Chenopodium

genre de plantes

Chenopodium, les Chénopodes, sont un genre de plantes dicotylédones, annuelles, herbacées, très odorantes de la famille des Amaranthaceae ou, des Chenopodiaceae, en fonction de la classification retenue. Les chénopodes sont largement répandu dans le monde entier, principalement en zone tempérée et subtropicale[2]. L'Europe en compte plusieurs dizaines d'espèces (trente, rien qu'en Pologne)[3].

C'est un exemple de plante hémérochore en provenance d'Australie, plutôt qu'ayant transité d'Europe vers l’Australie[réf. nécessaire].

ÉtymologieModifier

Le genre doit son nom à la ressemblance des feuilles avec la trace d'une patte d'oie (du latin scientifique chenopodium, formé à partir des mots grecs χήν,-νός, chéinos [oie] et πόδῖον, podios [petit pied], littéralement patte-d'oie)[4].

UsagesModifier

Diverses espèces de chénopodes sont cultivées et mangées, et/ou ont été utilisées par les médecines traditionnelles. On sait qu'ils sont riches en flavonoides (glucosides de type kaempférol et quercétine), en acides phénoliques et en terpénoïdes[5],[6]. Leurs feuilles sont riches en caroténoïdes et leurs graines sont riches en protéines et lipides[7].

Plusieurs propriétés médicinales ont été confirmées en laboratoire et d'autres récemment découvertes ou à l'étude (activités antiprurit, antibactérienne, antifongiques et anticancer…)[7],[8],[9],[10],[11].

ClassificationModifier

Ce genre a été décrit par le naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778).

Dans la classification de Cronquist il est classé dans la famille des Chenopodiaceae, tandis que dans la classification APG III, il fait partie des Amaranthaceae.

Liste d'espècesModifier

Selon GRIN (27 septembre 2015)[12] :

Notez que le Chénopode bon-Henri, espèce bien connue des francophones, auparavant nommé Chenopodium bonus-henricus L. est considéré par GRIN comme synonyme de Blitum bonus-henricus[13].

Les chénopodes dans le langage courantModifier

Dans le langage courant ces plantes sont connues sous des noms tels que le chénopode blanc (Chenopodium album L.), tandis que d'autres chénopodes sont éventuellement classés par les botanistes dans d'autres genres comme le chénopode bon-Henri ou épinard sauvage (Blitum bonus-henricus (L.) Rchb.[12], syn. Chenopodium bonus-henricus L.) ou l'épazote (Dysphania ambrosioides (L.) Mosyakin & Clemants[15], syn. Chenopodium ambrosioides L.).

