Ouvrir le menu principal

De bruit et de fureur

film sorti en 1988

De bruit et de fureur est un film français réalisé par Jean-Claude Brisseau, sorti en 1988.

Sommaire

RésuméModifier

À la mort de sa grand-mère, Bruno, un rêveur de 13 ans, revient dans une cité de la banlieue parisienne à Bagnolet. Souvent seul, il reporte son affection sur un serin qui dans son imagination se transforme en un faucon accompagné d’une femme sensuelle et maternelle[1]. D'un niveau scolaire très bas, il entre dans un C.E.S. (Collège d'Enseignement Secondaire) ; il y rencontrera Jean-Roger, la terreur de l'établissement et y fera l'apprentissage de la violence de leur banlieue. Bruno fait la connaissance de sa professeur principale qui le prend sous son aile. Jean-Roger admire son père, Marcel, un ancien militaire devenu truand. Parallèlement à cela, Jean-Roger est jaloux de son frère Thierry et du couple qu'il forme avec une journaliste. La jeune femme est violentée par Jean-Roger et sa bande. Le père intervient, muni d'un fusil. Il tue trois de ses complices. Jean-Roger riposte et tue son père. Quant à Bruno, il se suicide. Jean-Roger finit en prison à Fleury-Mérogis.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

AnalyseModifier

Le film dépeint la banlieue des années 1980 : celle de la violence, de l'exclusion, de la solitude, des bandes délinquantes, de la misère sociale et de l'échec scolaire. Il n'y a pas l'influence de la culture urbaine américaine des décennies suivantes mais la violence est déjà omniprésente. Le scénario ose associer les genres : scènes réalistes et fantastiques, dramatiques et comiques, triviales et poétiques dans un contexte social aussi dur[1]. Le réalisateur, Jean-Claude Brisseau, déclarera à propos des critiques sur la manière dont la violence des banlieues est dépeinte dans le film, qu'elle est cent fois moindre que dans la réalité. Le film traite de l'échec scolaire à travers Bruno et Jean-Roger et leur professeur symbolise la pureté dans un monde hostile et pervers. Elle s'obstine à aider Bruno malgré les difficultés. Jean-Roger et son père symbolisent la famille « cas social » par excellence. Son père est un truand anarchiste, qui possède une petite conscience politique en considérant qu'en utilisant la truanderie comme moyen d'émancipation, il échappe ainsi à sa condition sociale de prolétaire.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Samuel Douhaire, « Critique et synopsis », sur telerama.fr, (consulté le 9 septembre 2018)
  2. « Sur les lieux de tournage à Bagnolet », tourisme93.com (consulté le 9 octobre 2017)

Liens externesModifier