Dorothy Arzner

cinéaste américaine

Dorothy Arzner (San Francisco, Californie, - La Quinta, Californie, ) est une réalisatrice, monteuse, scénariste, productrice et pédagogue américaine.

Dorothy Arzner
Image dans Infobox.
Photographiée en 1934.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
La QuintaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université de Californie du Sud
Harvard-Westlake School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Période d'activité
À partir de Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Maître
Influencée par
James Cruze, Alla Nazimova, Nan Heron (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction
Films notables

BiographieModifier

Née dans une famille fortunée (ses parents possèdent une chaîne de restaurants), Dorothy Arzner débute en 1919 à la Paramount Pictures, comme monteuse et scénariste, avant d'y réaliser son premier film en 1927. Elle est alors la seule réalisatrice à Hollywood.

Elle fait tourner Clara Bow dans le premier film parlant de l'actrice (Les Endiablées, 1929) et présente pour la première fois Katharine Hepburn en pantalon dans La Phalène d'argent (1933).

 
Avec Clara Bow, sur le tournage de Les Endiablées (1929)

En 1932, elle quitte la Paramount et réalise encore quelques films en indépendante, dont Dance, Girl, Dance, aujourd'hui son film culte, surtout à cause de Lucille Ball avec sa fameuse « hula-dance », et le discours de Maureen O'Hara envers un public chic venu se rincer l'œil à un spectacle déshabillé.

Elle est la première femme à intégrer en 1936, à sa création, la Screen Directors Guild.

En 1943, elle met un terme définitif à sa carrière cinématographique. Par la suite, elle travaille pour la télévision et pour les services cinématographiques de l'armée américaine, et produit des pièces de théâtre.

À partir des années 1960 et jusqu'à son décès en 1979, elle enseigne l'art de l'écriture des scénarios et de la réalisation à l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA).

Vie privéeModifier

Arzner a entretenu une relation pendant quarante ans avec Marion Morgan, une danseuse et chorégraphe qui avait seize ans de plus qu'elle. Morgan a chorégraphié des séquences de danse dans certains des films d'Arzner, tels que Dance, Girl, Dance[1]. Même si elle a essayé de garder sa vie privée aussi privée que possible, Arzner avait été liée de manière romantique avec un certain nombre d'actrices, dont Alla Nazimova et Billie Burke[2]. Il a été dit, mais jamais confirmé, qu'Arzner avait également eu des relations avec Joan Crawford et Katharine Hepburn. Elle n'a jamais caché son orientation sexuelle, ni son identité.

En 1930, le couple s'installe dans une maison qu'elles nomment Armor, située sur Mountain Oak Drive dans les collines d'Hollywood[3],[1]. En 1951, le couple déménage dans le désert de Palm Springs, où elles vivent jusqu'à la mort de Morgan en 1971[3],[4].

En 1979, à l'âge de 82 ans, Arzner décède à La Quinta, en Californie[5].

ReconnaissanceModifier

Une étoile lui est dédiée sur le Walk of Fame d'Hollywood Boulevard.

Plusieurs rétrospectives lui sont consacrées en France, au Festival Lumière à Lyon, en mars et à la Cinémathèque française.

Dorothy Arzner est l'inventeuse de la perche au cinéma. Cette innovation est curieusement passée sous silence alors qu'elle modifie la pratique, la technique et l'histoire du cinéma.

Filmographie complèteModifier

Comme réalisatriceModifier

Comme monteuseModifier

Comme scénaristeModifier

RéférencesModifier

  1. a et b Mayne 1994, p. 42.
  2. Mann, William J. (2001). Behind the Screen: How Gays and Lesbians Shaped Hollywood, 1910–1969. New York:Viking. (ISBN 978-0670030170)
  3. a et b Mann 2001, p. 72.
  4. Mayne 1994, p. 3.
  5. « Dorothy Arzner Biography » [archive du ], sur Biography,

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  : documents utilisés comme source pour la rédaction de cet article :

Le livre examine la carrière d'Arzner, sa relation avec Marion Morgan et les préoccupations thématiques et stylistiques de son travail ainsi que la façon dont son image a été évaluée et appropriée. L'argument de Mayne est que le concept de « continuum lesbien » ou d'expérience identifiée par les femmes d'Adrienne Rich décrit précisément la carrière d'Arzner dans laquelle la contribution des amitiés et des communautés de femmes est sa « caractéristique la plus cohérente et la plus importante ».

Liens externesModifier