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Charles André Assier de Pompignan

administrateur colonial français
Charles André Maurice Assier de Pompignan
Maurice 1 assier de pompignan 1.jpg
Fonctions
Gouverneur du Gabon
Gouverneur du Dahomey
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 62 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Distinctions

Charles André Maurice Assier de Pompignan est un administrateur des colonies, gouverneur du Gabon, puis du Dahomey, né le à Saint-Pierre (Martinique) et mort le à Paris.

BiographieModifier

Fils de Anatole Assier de Pompignan et de Lilia Mac Hugh, il appartient à l’une des plus importantes familles de la Martinique, issue de Jean Assier, né le 11 janvier 1688 à Montpellier, doyen du conseil souverain de la Martinique et anobli sous Louis XV en 1768, qui eut trois épouses et treize enfants, dont Jean Bruno Assier de Montrose, Chevalier de Saint-Louis, 1737-1804, commandant le corps des volontaires libres de la Martinique, aïeul direct de Charles André Maurice Assier de Pompignan.

Charles André Maurice Assier de Pompignan épousa en 1931 à Fort-de-France (Martinique) Constance de Reynal de Saint-Michel, dont il eut quatre enfants : Christian, Raymond, Marie-José (Mme Yves Rougier) et Jacqueline (Mme Guillaume Tardif de Moidrey). Après ses études à l’École coloniale, il fut mis à disposition du gouverneur général de l’Afrique-Équatoriale française, fédération regroupant quatre colonies françaises d’Afrique centrale (Gabon, Moyen-Congo, Tchad, Oubangui-Chari), d’une superficie d’environ 5 fois la France.

Administrateur maire de Brazzaville (Congo) de 1925 à 1927, de Fort Lamy (Tchad) en 1929 et de Libreville (Gabon) de 1932 à 1941, période durant laquelle il fut nommé administrateur en chef des colonies, il consacra toute sa vie à cette région du monde.

Chevalier de la Légion d'honneur en 1934, il reçut en 1938 le titre de Commandeur de l’Étoile Noire, distinction accordée à ceux qui s’illustrèrent dans le développement de l’influence française sur la côte occidentale de l’Afrique. En 1940, Félix Éboué, alors gouverneur du Tchad, ainsi que les gouverneurs du Cameroun et du Congo proclamèrent leur ralliement aux Forces françaises libres, suivis en août 1940 par l’Afrique Équatoriale Française, à l’exception du Gabon. Mais, dès cette date, en tant que maire de Libreville, Assier de Pompignan se rallia au Général de Gaulle, facilitant dès l’origine, une des missions du Général Leclerc destinée à gagner le pays à sa cause. Le Gabon se joignit à la France Libre en novembre, après le débarquement de Leclerc près de Libreville.

Ce ralliement lui vaudra d’être révoqué par le gouvernement de Vichy et déchu de sa nationalité française par un décret qui sera annulé en mars 1945. Nommé inspecteur général de l’Afrique Équatoriale Française, par Félix Eboué, nouveau gouverneur général de l’AEF, il devint en juin 1942, gouverneur du Gabon, membre du conseil d’administration de l'AEF et reçut en mai 1943 du Général de Gaulle la médaille coloniale de l’Afrique Française Libre. Il fut le premier gouverneur de la France libre, au Dahomey, d’août 1943 à septembre 1945 et participa à la conférence de Brazzaville (30 janvier 1944) sur la décolonisation, au cours de laquelle ses contributions visionnaires furent remarquées.

CitationsModifier

« Sur le plan politique, c‘est une nécessité impérieuse d’appeler l’Afrique évoluée à participer de plus en plus à son administration. Il en résulte une obligation de diriger notre action vers une formation en qualité et en nombre de nos collaborateurs autochtones. Il faut mener de front la culture intellectuelle et l’élévation morale ; il faut donner ainsi à l’élite formée une conception assez claire de la conscience professionnelle. Il faut également utiliser les sports, la musique, pour multiplier les contacts et améliorer l’éducation » …. « Il faudra tenir compte des aspirations légitimes des populations». Conférence de Brazzaville.

Article connexeModifier

Notes et référencesModifier

SourcesModifier

  • Sous la direction de l'Institut Charles-de-Gaulle, Brazzaville : aux sources de la décolonisation, p. 94, 113,152,217,220, Ed. Plon, Paris, octobre 1988.
  • Yves Rougier de Coulomme, archives familiales.