Dry-tooling

Dry-tooling
Autres appellations Dry
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Pratiquant de dry-tooling

Le dry-tooling est une activité sportive qui regroupe les techniques d'escalade sportive et d'escalade glaciaire. Elle se pratique sur rocher ou en salle d'escalade, avec l'utilisation de matériel de cascade de glace (piolets-traction et crampons) en plus du matériel d'escalade habituel (casque, baudrier, corde).

Apparu dans les années 1990 comme un entraînement pour la montagne (escalade mixte, cascade de glace), le dry-tooling est devenu une discipline sportive à part entière, avec l'organisation de compétitions.

PratiqueModifier

 
Dry-tooling dans les Alpes-Maritimes

Le dry-tooling se pratique en terrain mixte (alternance de rocher et glace) ou sur rocher exclusivement. Cette pratique étant agressive pour le rocher (usure, casse de prise), elle est généralement réservée à des sites où la pratique de l'escalade libre n'a que peu d'intérêt (mauvais rocher, cadre du site secondaire...)[réf. nécessaire].

Les itinéraires réservés à cette pratique sont parfois agrémentés de certains « jeux » (tronc d'arbre, fixe ou en mouvement…).

En compétition, l'évolution se fait généralement sur structure artificielle. Des prises spécifiques peuvent être utilisées, constituées d'une résine plus dure ou de métal. Si l'épreuve est en terrain mixte, des volumes de glaces peuvent être fabriqués afin de reproduire les conditions naturelles.

CotationModifier

La difficulté d'une voie s'exprime avec les cotations du mixte, la lettre M (Mixte), suivie d'un chiffre (qui peut-être incrémenté avec un +)[1].

Le dry-tooling en tant que sport commence pour ainsi dire à M4/M5 et va actuellement jusqu'à M14.

Une cotation exprimée avec la lettre D à la place de la lettre M est proposée et en cours de validation, afin de différencier l'activité sur rocher (dry) de celle de l'escalade sur rocher et glace (mixte) et pour différencier l'engagement en falaise ou en montagne. Elle commence au D4 et va actuellement jusqu’au D15+.

Les cotations en montagne sont généralement sous-évaluées par rapport aux cotations des voies dédiées à la pratique. En compétition, les éperons sont interdits sur les crampons et certaines voies extrêmes n'ont jamais été réalisées sans cet accessoire.

ReconnaissanceModifier

La pratique récente du dry-tooling en fait une discipline peu reconnue. Cependant, en 2010 à l'occasion du premier championnat de France d'escalade sur glace[2], la FFME a modifié ses règles pour y inclure ce sport[3],[4].

Depuis 2012, la FFCAM est responsable des compétiteurs français et constitue la sélection des grimpeurs représentant la France sur les épreuves de Coupe du monde, du championnat du monde et de la Coupe d’Europe de l'UIAA.

French styleModifier

À travers l'association DTS, un ensemble de grimpeurs français, dont Jeff Mercier, promeuvent le french style qui se caractérise par le refus des éperons, des yaniro et de tenir les piolets avec le coude[5],[6],[7].

Sites de dry-toolingModifier

FranceModifier

Hautes-AlpesModifier

Alpes-MaritimesModifier

IsèreModifier

SavoieModifier

  • La Gare, à Champagny en Vanoise[14]
  • La grotte de Pomblière
  • Saint-Saturnin (près de Chambéry)
  • Le Barrio (Termignon-la-Vanoise)
  • Hell Cave (Aussois)

Haute-SavoieModifier

RhôneModifier

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier

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