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La famille Stoppa[1],[2], est originaire de Chiavenna, au XVIe siècle cette ville faisait partie du pays des Grisons, canton des Grisons en Suisse. Ses membres sont attestés aussi sous le nom Stuppa, Stouppa, Stoupp, Stuppan, ou encore Stoupan[3].

Trois lignées apparurent en cette ville à cette époque[réf. nécessaire] :

  1. Jean Nicolas ou Johannes Nikolaus Stoppa[4] , né à Chiavenna en décembre 1542, fut médecin et professeur à la faculté de Bâle[5].
  2. Bernardin Stoppa, né à Chiavenna vers 1579, établi marchand-banquier à Lyon en 1597[6].
  3. Jean Baptiste Stoppa, né à Chiavenna en décembre 1570, frère de Bernardin également établit marchand-banquier en 1624 à Lyon[6].

Nicolas StoppaModifier

Jean Nicolas ou Johannes Nikolaus Stoppa[4]. Il latinise son nom en Stupanus[7].

Il traduit plusieurs ouvrages de médecine et de science : en 1573, Historiae de bello nuper Venetis a Selimo II [8], en 1577 L'usage de l'holomètre, pour savoir mesurer toutes choses qui sont sous l'étendue de l'œil, tant en longueur et largeur qu'en hauteur et profondeur[9], cet appareil est inventé par Abel Foullon en 1555 ; en 1580, il écrit l'introduction de la seconde édition de Il principe de Nicolas Machiavel[10], en 1588 Discours sur la vie de Nicolas Machiavel[5]. Il écrit en 1614 un livre sur la médecine Medicina theorica ex Galeni et Hippocratis physiologicis, pathologicis et semeioticis[11].

Le Kunstmuseum de Bâle a exposé en 1863 son portrait dans la galerie des tableaux et dessins du XVIe siècle[12].

Emmanuel Stoppa, est le fils de Nicolas Stoppa et de Catherine Iselin, il est né le à Bâle[13]. En 1614, il est docteur en médecine et en 1620 succède à son père à la chaire de médecine de l'université de Bâle [14]

Il publia en 1607 De elementis velitatio amica[15], en 1613 "De omnis pleuritidis theorica et generali therapia thermata medica"[15], en 1618 Institutionum medecina ad Hippocratis, Galeni, aliorumque veterum Scripta recte intelligenda mire utiles Libti quinque[16], en 1620 De fraudibus Paracelsistarum et, en 1637, il fut tuteur de la thèse de doctorat de Franciscus de Le Boë, De animali motu ejusque laesionibus[17].

Bernardin StoppaModifier

Bernardin Stoppa, en 1597, marchand-banquier à Lyon, s'implique dans l'église réformée de Lyon[18]. En 1604, lors d'un procès, il met en doute la bonne foi de Saint Francois de Sales[19].

Jean Antoine Stoppa, né avant 1597 à Chiavenna[20].

En 1630, il devient diplomate et accompagne le père Joseph, à la diète de Ratisbonne[21] En janvier 1638, il acquit le brevet de capitaine dans une compagnie franche suisse qu'il avait levée en 1635[21]. En 1648 sa compagnie est incorporée à titre de demi-compagnie dans le régiment des Gardes suisses[22]. En 1650, sa compagnie est couplée avec celle de Zür-Lauben[22], il est promu gentilhomme ordinaire de la chambre du roi[23]. En juillet 1652, il meurt suite d'une blessure reçue lors du siège de Coucy-le-Château[24].

Jean Baptiste StoppaModifier

Jean Baptiste Stoppa, né à Chiavenna en 1570[25] et décédé à Genève le 1er mars 1647[26]. En 1611 il devint membre du Conseil de la ville de Chiavenna et en 1619 il fut élu consul[27].

En 1624, Jean Baptiste Stoppa et sa famille s’établirent à Lyon pour s’associer avec son frère qui était marchand-banquier[6],[28].

