Festival Mawazine

festival de musique

Festival Mawazine
Festival de musiques et rythmes du monde
Image illustrative de l’article Festival Mawazine

Genre Musiques du monde, marocain, pop, chaâbi, jazz, blues, rock, raï, oriental, Musique électronique
Lieu Drapeau du Maroc Maroc : à Rabat et Salé
Coordonnées 34° 01′ 31″ nord, 6° 50′ 10″ ouest
Période Mai, juin
Scènes OLM Souissi, Bouregreg, espace Nahda, théâtre Mohammed-V, Villa des arts, Chellah, Yaâcoub el-Mansour, grandes artères, plage de Salé
Date de création 2001
Statut juridique En activité
Organisateurs Maroc Cultures
Médias associés Al Aoula, 2M, Radio 2M, Radio Marocaine, Médi 1 Sat, Médi 1, Hit Radio, Beur FM, Atlantic radio, Le Matin, ALM, La Vie Eco, Menara, Actuel
Site web www.festivalmawazine.ma

Le Festival Mawazine-Rythmes du Monde est un festival de musique organisé chaque année aux mois de mai et juin, à Rabat et Salé depuis 2001. Le Festival Mawazine a accueilli un public record de 2,75 millions de spectateurs en 2019. Selon un classement de statista Mawazine est le plus grand festival de musique dans le monde en 2018, et le plus grand festival du continent africain[1]. Il est un carrefour d'expression pour divers artistes internationaux, en particulier de la sphère francophone et anglophone.

OrganisationModifier

OrganisationModifier

Le Festival Mawazine est organisé depuis 2001 par l'association Maroc Cultures[2] sous le haut patronage de sa majesté le souverain Mohamed VI.

Il a pour but de définir les différentes musiques de la planète verte et encore pour faire découvrir au public marocain les différentes cultures musicales de la planète à travers une programmation qui accueille des artistes internationaux, des chanteurs et musiciens marocains et arabes ainsi que des interprètes de musiques traditionnelles et des danseurs du monde entier

Dans un premier temps, le projet royal est confié à Abdeljalil Lahjomr[3],[4], puis à partir de 2006 au secrétaire particulier royal, Mohamed Mounir El Majidi[5],[6].

La programmation du festival se déroule sur sept scènes réparties au sein des villes de Rabat et Salé.

SécuritéModifier

Toutes les scènes bénéficient d’un dispositif de sécurisation des espaces de circulation qui leur permet de disposer d’issues de secours spécifiques pour chaque type de public avec un seuil d’unités de passage en cas d’urgence. En plus d’être contrôlés et validés par un prévisionniste expert dans la règlementation des lieux publics, ces aménagements sont approuvés par la wilaya, la protection civile et de la Direction générale de la sûreté nationale.

Chaque scène abrite également un poste de commandement de sécurité, relié à la préfecture de police de Rabat, qui dispose de moyens de télécommunications et de vidéosurveillance autonome. Des caméras à visée laser balaient en permanence l’ensemble des zones accessibles au public ainsi que les zones techniques et avoisinantes[7].

La sécurité physique des festivaliers est aussi assurée par des agents de sécurité privée[8] répartis en fonction de l’importance de chaque scène, tandis que des agents de la sécurité publique contrôlent les réseaux routiers, les voies d’accès et l’ensemble des zones susceptibles d’accueillir un trafic dense sur les sites et dans la ville de Rabat. Des policiers en civil sont également déployés[8].

Des agents de la protection civile sont en outre chargés de la mise en place de points médicalisés avancés sur chaque site, ainsi que de la présence en continu de camions d’intervention en cas d’urgence médicale ou autre.

Financement et conséquences économiquesModifier

Depuis sa création en 2001, le festival Mawazine s’est imposé comme un acteur économique de la ville de Rabat. Chaque année, il générerait selon les organisateurs 3 000 emplois directs et indirects et fournirait du travail à plus de 40 entreprises[9],[10].

Selon les organisateurs, il contribuerait au développement d’une véritable industrie du spectacle au Maroc car il permet l'activité de centaines de techniciens et de prestataires, accueillant par ailleurs des journalistes nationaux et étrangers[11].

Toujours selon les organisateurs, en 2005, il a coûté 8,5 millions de dirhams[12] ; en 2006, 11 millions[13] ; en 2013, 60 millions[14] : et en 2014, 72 millions[10]. On ignore si ces coûts incluent la mobilisation des pompiers, des ambulances et des policiers.

