Charles-Amable de La Tour d'Auvergne-Lauraguais

Charles-Amable de La Tour d'Auvergne-Lauraguais
Image illustrative de l’article Charles-Amable de La Tour d'Auvergne-Lauraguais
Biographie
Naissance
Moulins (France)
Ordination sacerdotale
Décès
Bourges (France)
Évêque de l'Église catholique
Ordination épiscopale à Rome par
le cardinal Villecourt
Archevêque de Bourges
Archevêque de Colosses (Rhodes) in partibus, Coadjuteur de l'archevêque de Bourges

Ornements extérieurs Archevêques.svg
Armoiries de la Tour d'Auvergne.svg
Deus mea turris
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Charles-Amable de La Tour d'Auvergne-Lauraguais, né le à Moulins et mort le à Bourges), est un prélat français qui fut archevêque de Bourges de 1861 à 1879.

BiographieModifier

Fils de Charles Melchior Philippe Bernard de La Tour d'Auvergne-Lauraguais (1794-1849), baron de l'Empire, marquis de Saint-Paulet, et de Laurence Marie Louise Félicité, comtesse de Chauvigny de Blot, naît en l'hôtel Héron à Moulins le , cadet d'une famille comptant trois garçons, Godefroi de La Tour d'Auvergne-Lauraguais (1823-1871) étant l'aîné et Édouard de La Tour d'Auvergne-Lauraguais (1828-1884) le benjamin, et une fille, Henriette de La Tour d'Auvergne-Lauraguais (1831-1858)[1].

Il est baptisé par son grand-oncle paternel, Hugues de La Tour d'Auvergne-Lauraguais, évêque d'Arras qui favorisera grandement sa carrière ecclésiastique.

Après des études au collège Stanislas de Paris de 1836 à 1840, il entre au petit séminaire de Paris dirigé alors par l'abbé Dupanloup et reçoit en 1843 la tonsure de Mgr Affre.

Entré au séminaire Saint-Sulpice de Paris en 1845, il est finalement ordonné prêtre pour le diocèse d'Arras le par le cardinal de La Tour d'Auvergne-Lauraguais.

Après le décès de ce dernier en 1851, Pierre-Louis Parisis, nouvel évêque d'Arras, le prend pour vicaire général, fonction qu'il occupe pendant six années, étant ensuite nommé auditeur de rote pour la France par décret impérial du . Il fut l'indispensable auxiliaire de son évêque dans la fondation en 1852 de la congrégation des sœurs de la Providence d'Arras, qu'il soutint financièrement. Il participa longtemps, même après son départ du diocèse, au rayonnement spirituel de cette congrégation, en prêchant les retraites annuelles.

Après six années passées à Rome, il est nommé coadjuteur de l'archevêque de Bourges par décret impérial du , confirmé le suivant et sacré en l'église Saint-Louis-des-Français par le cardinal Villecourt.

Il devient pour peu de temps archevêque in partibus de Colosse, Mgr Menjaud trépassant le .

Assistant au trône pontifical le . Il participe au premier concile œcuménique du Vatican. Il décède en son palais archiépiscopal le [2].

DistinctionsModifier

ArmesModifier

Écartelé : aux 1 et 4 d'azur semé de fleurs de lis d'or, qui est de France ancien, à la tour d'argent maçonnée de sable, qui est de La Tour ; aux 2 et 3 de gueules à la croix vidée, cléchée et pommetée de 12 pièces d'or, qui est de Toulouse ; sur le tout, d'or au gonfanon de gueules, frangé de sinople, qui est d'Auvergne[4].

HommageModifier

RéférencesModifier

  1. Louis Caizergues, La Bastide-d'Anjou, en Lauraguais, 1973, 196p., (ISBN 2402263768)
  2. Archives départementales du Cher, registre des décès à Bourges, 1879, acte 546.
  3. « Recherche - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
  4. Comte de Saint Saud, Armorial des prélats français du XIXe siècle, Paris, 1906, H. Daragon, 415 p., p.74. Consultable sur Gallica.
  5. (fr) Francesca Lacour, « Le tapis de chœur de l'église Saint-André de Châteauroux », La Gazette Berrichonne,‎ octobre-novembre-décembre 2012, p. 5

SourcesModifier

  • Victor Frond (dir.), Actes et histoire du concile œcuménique de Rome, MDCCCLXIX, Paris, 1871, Lemercier et Cie, imprimeurs, 10 vol. (Honoré Fisquet, Les pères du Concile, vol. VI, pp.156-162).
  • Charles Guillemant, Pierre Louis Parisis Paris 1925 J DE GIGORD- Arras Librairie Brunet

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