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Di Renjie

personnalité politique chinoise du VIIe siècle
Dans ce nom chinois, le nom de famille, Di, précède le nom personnel.
Di Renjie
Di Renjie.jpg
Di Renjie : illustration de 1921
Fonctions
Q9405113
depuis
Q11176944
depuis
Q10917578
depuis
Q15938616
Q17033211
depuis
Q9400127
depuis
Gouverneur provincial (d)
Q1264345
-
Magistrat de comté (en)
-
Q10917578
-
Deputy Minister of Revenue (imperial China) (d)
-
Field marshal
depuis
Gouverneur provincial (d)
depuis
Q15938616
Deputy Minister of Works (imperial China) (d)
-
Gouverneur provincial (d)
-
Q9389864
jusqu'en
Court of Judicature and Revision (en)
depuis
Gouverneur provincial (d)
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
狄仁杰Voir et modifier les données sur Wikidata
Prénom social
懷英Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom posthume
文惠Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de pinceau
德英Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Père
Di Zhixun (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Di Guangsi (d)
Di Guangyuan (d)
Di Jinghui (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Titres honorifiques
Q10871666
Imperial duke (d)
Q10916574

Di Renjie (chinois simplifié : 狄仁杰 ; chinois traditionnel : 狄仁傑 ; pinyin : Dí Rénjié ; Wade : Ti² Jen²chieh² ; EFEO : Ti Jentsié ; cantonais Yale : Dik⁶ Yan⁴git⁶), né vers 630 et mort le ), encore connu sous le nom de courtoisie Huaiying (chinois : 懷英), officiellement Duc Wenhui de Liang (chinois : 梁文惠公), est un homme politique de la dynastie chinoise Tang et de la dynastie Zhou de l'impératrice Wu Zetian sous le règne de laquelle il servit à deux reprises comme chancelier. Il fut l'une des personnalités officielles les plus en vue du règne de Wu Zetian et passe pour avoir tempéré son régime de terreur par son efficacité et son honnêteté.

BiographieModifier

Di Renjie est né vers 630 pendant le règne de l'empereur Tang Taizong. Sa famille, originaire de la préfecture de Bing (chinois : 并州), actuelle région de Taiyuan dans le Shanxi, avait déjà fournit nombre d'officiels à l'empire. Son grand-père Di Xiaoxu (chinois : 狄孝緒), avait servi en tant que secrétaire général (chinois : 尚書左丞 ; pinyin : Shàngshū zuǒ chéng) du bureau exécutif du gouvernement (chinois : 尚書省 ; pinyin : Shàngshū shěng), et son père Di Zhixun (chinois : 狄知遜) fut préfet de la préfecture de Kui (chinois : 夔州), actuelle partie orientale de Chongqing, dans le Sichuan.

On le connaît principalement pour son activité de juge, mais on en sait peu de choses, si ce n'est qu'il était extrêmement productif dans ses jugements, et que les gens se plaignaient tout aussi rarement. Par contre, la fin de sa carrière à la Capitale a été rapportée. On sait qu'il fut nommé à un poste équivalent à notre Premier Ministre, qu'il assuma sa fonction avec courage et loyauté, n'hésitant pas à s'opposer à l'impératrice Wu Zetian lorsqu'il pensait que cela était juste. Vieillard, l'Impératrice régnante le respectait beaucoup et prenait soin de lui autant que sa position le lui pouvait permettre, insistant par exemple pour qu'il ne s'incline pas devant elle. Bien qu'il offrit souvent de prendre sa retraite, elle insistait pour bénéficier de ses loyaux services.

Il eut deux fils, Di Guangze et Di Jinghui, qui firent une carrière officielle sans distinction particulière. Par contre, son petit-fils, Di Renmo hérita des grandes capacités de son grand-père, et mourut gouverneur de la capitale impériale.

Di Renjie meurt de maladie le 15 août 700, vraisemblablement à Chang'an. Wu Zetian pleura amèrement sa perte et déclara : "Le Palais du Sud (l'administration) est maintenant vide."

Comme il avait recommandé de nombreux officiels talentueux et honorables, qui furent par la suite des acteurs du rétablissement de la dynastie Tang, on lui en attribua le mérite à titre posthume. Ce fut le couronnement de sa carrière, qui lui valut l'anoblissement, sous le titre de Duc Wenhui de Liang. Il est à noter que "Duc" est l'un des plus hauts titres de noblesse chinois, qui n'est habituellement accessible qu'à des parents de la Famille Impériale, ce que Di Renjie n'était pas ; ceci s'explique non seulement par le mérite personnel de Di, mais également par la politique méritocratique de Wu Zetian au sein de son administration.

PostéritéModifier

Réputé pour ses capacités d'enquêteur, il fut le héros de romans policiers chinois. En 1945 le diplomate et orientaliste Robert van Gulik traduisit un roman du XVIIIe siècle le mettant en scène, le Di Gong An (狄公案, Dígōng'àn). Cela lui donna l'idée d'écrire lui-même des aventures du juge Ti. Après la mort de van Gulik, Frédéric Lenormand et d'autres auteurs continuèrent ses aventures.

Di Renjie a aussi inspiré le détective Dee.


Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

David McMullen, « The Real Judge Dee: Ti Jen-chieh and the T'ang Restoration of 705 », Asia Major, vol. 6, part 1, 1993. [lire en ligne]