Claude France

actrice française
Claude France
Description de l'image Claude France par Sartony.jpg.
Nom de naissance Jane Joséphine Anna Françoise Wittig
Surnom Claude France
Naissance
Emden, Province de Hanovre
Nationalité Drapeau de France Française
Décès (à 34 ans)
16e arrondissement de Paris
Profession Actrice
Films notables La Madone des sleepings

Jane Joséphine Anna Françoise Wittig [1] dite Claude France, née le à Emden (province de Hanovre) et morte le dans le 16e arrondissement de Paris[2], est une actrice française d'origine allemande.

BiographieModifier

Fille d'un dentiste allemand et d'une mère française, elle est élevée en Suisse et s'installe très jeune avec ses parents à Paris, où elle poursuit ses études. À la déclaration de guerre, son père en tant que citoyen allemand est arrêté, emprisonné puis expulsé vers l'Allemagne, tandis que sa mère et elle s'exilent en Suisse. C'est là qu'elle rencontre Pierre de Chilly, un imprésario français réformé en convalescence à Genève, qu'elle épouse en [3] ce qui lui permet d'acquérir la nationalité française et de pouvoir rentrer en France[4],[5].

Au générique de 20 films de 1919 à 1928, Claude France est présentée par René Jeanne et Charles Ford comme une « beauté blonde », « tour à tour femme du monde (André Cornélis, L'Abbé Constantin) et aventurière cosmopolite (La Madone des sleepings) ». Les auteurs ajoutent que l'actrice « mourut mystérieusement »[6],[7] mais, selon le Journal des débats du [8], elle se suicida à son domicile de la rue de la Faisanderie par inhalation de gaz. Après une cérémonie religieuse en l'église Saint-Honoré-d'Eylau[9] près d'une semaine après son décès, elle est inhumée au cimetière de Billancourt[10].

Morte à l'âge de 34 ans, elle était divorcée de Pierre de Chilly[11] depuis [12].

Six ans après son décès, en , Marcel L'Herbier, qui fut le premier cinéaste à avoir fait tourner Claude France, annonce son intention de réaliser un film sur la vie et la mort de l'actrice avec Nathalie Paley dans le rôle principal[13], mais il ne donnera pas suite à son projet, qui restera à l'état de scénario.

Didier Blonde lui a consacré un récit : Une robe noire, avec traîne, illustrations de Stanislas Bouvier (La Pionnière, 2020)

FilmographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Nom orthographié Wittigny ou Vittigny par certains journaux à l'annonce de sa mort.
  2. Acte de décès n° 14 (vue 2/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 16e arrondissement, registre des décès de 1928.
  3. Ce qui se dit. Vedette morte. Cyrano, 15 janvier 1928, p. 14, lire en ligne sur Gallica.
  4. Paix à cette morte ! La vérité sur la vie et la mort de Claude France. Paris-Midi, 15 février 1928, p. 2, lire en ligne sur Gallica.
  5. Paix à cette morte ! La vérité sur la vie et la mort de Claude France (III). Paris-Midi, 17 février 1928, p. 2, lire en ligne sur Gallica.
  6. Les Vedettes de l'écran, coll. « Que sais-je ? », P.U.F., 1964, p. 40
  7. Les morts étranges du cinéma. Ciné France, 19 octobre 1938, p. 2, lire en ligne sur Gallica.
  8. Journal des débats, 6 janvier 1928.
  9. La fin d'une étoile. Les obsèques de Claude France ont été célébrées ce matin. Paris-Midi, 9 janvier 1928, p. 1, lire en ligne sur Gallica.
  10. Cinémas. Les obsèques de Claude France. Comoedia, 10 janvier 1928, p. 2, lire en ligne sur Gallica.
  11. Fiche de Chilly (Pierre Georges Edmond), matricule 202. Archives en ligne de la Ville de Paris, registres matricules de recensement, classe 1906, 4ème bureau.
  12. Acte de transcription de divorce n° 215 (vue 7/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 16e arrondissement, registre des mariages de 1923.
  13. Tournera-t-on la vie et la mort de Claude France ?. La Dépêche, 20 juillet 1934, p. 5, lire en ligne sur Gallica.
  14. Dernières nouvelles cinématographiques. Un fantôme. Paris-Soir, 20 octobre 1938, p. 11, lire en ligne sur Gallica.

Liens externesModifier