PolémiquesModifier

Le Festival Mawazine a plusieurs fois fait l'objet de polémiques depuis sa création (sans toutefois que cela ne menace véritablement son existence), par exemple occasionnées par le PJD[15].

Polémique autour du coûtModifier

Le festival Mawazine fait régulièrement polémique autour de son cout jugé élevé par ses détracteurs[16],[17],[18],[19]. Selon les informations publiées par la presse marocaine, Whitney Houston aurait ainsi touché 7,5 millions de dirhams et Mariah Carey 7 millions de dirhams[20]. Pour les organisateurs les retombées économiques en valent la peine et il n'y a d'importante proximité avec le pouvoir politique « la programmation du festival ne se discute pas au Palais, mais dans une salle de réunion meublée en kit»[21].

AffluenceModifier

Le DJ/Producteur suédois Avicii est le détenteur du record d'affluence sur la scène de l'OLM Souissi avec plus de 200 000 spectateurs en 2015, ce qui fut soit dit en passant le plus grand show de sa carrière comme il l'avait annoncé lui-même sur sa page Instagram. Le chanteur belge Stromae avait auparavant battu le record d'affluence du festival de musiques Mawazine (30 mai - 7 juin 2014), rassemblant plus de 180 000 spectateurs lundi soir[22] à Rabat, la capitale du Maroc, ont annoncé mardi les organisateurs. La chanteuse Rihanna avait rassemblé plus de 150 000 spectateurs en 2013[23]. La fouine avait rassemblé plus de 150 000 spectateurs lors de son concert en 2017.

Toutefois, c'est la Diva du châabi Najat Aatabou qui détient le record d'affluence toutes scènes confondues avec pas moins de 300 000 personnes présentes devant la scène de Salé le samedi 26 mai 2016.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « The 10 Biggest Music Festivals in the World » (version du 29 octobre 2015 sur l'Internet Archive)
  2. http://www.lavieeco.com/news/actualites/mawazine-justin-timberlake-en-soiree-d-ouverture-le-vendredi-30-mai-28537.html
  3. Le Roi prédateur, Catherine Graciet et Eric Laurent, mars 2012, Éditions du Seuil
  4. « Mohammed VI, un roi mécène – Jeune Afrique », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. « Maroc : festival Mawazine, pari réussi ! – Jeune Afrique », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. http://www.telquel-online.com/En-couverture/Qui-est-vraiment-Mounir-Majidi-%3F/323
  7. http://www.festivalmawazine.ma/securite
  8. a et b « Mawazine a musclé sa sécurité », sur Maghress (consulté le ).
  9. http://www.festivalmawazine.ma/retombees-touristiques-et-economiques
  10. a et b Jean-François Arnaud, « L'effet positif de Stromae sur la jeunesse marocaine », Challenges,‎ (lire en ligne  , consulté le ).
  11. http://www.tourismapost.com/mawazine-bilan-mi-figue-mi-raisin/
  12. « Au Maroc, les festivals de musique plaident pour l'ouverture et la diversité », sur Bladi.net (consulté le ).
  13. « Le nouveau rythme de Mawazine », sur Aujourd'hui le Maroc (consulté le ).
  14. Mawazine 2013 coûtera 60 millions de dirhams , 23 mai 2013, Bladi.net
  15. « Les ministres du PJD ne digèrent toujours pas le succès de Mawazine », sur Le360.ma, (consulté le )
  16. Faut-il boycotter le festival Mawazine?, Slate Afrique, 2011
  17. Mawazine, la fête continue, la polémique aussi, Hiba Press
  18. « Mawazine : les stars les mieux payées », sur Bladi.net (consulté le ).
  19. http://www.maghrebarts.ma/musique/news/110404.html
  20. « Mariah Carey à Mawazine pour 7 millions de dirhams », sur Bladi.net (consulté le ).
  21. « Faut-il boycotter le festival Mawazine? / Slate Afrique », sur Slate Afrique (consulté le ).
  22. Maxime Mainguet, « Partout où il passe, Stromae fait le plein », Ouest-France,‎ (lire en ligne  )
  23. « Maroc: 2,5 millions de spectateurs pour Mawazine, un record », Afp,‎ (lire en ligne  )

Lien externeModifier