Dominion de Nouvelle-Zélande

dominion de l'Empire britannique qui a existé de 1907 à 1947
Dominion de Nouvelle-Zélande
(en) Dominion of New Zealand

19071947[a]

Drapeau
Drapeau
Blason
Armoiries
Devise Onward
Hymne God Save the King
Description de l'image New Zealand (orthographic projection) 2.svg.
Informations générales
Statut Monarchie constitutionnelle
Capitale Wellington
Langue(s) Anglais, māori
Monnaie Livre néo-zélandaise (en)
Histoire et événements
Indépendance
Loi d'adoption du Statut de Westminster[a]
Monarques
1907-1910 Édouard VII
1910-1936 George V
1936 Édouard VIII
1936-1947 George VI

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le dominion de Nouvelle-Zélande (en anglais : Dominion of New Zealand) est un dominion de l'Empire britannique qui a existé de 1907 à 1947[a], succédant à la colonie de Nouvelle-Zélande.

HistoireModifier

 
Le New Zealand Observer (1907) représente le Premier ministre néo-zélandais Sir Joseph Ward sous les traits d'un nain prétentieux coiffé d'un imposant haut-de-forme estampillé « Dominion ».

La Nouvelle-Zélande devient une colonie distincte de la Couronne britannique en 1841 et est dotée d'un gouvernement autonome en 1852. La colonie de Nouvelle-Zélande choisit de ne pas adhérer à la Fédération de l'Australie et devient un dominion le , par proclamation du roi Édouard VII. L'accès au statut de dominion marque l'indépendance de la Nouvelle-Zélande, bien que le Royaume-Uni garde dans un premier temps une souveraineté partielle sur ses anciennes colonies ayant acquis ce statut. Il faut attendre 1931 pour voir la souveraineté complète accordée aux dominions.

En 1907, la Nouvelle-Zélande compte un peu moins d'un million d'habitants, et les grandes villes comme Auckland et Wellington se développent rapidement[1]. Le dominion de Nouvelle-Zélande permet au gouvernement britannique de façonner sa politique étrangère. Lors de la Première Guerre mondiale, la Nouvelle-Zélande entre automatiquement en guerre au côté de la Grande-Bretagne en tant que membre de l'Empire britannique. Les conférences impériales de 1923 et 1926 décident que la Nouvelle-Zélande doit être autorisée à négocier ses propres traités politiques, et le premier traité commercial est ratifié en 1928 avec le Japon. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate en 1939, le gouvernement néo-zélandais prend la décision de déclarer la guerre à l'Allemagne de son propre chef.

Le dominion de Nouvelle-Zélande est réputé avoir pris fin avec la promulgation de la loi d'adoption du Statut de Westminster, votée le par le Parlement. Néanmoins, la proclamation royale de 1907 ayant établi le dominion n'a jamais été révoquée et reste officiellement toujours en vigueur[2],[3]. Le terme « dominion » subsiste ainsi dans des noms de sociétés, d'entreprises et d'institutions (comme le musée du Dominion qui n'a été rebaptisé « musée national » qu'en 1972[4]). Un autre usage persiste dans le titre du journal The Dominion Post (anciennement The Dominion)[2].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. a b et c Aucun changement constitutionnel ou législatif unique n'a aboli le statut des dominions. Le dominion de Nouvelle-Zélande prend fin de facto en 1947 avec sa ratification du Statut de Westminster.

RéférencesModifier

  1. (en) « The New Zealand Official Year-Book 1907 », sur stats.govt.nz (consulté le ).
  2. a et b (en) « Dominion status : Page 5 – What changed? », sur nzhistory.govt.nz (consulté le ).
  3. (en) « New Zealand 'still a colony' », sur stuff.co.nz, (consulté le ).
  4. (en) Kayla Wilson, « Former National/Dominion Museum and National Art Gallery » [PDF], sur massey.ac.nz, (consulté le ).

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier