Conseil général de Seine-et-Oise

Le conseil général de Seine-et-oise est l'assemblée délibérante de l'ancien département français de Seine-et-Oise. Son siège se trouvait à Versailles.

HistoriqueModifier

En 1800 le département le département de Seine-et-Oise comptait 35 cantons[1] pour une population de 431 100 habitants[2].

En 1900 le département de Seine-et-Oise comptait 37 conseillers généraux[3] pour une population de 628 500 habitants. Puis au fil de quelques créations de cantons, le conseil général de Seine-et-Oise atteignait le nombre de 41 élus cantonaux en 1964[4]. À cette date, dans la perspective de la création des nouveaux départements de la Région parisienne, 26 nouveaux cantons étaient créés.

C'est donc une assemblée de 67 élus qui siégeait à Versailles de 1964 à 1967. Ils représentaient alors une population de 2 298 900 habitants[5]. Le territoire du département est alors démembré pour constituer, entièrement (Yvelines, Essonne, Val-d'Oise) ou partiellement (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne), six des huit départements de la Région Île-de-France.

Évolution politiqueModifier

L'historienne Nadia Ténine-Michel[6] note l'instabilité politique du département, essentiellement à partir de 1936. Elle met en parallèle celle-ci avec la croissance démographique et « l'absence d'enracinement dans une tradition locale ». De 1921 à 1936, la population du département passe de 921 600 à 1 414 900 habitants. En 1954 elle est de 1 708 800 habitants. Cependant le nombre des cantons et la représentation politique qu'il induit n'évoluent que très peu. On assiste à une surreprésentation des zones rurales par rapport aux zones urbaines. Ainsi en 1936 le canton d'Argenteuil compte 128 818 habitants, alors que ce celui de Milly-la-Forêt en compte 7 991. Après le renouvellement des conseillers généraux de 1937, le parti communiste atteint le nombre de 10 élus, soit le quart du conseil général. Aux élections cantonales de il obtient 19 élus, ce qui lui permet, avec l'appui des 9 élus de la SFIO de diriger le Conseil général. La Seine-et-Oise, est, avec la Seine, les Alpes-Maritimes et la Corrèze un des quatre départements[7] dirigés par un élu communiste. En l'occurrence il s'agit de Louis Péronnet, maire de Bezons depuis 1926. Cette majorité départementale se défait avec la guerre froide. Aux élections de 1949 le PCF perd 6 élus, et 6 encore aux élections de 1951. De 1948 à 1967 l'instabilité politique prédomine, liée à des rivalités de notabilités au sein des élus de la droite, qui bénéficie alors du découpage électoral archaïque des cantons.

Liste des présidentsModifier

Liste établie à partir de 1790[8]

Occupation et LibérationModifier

  • 1943-1944 : Pierre Cathala, président du Conseil départemental (nommé)[19]
  • 1944-1945 : Serge Lefranc, président du Comité départemental de la libération

Les conseillers générauxModifier

Voir la catégorie    Conseiller général de Seine-et-Oise 

Notes et référencesModifier

  1. Atlas de la Révolution française, vol. 5 Le territoire (2), éd. de l'EHESS, Paris, 1989, p. 125
  2. Chiffres pour l'année 1806 : cf le même Atlas de la Révolution française, vol. 8, Population, Paris, 1995, pp. 76-77
  3. Dictionnaire Larousse, édition 1900
  4. Patrick Lefébure, les élus de Seine-et-Oise de 1789 à 1968
  5. Petit Larousse, édition 1965
  6. Nadia Ténine-Michel, article « Seine-et-Oise », pp. 175-186, in Gilles Le Béguec, Denis Peschanski, Les élites locales dans la tourmente. Du Front populaire aux années cinquante, CNRS éditions, Paris, 2000 (ISBN 2-271-05795-7)
  7. Christian Bougeard, les droites dans les élections cantonales de 1945 et 1949, Presses universitaires de Rennes
  8. E. Coüard, L'administration départementale de Seine-et-Oise 1790-1913, impr. J. Aubert et Cie, Versailles, 1913.
  9. « Notaire à Arpajon ».
  10. « de Viroflay ».
  11. « Propriétaire à Meulan »
  12. « Ancien législateur, propriétaire à Aulnay-sur-Mauldre ».
  13. Ancien notaire, (canton de Mantes), mort en mai 1874.
  14. Notice « Léon Say », Dictionnaire universel des contemprains.
  15. Notice « Péronnet Louis », Le Maitron en ligne
  16. Le Monde, archives, 28 avril 1949
  17. Le Monde, archives, 28 septembre 1949
  18. Le Monde, archives, 20 juin 1961
  19. Liste des membres du conseil départemental en 1943

AnnexeModifier

Articles connexesModifier