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Culture swidérienne

Extension de la culture swidérienne

Le Swidérien est le nom d'un complexe de cultures découvertes en Pologne et dans les alentours ainsi qu'en Crimée datant de l'Épipaléolithique (circa entre 11 000 et 9 000 AEC) et dont la culture mésolithique de Niémen tirerait en partie ses origines.

Le site-type est Świdry Wielkie, à Otwock près de la rivière Świder, un affluent de la Vistule, en Mazovie. Le swidérien est reconnu comme une culture distinctive qui s'est développée sur les dunes de sable laissées par le recul des glaciers. Rimantiene (1996) considère la relation entre le swidérien et le Solutréen comme « remarquable, bien qu'également indirecte » , contrairement au complexe Bromme-Ahrensburg (culture Lyngby), pour laquelle elle a introduit le terme « magdalénien balte » pour généraliser tous les autres groupes de culture paléolithiques tardifs d'Europe du Nord qui ont une origine commune depuis l'Aurignacien[1].

DéveloppementModifier

Trois périodes peuvent être distinguées. Les lames brutes de silex du début swidérien se trouvent dans la région de Nowy Mlyn, dans les montagnes de la Sainte-Croix. Le Swidérien développé apparaît avec leurs migrations vers le nord et se caractérisent par des lames taillées : cette étape sépare la province culturelle du nord-ouest de l'Europe, englobant la Belgique, les Pays-Bas, le nord-ouest de l'Allemagne, le Danemark et la Norvège, et la province culturelle du nord-est Europe, englobant la Silésie, le Brandebourg, la Pologne, la Lituanie, la Biélorussie, la Russie centrale, l'Ukraine et la Crimée. Le swidérien tardif est caractérisé par des lames à dos émoussé[2].

La culture swidérienne joue un rôle central dans la transition paléolithique-mésolithique. Il a été généralement admis que la majeure partie de la population swidérienne a émigré à la toute fin du Pléistocène (10 000 ans BP non étalonné; calibré en 9500 av. J.-C.) en direction du nord-est suivant la toundra qui se retirait, après le Dryas récent. Les dates récentes au radiocarbone prouvent que certains groupes du complexe svidero-ahrensbourgien ont persisté dans la région préboréale. Contrairement à l'Europe occidentale, les groupes mésolithiques qui habitent maintenant la plaine polonaise étaient de nouveaux arrivants. Ceci est attesté par un écart de 300 ans entre le plus jeune occupation paléolithique et la plus ancienne occupation mésolithique. Le plus ancien site mésolithique est Chwalim, situé en Silésie occidentale ; il dépasse de 150 ans environ les sites mésolithiques situés plus à l'est, dans le centre et le nord-est de la Pologne. Ainsi, la population mésolithique a progressé à partir de l'ouest après une pause de 300 ans, et s'est progressivement déplacée vers l'est. L'absence de bonnes matières premières pour le silex dans le mésolithique polonais a également été interprétée comme le fait que les nouveaux arrivants ne connaissaient pas encore les meilleures sources locales de silex, ce qui prouve leur origine externe[3].

RéférencesModifier

  1. BROMMIAN (LYNGBY) FINDS IN LITHUANIA - Egidijus Šatavičius, The Lithuanian Institute of History, 2006. « Archived copy » [archive du ] (consulté le 2 décembre 2007)
  2. (en) Sula Benet-Tygel, The Magdalenian Culture in Poland, Published in: American Anthropologist, 1944, Vol. 46, p. 479-499.
  3. (en) Michael Kobusiewicz, The problem of the Palaeolithic-Mesolithic transition on the Polish Plain: the state of research (133-139). Hunters in a changing world. Environment and Archaeology of the Pleistocene - Holocene Transition (ca. 11000 - 9000 B.C.) in Northern Central Europe. Workshop of the U.I.S.P.P.-Commission XXXII at Greifswald in September 2002 - Thomas Terberger and Berit Valentin Eriksen (Eds.) [1]

Voir aussiModifier