Élie Péju

journaliste français
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Elie Péju né le 16 février 1901 à Porcieu-Amblagnieu (Isère) et mort le 3 août 1969 à Lyon (Rhône) est un militant politique et résistant français, cofondateur du mouvement de résistance Franc-tireur et directeur du journal Franc-Tireur (1944-1957).

BiographieModifier

Après des études primaire, Elie Péju travaille comme employé à l'usine Berliet de Lyon à partir de 1916. Il s'engage en politique après la première guerre mondiale, adhérent aux jeunesses socialistes.

Favorable à l'adhésion à la IIIème internationale, il anime après le congrès de Tours les jeunesses communistes de la région lyonnaise. Il travaille ensuite pour une entreprise coopérative dirigée par son beau-père, lui aussi militant communiste.

Il se rapproche à partir de 1923 des positions de Boris Souvarine et collabore au Bulletin communiste édité par ce dernier. Il est finalement exclu du PCF en 1926 et anime un groupe communiste dissident à Lyon.

Engagé très tôt dans la résistance, il crée à Lyon, avec Anguste Pinton, Antoine Avinin et Jean-Jacques Soudeille, qu'il avait connu dans le mouvement communiste dès les années 1920, une organisation clandestine appelée « France-Liberté », qui est à l'origine du mouvement Franc-Tireur.

Sous le pseudonyme de Jules Charbonnier, il participe activement à la rédaction du journal clandestin Franc-Tireur. L'entreprise de transport qu'il avait créé après son exclusion du PCF est mise au service de son réseau de résistance.

A partir de 1942, il prend en charge la publication et la diffusion du Père Duchêne, dirigé par Georges Altman et de la Revue Libre, de Marc Bloch.

En avril 1943, il succède à Jean-Pierre Lévy comme chef du réseau. Après la dissolution de Franc-Tireur au sein des Mouvements Unis de la Résistance, il devient délégué national de cette organisation.

A la Libération, il participa activement à la transformation du journal clandestin en un grand quotidien parisien, dont le premier numéro officiel sortit le 24 août 1944.

En 1945, il est fait Compagnon de la Libération. Il sera plus tard décoré de la Légion d'Honneur et de la croix de guerre.

Après le départ d'une partie de la rédaction de Franc-Tireur pour Libération, en 1948, Péju devient directeur du journal.

Celui-ci, cependant, est racheté en 1957 par Cino Del Duca, et transformé en Paris-Journal. Péju quitte alors la rédaction et se consacre à la librairie lyonnaise « La Proue » qu'il avait fondée avec un de ses fils, Georges, et à la Société des éditions cinématographiques, dont il est le président directeur général.

FamilleModifier

Elie Péju est le père de Marcel Péju, militant anticolonialiste et secrétaire général de la revue Les Temps modernes et grand-père du romancier Pierre Péju.

Article connexeModifier

BibliographieModifier

  • Isabelle von Bueltzingsloewen, Laurent Douzou, Jean-Dominique Durand, Hervé Joly et Jean Solchany, Lyon dans la Seconde guerre mondiale : villes et métropoles à l'épreuve du conflit, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 361 p. (ISBN 978-2-7535-4359-1, notice BnF no FRBNF44499152).
  • Laurent Douzou, « La Résistance à Lyon (1940-1944) », dans Lyon dans la Seconde guerre mondiale, , p. 271-281.

RéférencesModifier

Lien externeModifier