RéférencesModifier

  1. Dominique G. Colliot, Un canal de sang de Bâle à Paris, Édition du Palio, , 445 p. (ISBN 978-2-35449-091-1), p. 445
  2. « Biographie de la Famille Stoppa »
  3. Galiffe 1829, tome 3, p. 463 à 466
  4. a et b (de) Huldrych M. Koelbing, Johannes Nicolaus Stupanus, Rhaetus, Coire État du canton des Grisons, référence F Br. 3/24, Tiré à part de "Äskulap in Graubünden" page 628 à 631.
  5. a et b Louis Moréri, Le grand dictionnaire historique ou le mélange curieux de l'histoire., Paris, Chez les Libraires associés, (Gallica), Tom 9, 600 et 601
  6. a b et c Natalis Rondot, Les protestants à Lyon au dix-septième siècle., Lyon, France, Imprimerie Mougin-Rusand, , pages 118 et 121
  7. Francis Barraz, Peter Stoppa 1621-1701, la vie d'un commandant de regiment suisse au service de la France, sous Louis XIV., Suisse, Cully, imprimerie les presse d'Imprilac., , page 24
  8. David Clément, Bibliothèque curieuse historique et critique ou catalogue raisonné de livres difficiles à trouver., A. Leipsic, , tome 7, page 293
  9. Henri Stein, Le bibliographe moderne, Paris, Auguste Picard, 1916-1917, p. 168
  10. Hippolyte Aubert, Correspondance de Théodore de Bèze, Genève, Suisse, Librairie Droz, , tome 22, page 48
  11. Kurt Sprengel, Histoire de la médecine, Paris, Chez Deterville et Th. Desoer, , tome 5, page 590
  12. Catalogue de la galerie de tableaux et dessins au musée de Bâle, Imprimerie Bahnmaier (C. Schultze), p. 46 et 54.
  13. Archives de la ville de Bâle, registre Église protestante-reformée, baptême 1529-1600, page 38.
  14. Suzanne Stelling-Michaud, Le livre du recteur de l'académie de Genéve, Genève, Suisse, Librairie Droz, , tome 5, page 642, référence 1796
  15. a et b Suzanne Stelling-Michaud, Le livre du recteur de l'académie de Genève, Genève, Droz, , tome 5 page 642, reference 1796.
  16. Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres dans la république des lettres, Paris, Chez Briasson, , tome 18, page 222, référence 25
  17. (de) Docteur W. Muller, Drucke zur Geschichte und Landeskunde der drei Bünde bis zum Jahre 1803., Coire, Suisse, archive du canton des grisons référence qr 32., pages 1143 et 1144
  18. Natalis Rondot, Les protestants à Lyon au dix-septième siècle, Lyon, Imprimerie Mougin-Rusand, , page 118
  19. Fr. Mugnier, Notes et documents inédits sur les évêques de Genève- Annecy 1535-1879., Paris, Champion Libraire, , pages 57 à 59 et 340 à 343.
  20. Marcel Godet, Henri Turler et Victor Attinger, Dictionnaire historique et biographique de la Suisse, Neuchâtel, Suisse, Archives fédérales suisses, , tome 6, page 376
  21. a et b Édouard rott, Histoire de la représentation diplomatique de la France auprès des cantons suisses, Berne, Suisse., Tome 4 imprimerie Benteli, tome 5 imprimerie Stæmpfli., tome 4 année 1909 et tome 5 année 1913, tome 4, pages 231, 422 et 523 et tome 5, pages 512 et 653.
  22. a et b Baron de Zür-Lauben, Code militaire des suisses, Paris, Chez Vincent, , Tome 1, page 41 et tome 2, pages 224 à 226.
  23. Auguste Jal, Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, Paris, Henri Plon, , page 1151
  24. Francois Richard, Histoire d'Autremencourt, Le livre d'histoire Lorisse, (ISBN 2-84373-131-3), pages 75 et 76
  25. Archive de Sondrio Lombardie cc77 r-79r
  26. Archives d’état de Genève Ms. hist. 335.21
  27. Francesco Palazzi Trivelli, Al servizio di Cromwell e del re sol, article publié dans le magazine italien Contact, no 18, premier semestre 1994, p. 42.
  28. Daniel Desser, Argent, pouvoir et société au Grand Siècle, Édition Fayard, (ISBN 978-2-213-64865-1), page 539

BibliographieModifier

  • Mathieu Da Vinha, Au service du roi: dans les coulisses de Versailles, Tallandier, 2015 (ISBN 9791021010048).
  • Fragments biographiques et historiques, extraits des registres du conseil d’État de la république de Genève, Imp.Manget & Cherbuliez, Genève, 1815.
  • François Richard, Histoire d’Autremencourt, Le Livre d’histoire-Lorisse, 2002 (ISBN 2-84373-131-3) et (ISSN 0993-7129).
  • Emmanuel May, Histoire militaire de la Suisse et celle des Suisses, J. P. Heubach et cie, Lausanne 1788 (8 t.).
  • Zür-Lauben, « Histoire militaire des suisses au service de la France », Desaint & Saillant, Jean-Thomas Hérissant et Vincent, Paris. (8 t.).
  • Louis de Rouvroy de Saint-Simon, Mémoire de Saint-Simon, Bibliothèque de la Pléiade, t.3, chap.4, p. 34-37.
  • Jacques A. Galiffe, Notice généalogique sur les familles genevoises, Genève, 1829-1895.