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Dzongkha

langue tibétique parlée au Bhoutan

Dzongkha
རྫོང་ཁ
Pays Bhoutan
Région provinces de Haa, Paro et Punakha ; aussi parlé en Inde et au Népal
Originaire de Paro, Gjersjøelva (en), Punakha, Wangdue Phodrang, Arunachal Pradesh, Assam, Meghalaya, Manipur, Nagaland, Sikkim et Bengale-Occidental
Nombre de locuteurs 640 000[1]
Classification par famille
Statut officiel
Langue officielle Drapeau du Bhoutan Bhoutan
Régi par Dzongkha Development Commission (en)
Codes de langue
ISO 639-1 dz
ISO 639-2 dzo
ISO 639-3 dzo
IETF dz
Glottolog nucl1307
Échantillon
'སྔོན་བརྗོད།' ༈ འགྲོ་བ་མིའི་ཁྱིམ་ཚང་ཁག་གི་ནང་མི་ཡོངས་ལ་རང་བཞིན་ཉིད་ནས་ཡོད་པའི་ཆེ་མཐོངས་དང་འདྲ་མཉམ། སུས་ཀྱང་འཕྲོག་ཏུ་མི་རུང་བའི་ཐོབ་ཐང་བཅས་ཀྱི་གནད་དོན་རྟོགས པར་བྱེད་པ་ནི། འཛམ་གླིང་ནང་གི་རང་དབང་དང༌། དྲང་བདེན། ཞི་བདེ་བཅས་ཀྱི་རྣང་གཞི་ལྟེ་བ་ཡིན།

Le dzongkha (dzongkha : རྫོང་ཁ་) est le dialecte tibétain qui sert de langue officielle au Bhoutan ('Brug-yul « pays du dragon ») ; les autres langues couramment pratiquées au Bhoutan sont le sharchopkha et le népalais. Dzongkha signifie la langue (kha) parlée dans la forteresse (dzong), allusion aux monastères-forteresses établis par le shabdrung Ngawang Namgyal, l'unificateur du Bhoutan, dans la première moitié du XVIIe siècle.

Classification et langues apparentéesModifier

L'intercommunication est impossible avec le tibétain de Lhassa malgré des similarités orales et un alphabet commun (quoique selon une graphie différente). Les formes littéraires du tibétain de Lhassa et du dzongkha sont toutefois très influencées par la langue tibétaine classique liturgique connue au Bhoutan sous le nom de chöke et employée depuis des siècles par les moines. Autrefois langue de l'éducation au Bhoutan, le chöke a été remplacé au début des années 1960 par le dzongkha dans l'enseignement public.

DiffusionModifier

Le dzongkha et ses dialectes sont la langue vernaculaire de huit régions occidentales du Bhoutan (à savoir Wangdue Phodrang, Punakha, Thimphu, Gasa, Paro, Ha, Dagana, et Chukha). On en trouve également des locuteurs près de la ville indienne de Kalimpong, laquelle faisait autrefois partie du Bhoutan. Le dzongkha est la langue véhiculaire dans les régions du Sud et de l'Est.

La langue est enseignée à l'école avec l'anglais. Comme certaines matières sont enseignées uniquement en anglais (les mathématiques, les sciences, etc.), le dzongkha subit une concurrence directe et qui ne lui est actuellement pas favorable.

Utilisation en informatiqueModifier

Le 19 juillet 2006, a été lancé DzongkhaLinux, le premier système informatique gérant complètement la langue nationale du pays, selon le ministre de l'information et de la communication du gouvernement royal du Bhoutan, Lyonpo Leki Dorji. Fondé sur le projet Debian, il a été développé au Bhoutan[2].

Les polices de caractères dzongkha sont identiques à celles du tibétain.

Des applications logicielles, telles que GNOME, OpenOffice.org et Mozilla Firefox, ont été traduites.

En octobre 2005, une note interne de la société Microsoft a interdit[réf. souhaitée] l'usage du terme dzongkha dans les logiciels de l'entreprise et le matériel promotionnel, lui substituant l'expression Tibetan - Bhutan (tibétain - Bhoutan) à la place. International Campaign for Tibet cite la note interne qui affirme que le terme dzongkha « implique une affiliation avec le dalaï-lama, ce qui n'est pas acceptable pour le gouvernement de la République populaire de Chine »[3],[4]. Ce « lien » entre le mot dzongkha et le dalaï-lama est en fait une erreur[5].

Pourtant, le Bhoutan a toujours été indépendant des dalaï-lamas même si ses habitants suivent en majorité le bouddhisme tibétain[6],[7]. Les Bhoutanais ont dénoncé l'expression tibétain - Bhoutan, qu'ils qualifient d'erronée[8]. Des linguistes considèrent que le mot « dzongkha » n'a pas d'association particulière avec le dalaï-lama[3]. Les Bhoutanais sont sans doute plus concernés par cela, vu que le gouvernement de la République populaire de Chine affirme régulièrement que l'aire culturelle tibétaine tout entière, y compris donc le Bhoutan, fait partie du territoire de la République populaire[travail inédit ?][9] [réf. souhaitée].

ExemplesModifier

Quelques mots en dzongkha :

  • Bonjour : Kuzu Zangpo.
  • Comment allez-vous ? : Ga de bay ye ?
  • Comment vous appelez-vous ? : Chhoe gi ming ga chi mo?
  • Je m'appelle Jean : Nge gi ming Jean in.
  • Je viens de Belgique : Nga Belgium lay in.
  • Où sont les toilettes ? : Chhabsang ga ti mo ?
  • Combien ça coûte ? : Di gi gong ga dem chi mo ?
  • Veuillez baisser le prix : Gong Aa tsi phab nang.
  • OK je l'achète : Toob, Nga gi nyo ge.
  • Merci : Kadrin chhe.
  • Au revoir : Shoo lay log jay ge.

Quelques nombres en dzongkha :

  • Un : Chi
  • Deux : Nyi
  • Trois : Sum
  • Quatre : Zhi
  • Cinq : Nga
  • Six : Dru
  • Sept : Du-in
  • Huit : Gay
  • Neuf : Gu
  • Dix : Chu Tham

Le dzongkha au cinémaModifier

RéférencesModifier

Voir aussiModifier