mètres d'altitude. Dans ces forêts décidues, le hêtre est l'arbre dominant, mais il y a aussi des chênes, des ormes, des châtaigniers, des charmes, des mélèzes, des tilleuls, et toutes sortes d'arbustes. Le sapin autochtone peut encore se trouver sur les monts de la Laga, le Gran Sasso et dans le parc national des Abruzzes. Une forêt de bouleaux tapisse encore les pentes du mont Velino. Parmi les fruits des bois, il y a le fraisier, le framboisier, la myrtille, la groseille, le mûrier. Du fait de la barrière naturelle générée par les Alpes, les Apennins sont biologiquement purs, et ne sont pas atteints par la rage ou l'échinococcose, maladies dangereuses qui contaminent de très nombreux massifs d'Europe d'est en ouest : on peut donc tranquillement manger des fruits des bois en dessous de 30 cm du sol sans aucune crainte. Parmi les fleurs de montagne, on peut nommer la gentiane jaune, la gentiane printanière, la gentiane bleue des Apennins, l'ancolie, la joubarbe, les pivoines, le saxifrage à feuilles opposées, l'adonis, et même les edelweiss des Apennins à contempler sur les monts Sibyllins, le Gran Sasso et le massif de la Majella. Le sabot de Vénus pousse dans le parc national des Abruzzes.

FauneModifier

Grâce à ses nombreux parcs, la chaîne des Apennins est relativement bien préservée et intacte. On y trouve :

Il y a aussi le cerf, le chevreuil, le daim, le sanglier, le renard, le blaireau, la belette, la martre, la fouine, l'hermine, la loutre, l'écureuil, le chat sauvage, le campagnol des neiges. La marmotte des Alpes a été introduite dans les Apennins du Nord, au cours des années 1950.
Parmi les oiseaux on peut noter le percnoptère dans le sud des Apennins, le circaète sur le Gran Sasso, le chocard alpin et le crave à bec rouge, la niverolle, l'accenteur alpin, le bec-croisé, le pivert, le pic noir, le pic épeiche, le pic épeichette, le pic à dos blanc dans le sud des Abruzzes, le tichodrome échelette, la sittelle torchepot, le faisan de Colchide, l'effraie des clochers, la chouette hulotte, le hibou grand-duc.
Il existe aussi des reptiles très menacés en Europe comme la Vipère d'Orsini, et des amphibiens comme la salamandre tachetée. Le papillon Apollon arpente aussi les plus hauts massifs de la chaîne.

Notes et référencesModifier

  1. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, E. D. Wikramanayake, N. D. Burgess, G. V. N. Powell, E. C. Underwood, J. A. D'Amico, I. Itoua, H. E. Strand, J. C. Morrison, C. J. Loucks, T. F. Allnutt, T. H. Ricketts, Y. Kura, J. F. Lamoreux, W. W. Wettengel, P. Hedao et K. R. Kassem, « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, no 11,‎ , p. 935-938.
  2. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, R. Abell, T. Allnutt, C. Carpenter, L. McClenachan, J. D’Amico, P. Hurley, K. Kassem, H. Strand, M. Taye et M. Thieme, The Global 200 : A representation approach to conserving the earth's distinctive ecoregions, Washington DC, Conservation Science Program, World Wildlife Fund-US, (lire en ligne)
  3. a b c et d (en) World Wildlife Fund, « The Terrestrial Ecoregions of the World Base Global Dataset », sur http://worldwildlife.org (consulté le ). Disponible alternativement sur : Loyola RD, Oliveira-Santos LGR, Almeida-Neto M, Nogueira DM, Kubota U, et al., « Integrating Economic Costs and Biological Traits into Global Conservation Priorities for Carnivores », PLoS ONE, (consulté le ), Table S1. Les données de température et de précipitations sont les moyennes mensuelles minimales et maximales.
  4. (en) G. Kier, J. Mutke, E. Dinerstein, T. H. Ricketts, W. Küper, H. Kreft et W. Barthlott, « Global patterns of plant diversity and floristic knowledge », Journal of Biogeography, vol. 32,‎ , p. 1107–1116 (DOI 10.1111/j.1365-2699.2005.01272.x, lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  5. a b c d et e (en)World Wildlife Fund, « WildFinder: Online database of species distributions », , données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  6. a b et c (en) J. M. Hoekstra, J. L. Molnar, M. Jennings, C. Revenga, M. D. Spalding, T. M. Boucher, J. C. Robertson, T. J. Heibel et K. Ellison, The Atlas of Global Conservation : Changes, Challenges, and Opportunities to Make a Difference, Berkeley, University of California Press, (lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.

Voir aussiModifier