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Collégiale Saint-Victor et Sainte-Couronne d'Ennezat

église française située à Ennezat

Collégiale
Saint-Victor et Sainte-Couronne
d'Ennezat
Le massif barlong et le clocher octogonal
Le massif barlong et le clocher octogonal
Présentation
Culte catholique
Type Église
Début de la construction XIIe siècle
Style dominant Art roman auvergnat
Protection Logo monument historique Classé MH (1840)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Ville Ennezat
Coordonnées 45° 53′ 53″ nord, 3° 13′ 13″ est

Géolocalisation sur la carte : France

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CollégialeSaint-Victor et Sainte-Couronned'Ennezat

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CollégialeSaint-Victor et Sainte-Couronned'Ennezat

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CollégialeSaint-Victor et Sainte-Couronned'Ennezat

La collégiale Saint-Victor et Sainte-Couronne est une église romane et gothique située à Ennezat en Auvergne, dans le département français du Puy-de-Dôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Sommaire

HistoriqueModifier

Le chapitre de Saint-Victor et Sainte-Couronne a été fondé en 1060.

L'église romane, dont il subsiste la nef, le transept, le massif barlong et le clocher octogonal fut érigée au XIIe siècle[1]. Au XIIIe siècle, les chanoines remplacèrent le chevet roman pour le remplacer par un écrasant chevet gothique[2].

Elle fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1840[1] : elle fait partie de la première liste de monuments historiques français, la liste des monuments historiques de 1840, qui comptait 1 034 monuments.

ArchitectureModifier

IntroductionModifier

La collégiale Saint-Victor et Sainte-Couronne d'Ennezat fait partie des églises romanes majeures de Basse-Auvergne caractérisées normalement par un clocher octogonal, un « massif barlong », un chevet à déambulatoire, des chapelles rayonnantes, des absidioles adossées aux bras du transept ainsi que des décors spécifiques.

Mais, au contraire des cinq églises majeures de type complet (Notre-Dame-du-Port, Issoire, Orcival, Saint-Nectaire et Saint-Saturnin), elle a perdu son chevet roman, remplacé au XIIIe siècle par un chevet gothique.

Comme l'église Saint-Julien de Chauriat, elle conserve cependant certaines des caractéristiques principales des églises majeures :

  • le « massif barlong »
  • le clocher octogonal
  • la structure des façades latérales de la nef
  • une décoration extérieure de mosaïques de pierres volcaniques, de modillons à copeaux, de cordons de billettes…
  • une décoration intérieure du transept impliquant des triplets formé de deux arcs en plein cintre entourant un arc en mitre

Le massif barlongModifier

Le « massif barlong » (« barlong » signifiant « allongé transversalement ») est le massif qui surmonte la croisée du transept et est couronné par le clocher[3]. Le massif barlong auvergnat possède deux toits en appentis qui encadrent la naissance du clocher.

La silhouette caractéristique des églises romanes majeures de Basse-Auvergne est en bonne part due à ce « massif barlong » qui, dans le type complet, renforce l'élan vertical et l'étagement des volumes.

Le clocher octogonalModifier

Comme toutes les églises majeures, la collégiale Saint-Victor et Sainte-Couronne d'Ennezat possède un clocher octogonal. Mais, au contraire des autres églises majeures, les faces du clocher d'Ennezat sont percées de fenêtres simples et non de fenêtres géminées. Les fenêtres du premier étage sont surmontées d'un cordon de billettes. Seul le premier étage est d'époque[4].

Les façades latérales de la nef et du transeptModifier

La structure des façades latérales de la nef et du transept est globalement semblable à ce que l'on observe sur les églises majeures de type complet : les fenêtres des façades latérales de la nef sont logées sous de grands arcs saillants appelés arcs de raidissement[5]. Mais, au contraire des églises majeures de type complet, ces grands arcs ne sont pas surmontés de triplets de baies aveugles mais de baies simples.

Le chevet gothiqueModifier

L'intérieurModifier

Le transept présente une décoration typique faite d'un triplet constitué d'une arcature surmontée d'un arc en mitre encadrée de deux arcatures surmontées chacune d'un arc en plein cintre[6].

La nef, large de 3,75 m seulement[7], est recouverte d'une voûte en berceau lisse et est séparée des collatéraux par des piles carrées ornées de colonnes engagées surmontées de chapiteaux ornés de palmettes très stylisées ou de feuilles d'acanthe.

Au bout de la nef, un chapiteau représente le sort réservé à l'usurier[2].

 
Triplet du transept
 
La nef
 
Le chapiteau de l'usurier

Liens internesModifier

RéférencesModifier

  1. a et b Notice no PA00092120, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a et b L'art roman dans le Puy-de-Dôme, brochure éditée par le Conseil général du Puy-de-Dôme, p.15
  3. Dr P. Balme, L'art roman en Auvergne, Imprimerie G. de Bussac, Clermont-Ferrand, 1957, p.29
  4. Dr P. Balme, op. cit., p.32
  5. Dr P. Balme, op. cit., p.13
  6. Dr P. Balme, op. cit., p.39
  7. Dr P. Balme, op. cit., p.10