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Cordax

danse lascive et souvent obscène de la comédie grecque antique

Le cordax était une danse lascive, provocante, voire licencieuse et souvent obscène de la comédie grecque antique. Dans sa pièce Les Nuées[1], Aristophane se plaint que d'autres dramaturges de son temps essayent de cacher la faiblesse de leurs pièces en mettant sur scène une vieille femme dansant le cordax.

Le cordax se danse lors du symposion, deuxième partie du banquet, où l'on s'enivre, et pendant laquelle il est permis d'inviter à danser : dans Les Caractères du philosophe grec Théophraste, un effronté[2],[3],[4] se cache sous un masque pour inviter à la danse alors que le symposion n'a pas encore commencé. On trouve également une référence à cette danse dans le roman de l'écrivain romain Pétrone Satyricon, où l'un des personnages se vante auprès de ses invités lors d'un dîner que personne ne danse mieux la cordax que son épouse. La nature de cette danse est décrite dans les Satires de Juvénal qui indique « les filles encouragées par les applaudissements tombent à terre avec les fesses tremblantes ». Le poète Horace et le dramaturge Plaute se réfèrent également à cette danse, sous l'appellation motus iconici.

RéférencesModifier

  1. 540
  2. Caractère VI
  3. Bordes 1996, p. 16.
  4. Waquet 2010.

BibliographieModifier