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Laurent Lecointre

personnalité politique française
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Laurent Lecointre
Illustration.
Laurent Lecointre de Versailles (Album du Centenaire)
Fonctions
Député de Seine-et-Oise

(1 an et 18 jours)
Gouvernement Assemblée législative
Député à la Convention nationale

(3 ans, 1 mois et 20 jours)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Versailles (Seine-et-Oise)
Date de décès (à 63 ans)
Lieu de décès Guignes (Seine-et-Marne)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Gauche
Montagne
Profession Marchand de toiles
députés de Seine-et-Oise

Laurent Lecointre ou Le Cointre, né à Versailles le et est mort à Guignes en Seine-et-Marne le Il est connu aussi sous le nom de Lecointre de Versailles.

Sous la RévolutionModifier

Contrairement à la quasi-totalité de ses collègues de la Convention nationale, Laurent Lecointre n’était pas un juriste de formation. C’était un simple marchand de toiles à Versailles. Élu commandant d’un bataillon de la garde nationale de cette ville, il dénonce au comité militaire de l’Assemblée nationale constituante l’attitude des officiers qui ont porté la cocarde noire (signe distinctif des aristocrates anti-révolutionnaires) et piétiné la cocarde tricolore lors du banquet donné en leur honneur le 1er octobre 1789.

Lors des journées des 5 et 6 octobre 1789, il est le commandant de la garde nationale chargée de contrôler la foule qui avait envahi le palais de Versailles. Il fut élu président de l’administration de Seine-et-Oise en juin 1791. Il est élu député à l’Assemblée législative la même année puis député à la Convention nationale par le département de Seine-et-Oise en 1792. Laurent Lecointre s’occupe de la dénonciation ; il dénonce l’ancienne administration de Versailles ainsi que les ministres Louis Le Bègue Duportail, Louis Marie Narbonne Lara et Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais. Le 15 septembre 1792, il propose que le dauphin et sa sœur soient séparés de leurs parents. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort du roi. Il est ensuite chargé de mission à Rouen et dans le département de la Manche. Le jour de la cérémonie de la Fête de l’Être suprême le 8 juin 1794, il qualifie Maximilien de Robespierre de tyran. Le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), il se réjouit de la chute de Maximilien de Robespierre et par la suite devient le dénonciateur le plus acharné des « terroristes » vaincus.

Changeant encore d’opinions, Laurent Lecointre participe à l’Insurrection du 12 germinal an III (1er avril 1795). Il est décrété d’arrestation le 16 germinal an III et d’accusation le 2 prairial an III (21 mai 1795). Il bénéficie de l’amnistie générale votée lors de la séparation de la Convention nationale le 26 octobre 1795. Laurent Lecointre adhère ensuite aux idées de Gracchus Babeuf puis dément tout lien avec lui.

Sous le Consulat et le Premier EmpireModifier

Laurent Lecointre est le seul Versaillais à avoir voté contre la Constitution de l’an VIII qui met en place le Consulat à vie. Il est exilé à Guignes où il possède une propriété, il y finit ses jours.

ŒuvresModifier

  • ROBESPIERRE peint par lui-même, par Laurent Lecointre
  • Les Crimes De Sept Membres Des Anciens Comités De Salut Public Et De Sureté Générale: Ou, Dénonciation Formelle À La Convention Nationale, Contre Vouland, Amar & David. Suivie De Pièces.
  • Les crimes de sept membres des anciens comités de Salut public et de Sureté Générale, ou Dénonciation formelle à la Convention nationale, contre Billaud-Varennes, Barère, Collot-d'Herbois, Vadier, Vouland, Amar et David, suivie de pièces justificatives, indication d'autres pièces originales existantes dans les comités, preuves et témoins indiqués à l'appui des faits.
  • À Monsieur le Marquis de la Fayette, Généralissime des Troupes du Roi, Commandant Général des Gardes Nationales de Paris Et de Versailles
  • Les Abus des Pouvoirs Illimités: Avec des Réflexions sur l'État Présent de la République
  • Laurent Lecointre, de Versailles, député du département de Seine et Oise a la Convention Nationale, septembre 1794
  • Observations de Laurent Lecointre et demande en rapport du décret d'hier, qui prononce l'expulsion totale de la famille des Bourbons
  • Conjuration formée dès le 5 préréal, par neuf représentans du peuple contre Maximilien Robespierre, pour le poignarder en plein Sénat. Rapport d'accusation.

Voir aussiModifier