Ouvrir le menu principal

De bruit et de fureur

film sorti en 1988

De bruit et de fureur est un film français réalisé par Jean-Claude Brisseau, sorti en 1988.

RésuméModifier

À la mort de sa grand-mère, Bruno, un rêveur de 13 ans, revient dans une cité de la banlieue parisienne à Bagnolet. Souvent seul, il reporte son affection sur un serin qui dans son imagination se transforme en un faucon accompagné d’une femme sensuelle et maternelle[1]. D'un niveau scolaire très bas, il entre dans un C.E.S. (Collège d'Enseignement Secondaire) ; il y rencontrera Jean-Roger, la terreur de l'établissement et y fera l'apprentissage de la violence de leur banlieue. Bruno fait la connaissance de sa professeure principale qui le prend sous son aile. Jean-Roger admire son père, Marcel, un ancien militaire devenu truand. Parallèlement à cela, Jean-Roger est jaloux de son frère Thierry et du couple qu'il forme avec une journaliste. La jeune femme est violée par Jean-Roger et sa bande. Thierry intervient, mais il est pourchassé par la bande. Le père le sauve, muni d'un fusil. Il tue trois des participants au tabassage de Thierry. Jean-Roger, qui a un pistolet, riposte et tue, sans vraiment le vouloir, son père... et, accessoirement, le serin de Bruno qui s'était échappé de l'appartement. Bruno trouve le serin mort et le pistolet que Jean-Roger, ivre, a abandonné ; désespéré de la mort de son seul vrai ami, Bruno retourne l'arme contre lui et se suicide. Jean-Roger finit en prison à Fleury-Mérogis, d'où il écrira une lettre à son ex-professeure principale.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

  • Vincent Gasperitsch : Bruno
  • François Négret : Jean-Roger
  • Bruno Cremer : Marcel, père de Jean-Roger et Thierry
  • Thierry Helene : Thierry
  • Fabienne Babe : Enseignante (professeur principal de Bruno et Jean-Roger)
  • María Luisa García : Apparition comme Lisa Hérédia
  • Fejria Deliba : Mina
  • Albert Montias : Frère de Marcel
  • Françoise Vatel : Femme de Marcel
  • Sandrine Arnault : Fille de Marcel
  • Antonio Garcia : Grand-père de Jean-Roger et père de Marcel
  • Lucien Plazanet : Un voisin
  • Antoine Fontaine : Principal du collège d'enseignement secondaire (ou C.E.S.)
  • Luc Ponette : Sous-directeur du collège d'enseignement secondaire (ou C.E.S.)

AnalyseModifier

Le film dépeint la banlieue des années 1980 : celle de la violence, de l'exclusion, de la solitude, des bandes délinquantes, de la misère sociale et de l'échec scolaire. Il n'y a pas l'influence de la culture urbaine américaine des décennies suivantes mais la violence est déjà omniprésente. Le scénario ose associer les genres : scènes réalistes et fantastiques, dramatiques et comiques, triviales et poétiques dans un contexte social aussi dur[1]. Le réalisateur, Jean-Claude Brisseau, déclarera à propos des critiques sur la manière dont la violence des banlieues est dépeinte dans le film, qu'elle est cent fois moindre que dans la réalité. Le film traite de l'échec scolaire à travers Bruno et Jean-Roger et leur professeur symbolise la pureté dans un monde hostile et pervers. Elle s'obstine à aider Bruno malgré les difficultés. Jean-Roger et son père symbolisent la famille « cas social » par excellence. Son père est un truand anarchiste, qui possède une petite conscience politique en considérant qu'en utilisant la truanderie comme moyen d'émancipation, il échappe ainsi à sa condition sociale de prolétaire.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Samuel Douhaire, « Critique et synopsis », sur telerama.fr, (consulté le 9 septembre 2018)
  2. « Sur les lieux de tournage à Bagnolet », tourisme93.com (consulté le 9 octobre 2017)

Liens externesModifier