Ouvrir le menu principal

Daniel Rastel
Naissance
Versailles (Yvelines)
Décès (à 61 ans)
Arcachon (Gironde)
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Roundel of France.svg Armée de l'air française
Unité Groupe de chasse Alsace
Conflits Seconde Guerre mondiale
Autres fonctions pilote d'essai

Daniel Rastel, né le à Versailles dans les Yvelines et mort le à Arcachon en Gironde, était un aviateur et pilote d'essai français.

Entre-deux-guerresModifier

Breveté pilote militaire le sur SPAD VII (l'avion de Georges Guynemer), il intègre en 1927 le 35e régiment d’aviation de la 2e escadre de chasse à Bron où il vole sur Nieuport-Delage NiD.29. Il n'y reste qu’un an. De janvier 1929 à janvier 1931 il est à l’école d’application de l’aéronautique de Villacoublay. Il y pilote une trentaine d’appareils différents avant de commencer sa carrière de pilote d'essai au « groupe des avions nouveaux » (GAN). En août 1933, déjà titulaire de 1 400 heures de vol, il rejoint le Centre d'essais du matériel aérien (CEMA), toujours à Villacoublay. Il y teste une vingtaine de prototypes, dont le chasseur Dewoitine D.500, le Blériot-SPAD S.510 ou l’Amiot 143. Il le quitte en août 1935, avec le grade de sergent-chef. En septembre 1935, muni de son brevet de pilote professionnel, il entre chez Bloch (qui devient en 1937 la Société nationale des constructions aéronautiques du Sud-Ouest) où il essaie le Bloch 175, un bombardier léger, le Bloch MB.700, monoplace de chasse, et le Bloch MB.800, triplace d’observation.

Après avoir piloté les appareils les plus divers, il obtient sa licence de pilote de planeur en mai 1941, ce qui lui permet d’effectuer le le premier vol du SNCASO SO.P-1 Ferblantine, premier planeur métallique français conçu par Lucien Servanty. En décembre 1941 il essaie le Bloch 800 P 1, un appareil de transport léger.

Seconde Guerre mondialeModifier

En novembre 1942, à la nouvelle du débarquement allié en Afrique du Nord, il s’évade de France via l'Espagne et Gibraltar pour rejoindre la Grande-Bretagne. Il a déjà 2 700 heures de vol à son actif quand il rejoint le groupe de chasse « Alsace » des Forces aériennes françaises libres (FAFL) en juin 1943, sous les ordres d’abord du commandant René Mouchotte puis, après la disparition de celui-ci, de Jacques Andrieux.

Après-guerreModifier

Après la Libération de la France, Daniel Rastel est démobilisé en février 1945, à la demande de Lucien Servanty, pour devenir chef pilote d'essai de la SNCASO. Il effectue les essais du SO.30N Bellatrix, un bimoteur léger, premier appareil commercial français à cabine pressurisée. Devenu chef pilote d'essais, il multiplie les vols en raison des nombreux programmes en cours :

Le il réussit une « première » en France : il atteint 1 000 km/h aux commandes du SO M-2, la maquette volante du bombardier monoplace SO.4000. Il fait voler le SO.4000 lui-même, le , bien que le biréacteur soit clairement sous-motorisé pour son poids.

Au début de 1952, il démissionne de la SNCASO. Son adjoint Jacques Guignard lui succède comme chef pilote d'essai. Il part travailler à Marignane à la SNCASE où il réceptionne des de Havilland Vampire et des SNCASE Mistral, sa version française. Le , titulaire de 4 000 heures de vol, il est engagé chez Dassault Aviation à Bordeaux-Mérignac où il va travailler durant dix ans. Le à Istres il atteint Mach 2 en palier à bord du Mirage III no 01.

Il prend sa retraite le . À la fin de sa carrière, il totalise 5838 heures de vol, et la participation aux essais de 65 prototypes, et en premier vol sur 12 d'entre eux.

Il décède le à Arcachon en Gironde où il est inhumé. Le 2 du même mois, son ancien adjoint à la SNCASO, Jacques Guignard a volé comme copilote sur le premier vol du supersonique franco-britannique Concorde.

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

Sur les autres projets Wikimedia :