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Discours de la pierre angulaire

Le discours de la pierre angulaire (en anglais : Cornerstone Speech) est le discours prononcé par vice-président confédéré Alexander Stephens le à Savannah, en Géorgie[1],[2].

Ce discours fut prononcé aux premières heures de la guerre de Sécession.

Il est notamment célèbre pour le fait qu'il présente l'esclavage comme étant la cause du conflit ainsi que comme étant la base du nouvel état[2],[3],[4].

ContenuModifier

EsclavageModifier

Il énumère les motifs de la récente sécession des États du Sud des États-Unis en affirmant que le gouvernement auquel l'orateur appartient désormais a pour « pierre angulaire » (en anglais : cornerstone) sur laquelle reposer l'idée que « le nègre n'est pas l'égal de l'homme blanc » et que l'esclavage est « sa condition naturelle et normale »[1],[2],[Note 1].

Cet esclavage y est présenté comme « la cause immédiate » de la rupture avec les États-Unis et le discours cristallise à ce titre le casus belli de la guerre de Sécession que le Sud déclenche quelques semaines plus tard avec la bataille de Fort Sumter.

Autres sujetsModifier

Changements constitutionnelsModifier

Stephens vante plusieurs aspects de la Constitution des États confédérés, à savoir le fait que les dépenses d’infrastructures[Note 2] uniquement internes à un état ne soient plus supportées par l'état central mais par l'état fédéré, déclarant que « si le port de Charleston a besoin de travaux, que les commerçants de Charleston en supportent la charge ».; il décrit cette disposition comme une protection contre la corruption et l'autonomie des états.

Un autre changement qu'il applaudit est la limitation du mandat du Président des États confédérés d'Amérique à un seul mandat de six ans, ceci afin de limiter la possibilité de trafic d'influence.

Finalement, la possibilité, pour le Congrès des États confédérés, de faire participer les secrétaires et chefs de départements au débats en tant que participants, est présentée comme un moyen de pouvoir demander des comptes.

Relations étrangèresModifier

Stephens présente la situation financière du Sud comme étant bonne, contenant 2 200 000 000 $ de propriété taxable et seulement 18 000 000 $ de dettes, comparé aux 174 000 000 $ de dette des États-Unis.

Il compte sur la future sécession de plusieurs autres états tels que la Caroline du Nord et la Virginie, et prédit l'évacuation rapide de Fort Sumter, un espoir qui sera déçu quelques semaines plus tard.

Après la guerreModifier

Alexander Stephens essaya d'affirmer après la guerre que c'était la question des droits des états, et non l'esclavage, qui avait motivé la guerre[5],[6].

Voir aussiModifier

Liens internesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Our new Government is founded upon exactly the opposite ideas ; its foundations are laid, its cornerstone rests, upon the great truth that the negro is not equal to the white man ; that slavery, subordination to the superior race, is his natural and normal condition.

    « Notre nouveau gouvernement est fondé sur les idées directement opposées ; ses fondations se basent, sa pierre angulaire repose, sur la grande vérité que le nègre n'est pas égal à l'homme blanc ; que l’esclavage, la subordination à la race supérieure, est sa condition naturelle et normale. »

    .
  2. Internal improvements dans le texte original.

RéférencesModifier

  1. a et b Histoire du conflit américaine: Étude sur les causes de la guerre civile aux Etats-Unis, E. Bocquet, (lire en ligne), p. 333-335
  2. a b et c Athanase Coquerel (fils), La solidarité chrétienne, J. Cherbulliez, (lire en ligne), p. 28-29
  3. Randy Dotinga, « The famous 1861 'Cornerstone Speech' that aimed for hard truths about the Confederate battle flag », Christian Science Monitor,‎ (ISSN 0882-7729, lire en ligne, consulté le 17 septembre 2017).
  4. (en) Peter Lawler, « Civil War Failure of Southern Statesmanship No. 2: Alexander Stephens' "Cornerstone" Speech », sur Big Think (consulté le 17 septembre 2017).
  5. (en) What I Really Said in the Cornerstone Speech (Wikisource anglophone).
  6. (en-US) « “Lost Cause” Enthusiasts Should Read Alexander Stephens’s “Cornerstone” Speech », the way of improvement leads home,‎ (lire en ligne, consulté le 17 septembre 2017).