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Enoch Powell

personnalité politique britannique
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Enoch Powell
Enoch Powell 4 Allan Warren.jpg
Enoch Powell (1912–1998)
Fonctions
Membre du 49e Parlement du Royaume-Uni (d)
South Down
-
Membre du 49e Parlement du Royaume-Uni (d)
South Down
-
Membre du 48e Parlement du Royaume-Uni (d)
South Down
-
Membre du 47e Parlement du Royaume-Uni (d)
South Down
-
Membre du 45e Parlement du Royaume-Uni (d)
Wolverhampton South West
-
Membre du 44e Parlement du Royaume-Uni (d)
Wolverhampton South West
-
Secrétaire d'État à la Défense du cabinet fantôme
-
Peter Thorneycroft (en)
Membre du 43e Parlement du Royaume-Uni (d)
Wolverhampton South West
-
Secrétaire d'État à la Santé
-
Derek Walker-Smith (en)
Membre du 42e Parlement du Royaume-Uni (d)
Wolverhampton South West
-
Secrétaire financier au Trésor (en)
-
Henry Brooke, Baron Brooke of Cumnor (en)
Jocelyn Simon (en)
Membre du 41e Parlement du Royaume-Uni (d)
Wolverhampton South West
-
Membre du 40e Parlement du Royaume-Uni (d)
Wolverhampton South West
-
Membre du 39e Parlement du Royaume-Uni (d)
Wolverhampton South West
-
Membre du Conseil privé du Royaume-Uni
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 85 ans)
LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Religion
Partis politiques
Membre de
Arme
Conflit
Distinction
Titre honorifique
Le très honorable

John Enoch Powell (Birmingham, Marylebone en Londres ), est un homme politique et écrivain anglais.

Sommaire

BiographieModifier

Enoch Powell a étudié au Trinity College de Cambridge (où il a étudié le latin et le grec) où il a été particulièrement remarqué et à la School of Oriental and African Studies (SOAS) de l'Université de Londres où il a appris l'ourdou. Il est connu pour ses prises de positions contre l'immigration, qu'il développa dans son célèbre discours de 1968 Rivers of blood (« Discours des fleuves de sang »). Il fut député anglais de 1950 à 1987, d'abord à Wolverhampton sous les couleurs du Parti conservateur jusqu'en février 1974, puis à South Down (Irlande du Nord) sous celles du Parti unioniste d'Ulster (Ulster Unionist) à partir d'octobre 1974[1].

Il mène la faction « ultra » au sein du Parti conservateur. Il conduit une campagne anti-immigration ouvertement raciste sous le slogan « si tu veux que ton voisin soit nègre, vote travailliste »[2].

Mais son célèbre discours le , avertissant le peuple des conséquences de l'immigration en provenance du Nouveau Commonwealth, marque la fin de sa carrière politique. Pendant plus de vingt ans Powell a été traité comme un isolé parlementaire et s'est vu refuser la parole dans de nombreuses régions du pays. Pourtant, il a été une figure très populaire et a communiqué un sentiment populaire général ; ce powellisme aura de nombreux partisans. Son discours traitait principalement de grandes questions relatives aux relations entre l'individu et l'État, à la souveraineté de l'État, à l'identité nationale et à la Communauté économique européenne. Bien que sa réputation se soit établie sur son activité de défenseur du libre-échange et de l'économie de marché, après 1968 il est longtemps resté identifié à la question raciale et à l'opposition au multiculturalisme. Il s'est opposé à la peine capitale et s'est montré méfiant à l'égard des États-Unis. Il estimait que la Grande-Bretagne avait renoncé à avoir un rôle important dans le monde.

Lorsqu'il prononça son discours d'avril 1968, un élan populaire massif lui apporta son soutien. En réaction, un mouvement anti-raciste se manifesta avec une égale ardeur. En février 1974, Powell ayant décidé de ne pas se présenter lors des élections générales pour protester contre la raison invoquée par le Premier ministre Edward Heath pour les déclencher, il perdit son siège à la Chambre des communes alors que c'était là une condition nécessaire pour diriger le Parti conservateur ; ayant de plus rejoint un autre parti (le Parti unioniste d'Ulster) en octobre 1974, il ne pouvait être dans la course pour l'élection du chef du Parti conservateur de 1975 (en). La brillante carrière de Powell ne se faisait dès lors plus au premier plan, mais Margaret Thatcher, qui accéda à la tête du parti lors de ladite élection, porta ensuite plusieurs de ses idées et principes (en), notamment le souverainisme et le libéralisme économique.

Il mourut à l'hôpital dans la Cité de Westminster en 1998, et il est resté dans la mémoire des Britanniques.

Enoch Powell fut membre de la Société du Mont-Pèlerin.

OuvragesModifier

  • (en) Avec Harris J. Rendel, The Rendel Harris Papyri, Cambridge, Cambridge The University Press, 1936.
  • (en) First Poems, Shakespeare Head Press, 1937.
  • (en) A Lexicon to Herodotus, Georg Olms Publishers, 1938 (rééd. 1977).
  • (en) The History of Herodotus, Coronet Books Inc, 1939.
  • (en) Casting-off, and other poems. Basil Blackwell, 1939
  • (en) Herodotus, vol. 1, Pitt Press Series, 1939.
  • (en) Avec Stephen J., Cyfreithiau Hywel Dda Yn Ol Llyfr Blegywryd, Gwasg Prifsgol Cymru, 1942.
  • (en) Avec Henry Stuart Jones, Thucydides Historiae, Clarendon Press, 1942 (rééd. 1963).
  • (en) Herodotus, vol. 2, Oxford, 1943.
  • (en) Dir., One Nation, Conservative Political Centre, 1950.
  • (en) Dancer's End and The Wedding Gift, 1951.
  • (en) Avec Iain Norman Macleod, The Social Services: needs and means, Conservative Political Centre, 1952.
  • (en) Change is our Ally, Conservative Political Centre, 1954.
  • (en) Avec Angus Maude, Biography of a Nation, Londres, 1955 (rééd. 1970).
  • (en) Great Parliamentary Occasions, The Queen Anne Press, 1960.
  • (en) Saving in a Free Society, Institute of Economic Affairs by Hutchinson, 1960.
  • (en) A Nation not Afraid, Hodder & Stroughton, 1965.
  • (en) Medicine and Politics: 1975 and After, Pitman Medical, 1966 (rééd. 1976).
  • (en) Keith Wallis, The House of Lords in the Middle Ages, 1968.
  • (en) Freedom and Reality, Kingswood, 1969 (rééd. 1999).
  • (en) Common Market: The Case Against, Elliot Right Way Books, 1971.
  • (en) Still to Decide, Elliot Right Way Books, 1972.
  • (en) The Common Market: Re-negotiate or Come Out, Elliot Right Way Books, 1973.
  • (en) No Easy Answers, Sheldon Press, 1973.
  • (en) Wrestling With the Angel, Sheldon Press, 1977.
  • (en) Joseph Chamberlain, Thames & Hudson Ltd., 1977.
  • (en) A Nation or No Nation, Londres, Anaya Publishers, 1978.
  • (en) Enoch Powell on 1992, Londres, Anaya Publishers, 1989.
  • (en) Reflections of a Statesman: The Selected Writings and Speeches of Enoch Powell, Londres, Bellew Publishing Co Ltd, 1991.
  • (en) Collected Poems, Bellew Publishing Co Ltd, 1990.
  • (en) The Evolution of the Gospel, Yale University Press, 1994.

Notes et référencesModifier

  1. Émission de TV Rivers of blood sur le discours d'Enoch Powell de 1968, en anglais avec sous-titrage français
  2. Nicolas Lebourg, Le monde vu de la plus extrême droite. Du fascisme au nationalisme-révolutionnaire, Presses universitaires de Perpignan, , p. 163

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • (en) Paul Corthorn, Enoch Powell: Politics and Ideas in Modern Britain, OUP Oxford, 2019.
  • (en) Olivier Esteves et Stéphane Porion, The Lives and Afterlives of Enoch Powell, Londres, Routledge, 2019.
  • (en) Simon Heffer (en), Like the Roman: The Life of Enoch Powell, Londres, Weidenfeld & Nicolson, 1998.
  • (en) Lord Howard, Enoch at 100: A re-evaluation of the life, politics and philosophy of Enoch Powell, Biteback publishing, 2014.
  • (en) Raheem Kassam (en), Enoch Was Right, Londres, Independently published, 2018.
  • (en) Roy Lewis, Enoch Powell. Principle in Politics, Londres, Cassell, 1979.
  • (en) Andrew Roth (en), Enoch Powell: Tory Tribune Londres, The Book Service, 1970.
  • (en) Camilla Schofield, Enoch Powell and the Making of Postcolonial Britain, Cambridge, Cambridge University Press, 2013.
  • (en) Douglas Schoen (en), Enoch Powell and the Powellites, Londres, Macmillan, 1977.
  • (en) Robert Shepherd, Enoch Powell, Londres, 1998.
  • (en) Tom Stacey, Immigration and Enoch Powell, Londres, 1970.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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