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Commissariat général aux questions juives

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Question juive.
Commissariat général aux questions juives
Histoire
Fondation
Dissolution
Cadre
Sigle
CGQJVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Pays
Le Commissariat général aux questions juives était installé place des Petits-Pères, dans le bâtiment de l'ancienne banque Léopold Louis-Dreyfus.

Le Commissariat général aux questions juives (CGQJ) était un organisme administratif chargé de préparer et d'appliquer la politique discriminatoire du régime de Vichy vis-à-vis des Juifs de France, pendant l'occupation de la France par l'Allemagne nazie. Il était dirigé par Xavier Vallat puis, en mai 1942 au moment de la mise en place de la déportation en France occupée, par Louis Darquier de Pellepoix.

Le CGQJ a été créé par la loi du [1]. Par décret du , il a intégré le Service de contrôle des administrateurs provisoires (SCAP). Il était chargé de préparer et proposer au chef de l'État toutes les mesures législatives concernant les Juifs, de fixer les dates de liquidation des biens juifs, de désigner les administrateurs séquestres et de contrôler leur activité. Le commissariat est aussi chargé du traitement des Roms, eux aussi ciblés par la politique raciale des Allemands, formant une population d'environ 30 000 individus avant leur déportation[2].

La Direction de l'aryanisation économique (DAE) avait, à elle seule, plus d'importance que tous les autres services du Commissariat. Elle était chargée de l'exécution des mesures économiques prises contre les Juifs et englobait le Service du contrôle des administrateurs provisoires (SCAP). L'autre service prédominant était la Police des questions juives (PQJ), devenue par la suite Section d'enquête et de contrôle (SEC), dont le rôle était la recherche des infractions au statut des Juifs. Il compta jusqu'à 1 200 employés, la plupart à Paris.

Le CGQJ a été officiellement fermé fin août 1944, ses biens ont été mis sous séquestre et le séquestre confié au ministère des Finances[3].

Plaque commémorative apposée sur l'immeuble


« Certificat de non-appartenance à la race juive »
(régime de Vichy, 1943).

Sommaire

RéférencesModifier

 
Affiche antisémite et anti-gaulliste (dessin de Franchot) éditée par le Commissariat général aux questions juives en novembre 1941

BibliographieModifier

Articles connexesModifier