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Eugenio Lucas Velázquez

peintre espagnol
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Eugenio Lucas Velázquez
Autorretrato 1862.jpg
Eugenio Lucas Velázquez, Autoportrait (vers 1862),
Madrid, musée du Prado.
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 53 ans)
MadridVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Formation
Enfant
Eugenio Lucas Villaamil (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales

Eugenio Lucas y Padilla, dit Eugenio Lucas Velázquez, né à Madrid le et mort dans la même ville le , est un peintre espagnol.

Sommaire

BiographieModifier

Élève de l'Académie San Fernando de Madrid, Eugenio Lucas admirait particulièrement l'art de Diego Velázquez, Esteban Murillo et Francisco Goya. S'il doit son surnom au premier, c'est le dernier de ces grands peintres qui joua le rôle le plus important dans l'œuvre de Lucas. Il était en effet un des plus talentueux suiveurs (avec Leonardo Alenza) de Goya, dont il possédait parfaitement la touche rapide et les empâtements, et dont il partageait également la fascination pour les aspects les plus sombres et les plus archaïques de la civilisation ibérique, comme l'Inquisition, le banditisme ou la tauromachie. Plusieurs œuvres de Lucas ont d'ailleurs été attribuées à Goya.

Ses voyages, au Maroc notamment, influencèrent ses paysages et ses tableaux orientalistes.

Il épousa une sœur d'un autre peintre romantique madrilène, Jenaro Pérez Villaamil.

En 1851, il fut nommé peintre de la chambre du roi et chevalier de l'ordre de Charles III. En 1855, il exposa certaines de ses œuvres à l'Exposition universelle de Paris.

Son fils, Eugenio Lucas y Villaamil (1858-1918), se consacra également à l'art pictural.

Œuvres dans les collections publiquesModifier

 
Corrida de toros en un pueblo, Buenos Aires, musée national des Beaux-Arts.
 
Revolución (1862), Madrid, musée du Prado.
Argentine
Cuba
Espagne
  • Madrid :
    • Fondation Lázaro Galdiano :
      • La Tienta, ou le picador sur le champ, 1851 ;
      • Caprice allégorique, 1852 ;
      • Une tour en ruine, vers 1854 ;
      • Autoportrait, vers 1855-1860[1] ;
      • Ébauche pour un portrait de la reine Isabelle II, vers 1860 ;
      • Pèlerinage à l'ermitage de Saint-Isidore, vers 1860 ;
      • Jeu de la cape dans un village, 1861 ;
      • Pèlerinage dans un ermitage, 1861 ;
      • Paysage avec des contrebandiers, 1861 ;
      • Contrebandiers dans un bois, 1861 ;
      • La Liberté guidée par l'Église, 1861 ;
      • La Maja, vers 1867 ;
      • El Adorante ;
      • Le Sermon aux maures ;
      • Devant le tribunal ;
      • L'Oraison ;
      • Majas et moines dans une gargote ;
      • Le Viatique ;
      • Les Croisés devant Jérusalem ;
      • Le Sermon : Vous êtes condamnés ! ;
      • Paysage rocheux avec des personnages ;
      • Petits gitans en embuscade ;
      • Scène de taverne ;
      • Allégorie ;
      • Vive le vin !, vers 1880, attribution ;
      • La Chula, attribution.
    • musée du Prado :
      • La Pique (Tercio de varas), 1850 (?) ;
      • Autoportrait, vers 1862 ;
      • Chasseur, 1862 ;
      • Condamnée par l'Inquisition, deux pendants, 1862 ;
      • Majas au balcon, 1862 ;
      • Révolution, 1862.
France
Hongrie

Notes et référencesModifier

  1. (es)Autoportrait, notice sur le site de la Fondation Lázaro Galdiano.

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • Jeannine Baticle et Claudie Ressort, « Eugenio Lucas et les satellites de Goya », Revue du Louvre 22, 1972, p. 163-175 ;
  • Claudie Ressort, La peinture espagnole / Louvre, Département des Peintures, Paris, RMN, 1991, p.24.

Liens externesModifier