Notes et référencesModifier

  1. IPNI. International Plant Names Index. Published on the Internet http://www.ipni.org, The Royal Botanic Gardens, Kew, Harvard University Herbaria & Libraries and Australian National Botanic Gardens., consulté le 13 juillet 2020
  2. (en) Aly M. El-Sayed, M. A. Al-Yahya et Mahmoud M. A. Hassan, « Chemical Composition and Antimicrobial Activity of the Essential Oil of Chenopodium botrys Growing in Saudi Arabia », International Journal of Crude Drug Research, vol. 27, no 4,‎ , p. 185–188 (ISSN 0167-7314, DOI 10.3109/13880208909116900, lire en ligne, consulté le )
  3. (en) Renata Nowak, Katarzyna Szewczyk, Urszula Gawlik-Dziki et Jolanta Rzymowska, « Antioxidative and cytotoxic potential of some Chenopodium L. species growing in Poland », Saudi Journal of Biological Sciences, vol. 23, no 1,‎ , p. 15–23 (PMID 26858534, PMCID PMC4705297, DOI 10.1016/j.sjbs.2015.01.017, lire en ligne, consulté le )
  4. Paul Fournier, Les quatre flores de France : Corse comprise (Générale, Alpine, Méditerranéenne, Littorale), Paris, Lechevalier, , 1104 p. (ISBN 978-2-7205-0529-4), p. 251
  5. (en) Ahmed A. Gohara et M. M. A. Elmazar, « Isolation of hypotensive flavonoids fromChenopodium species growing in Egypt », Phytotherapy Research, vol. 11, no 8,‎ , p. 564–567 (ISSN 0951-418X et 1099-1573, DOI 10.1002/(sici)1099-1573(199712)11:8<564::aid-ptr162>3.0.co;2-l, <564::aid-ptr162>3.0.co;2-l lire en ligne, consulté le )
  6. (en) Ritva Repo-Carrasco-Valencia, Jarkko K. Hellström, Juha-Matti Pihlava et Pirjo H. Mattila, « Flavonoids and other phenolic compounds in Andean indigenous grains: Quinoa (Chenopodium quinoa), kañiwa (Chenopodium pallidicaule) and kiwicha (Amaranthus caudatus) », Food Chemistry, vol. 120, no 1,‎ , p. 128–133 (ISSN 0308-8146, DOI 10.1016/j.foodchem.2009.09.087, lire en ligne, consulté le )
  7. a et b (en) A. Bhargava, S. Shukla et D. Ohri, « Analysis of Genotype × Environment Interaction for Grain Yield in Chenopodium spp. », Czech Journal of Genetics and Plant Breeding, vol. 41, no No. 2,‎ , p. 64–72 (ISSN 1212-1975 et 1805-9325, DOI 10.17221/3673-cjgpb, lire en ligne, consulté le )
  8. (en) Menka Khoobchandani, B. K. Ojeswi, Bhavna Sharma et Man Mohan Srivastava, « Chenopodium AlbumPrevents Progression of Cell Growth and Enhances Cell Toxicity in Human Breast Cancer Cell Lines », Oxidative Medicine and Cellular Longevity, vol. 2, no 3,‎ , p. 160–165 (ISSN 1942-0900 et 1942-0994, DOI 10.4161/oxim.2.3.8837, lire en ligne, consulté le )
  9. (en) Ashish Baldi et NaveenKumar Choudhary, « In vitro antioxidant and hepatoprotective potential of chenopodium album extract », International Journal of Green Pharmacy, vol. 7, no 1,‎ , p. 50 (ISSN 0973-8258, DOI 10.4103/0973-8258.111614, lire en ligne, consulté le )
  10. (en) Urszula Gawlik-Dziki, Michał Świeca, Maciej Sułkowski et Dariusz Dziki, « Antioxidant and anticancer activities of Chenopodium quinoa leaves extracts – In vitro study », Food and Chemical Toxicology, vol. 57,‎ , p. 154–160 (ISSN 0278-6915, DOI 10.1016/j.fct.2013.03.023, lire en ligne, consulté le )
  11. (en) Margarita Miranda, José Delatorre-Herrera, Antonio Vega-Gálvez et Evelyn Jorquera, « Antimicrobial Potential and Phytochemical Content of Six Diverse Sources of Quinoa Seeds (<i>Chenopodium quinoa</i> Willd.) », Agricultural Sciences, vol. 05, no 11,‎ , p. 1015–1024 (ISSN 2156-8553 et 2156-8561, DOI 10.4236/as.2014.511110, lire en ligne, consulté le )
  12. a et b USDA, Agricultural Research Service, National Plant Germplasm System. Germplasm Resources Information Network (GRIN-Taxonomy). National Germplasm Resources Laboratory, Beltsville, Maryland., consulté le 27 septembre 2015
  13. Chenopodium bonus-henricus L. sur le site du National Plant Germplasm System, consulté le 18 février 2016.
  14. Tropicos.org. Missouri Botanical Garden., consulté le 27 septembre 2015
  15. The Plant List (2013). Version 1.1. Published on the Internet; http://www.theplantlist.org/, consulté le 27 septembre 2015

Voir aussiModifier

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