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Château de Veillane
Castello di Avigliana
Castello di Avigliana.jpg
Présentation
Type
Château fort
Style
Médiéval
Construction
v. 924
Propriétaire initial
Arduino il Glabro
Marquis ou comte de Turin
Statut patrimonial
Bien culturel en Italie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Pays
Région
Province
Commune
Coordonnées

Le château de Veillane, ou d'Aveillane (en italien Castello di Avigliana), est un ancien château fort du Xe siècle situé sur la commune d'Avigliana, dans le Val de Suse, province de Turin (aujourd'hui, depuis le 1er janvier 2015, ville métropolitaine de Turin), en Piémont (Italie).

Sommaire

GéographieModifier

Le château est construit sur une hauteur qui domine la sortie du val de Suse[1].

L'édifice se trouve plus précisément au sommet du mont Pezzulano, situé à 467 m d'altitude et dominant le village de Veillane.

Il est accessible par un sentier partant du village.

HistoireModifier

 
Murs du château d'Aveillane.

Sa position à proximité de la ville de Suse, lui permet de contrôler l'antique passage des Alpes - la Via Francigena - entre la marche piémontaise et les terres de Savoie et de France par le col du Mont-Cenis, ainsi que du Petit Mont-Cenis via le col Clapier ou encore le Mont Genèvre. Il est ainsi un verrou stratégique.

Le château fort est édifié en 924 par le comte ou marquis de Turin, Ardouin ou Ardoin ou Arduin ou Audouin II d'Oriate[réf. nécessaire].

Il est ensuite mentionné dans des chartes du XIe siècle (1058, 1061)[2]. Il semble que le seigneur Arduino V y réside régulièrement[2]. Le château devient un élément important contre les invasions des Sarrasins[2].

Vers 1046, le comte Othon Ier de Savoie épouse Adélaïde de Suse descendante des Arduinides[3], marquise (margrave) de Suse et comtesse de Turin. Cette union apporte le château d'Aveillane à la maison de Savoie. Pendant deux siècles, les Savoie font face à de nombreuses revendications sur leur possession piémontaise[4]. Le château d'Aveillane acquiert son rôle majeur, avec celui de Suse, pour le contrôle de la région et notamment le verrouillage de l'accès au Mont-Cenis[5].

Amédée III de Savoie récupère la marche turinoise vers 1116, que son père Humbert II avait perdu. Afin de garder la mainmise sur ce territoire, il renforce les fortifications du château[6].

En 1136, le futur comte Humbert III naît au château[7]. Au cours de son règne, en 1187, le château est assiégé et pris par les troupes impériales, commandées par le fils de l'Empereur, le futur Henri VI[8],[9]. Vaincu, les troupes l'occupent et s'avancent plus en amont dans le Val de Suse, mais avec l'arrivée de l'hiver, les troupes impériales ne peuvent emprunter le col du Mont-Cenis enneigé et rebroussent chemin[8],[9].

Vers 1235, Amédée IV donne en apanage le Piémont à son frère Thomas[10], c'est-à-dire les possessions de la maison de Savoie en-dessous du château d'Aveillane, soit le sud de la vallée de Suse[11].

Amédée VII, dit le comte Rouge est né dans le château en 1336[12].

DescriptionModifier

Il s'agit d'une construction massive avec de grandes tours[2].

PossessionModifier

BibliographieModifier

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

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Sources et référencesModifier

  1. Bernard Demotz, « L'État et le château au Moyen Âge : l'exemple savoyard », Journal des savants, vol. 1, no 2,‎ , p. 27-64 (lire en ligne), p.28
  2. a b c et d Article du quotidien La Stampa, édition du 8 juin 1992, p.23.
  3. Christian Sorrel, Histoire de la Savoie en images : images, récits, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 461 p. (ISBN 2-84206-347-3), p. 138.
  4. Demotz 2000, p. 36.
  5. Demotz 2000, p. 134.
  6. André Palluel-Guillard, « Amédée II », www.sabaudia.org (consulté le 15 janvier 2013) - in Dossier « La Maison de Savoie ». Site des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - Sabaudia.org.
  7. André Palluel-Guillard, « Humbert III », www.sabaudia.org (consulté le 15 janvier 2013) - in Dossier « La Maison de Savoie ». Site des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - Sabaudia.org.
  8. a et b Demotz 2000, p. 25.
  9. a et b Réjane Brondy, Bernard Demotz, Jean-Pierre Leguay, Histoire de Savoie - La Savoie de l'an mil à la Réforme, XIe-début XVIe siècle, Ouest France Université, , 626 p. (ISBN 2-85882-536-X).
  10. Demotz 2000, p. 39.
  11. Demotz 2000, p. 159.
  12. André Palluel-Guillard, « Amédée VII », www.sabaudia.org (consulté le 15 janvier 2013) - in Dossier « La Maison de Savoie ». Site des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - Sabaudia.org.