36e division SS

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36e division SS
Image illustrative de l’article 36e division SS

Création
Dissolution
Pays Flag of Germany (1935–1945).svg Allemagne
Branche Flag of the Schutzstaffel.svg Waffen-SS
Type Division SS
Ancienne dénomination
  • Wilddiebkommando Oranienburg
  • Sonderkommando Dirlewanger
  • SS-Sonderbataillon Dirlewanger
  • SS-Sonderregiment Dirlewanger
  • SS-Sonderbrigade Dirlewanger
  • 2.SS-Sturmbrigade Dirlewanger
Surnom Brigade Dirlewanger
Guerres Seconde Guerre mondiale
Batailles Essentiellement des actions anti-partisans
Commandant Oskar Paul Dirlewanger
Commandant historique Oskar Paul Dirlewanger

La 36e division SS, en allemand la 36. Waffen-Grenadier-Division der SS, était l’une des 38 divisions de Waffen-SS durant la Seconde Guerre mondiale. Elle est issue de la SS-Sturmbrigade « Dirlewanger », nommée d'après son commandant Oskar Dirlewanger.

La brigade Dirlewanger fut, avec la brigade Kaminski, la plus impitoyable unité combattante SS de la guerre. Elle est transformée en division SS un peu moins de trois mois avant la fin de la guerre.

Désignations successivesModifier

  • Du à  : Wilddiebkommando « Oranienburg »
  • De au  : Sonderkommando « Dirlewanger »
  • Du à  : SS-Sonderbataillon « Dirlewanger »
  • 1943-1944 : SS-Sonderregiment « Dirlewanger »
  • De à  : SS-Sonderbrigade « Dirlewanger »
  • Du au  : 2. SS-Sturmbrigade « Dirlewanger »
  • Du à  : 36. Waffen-Grenadier-Division der SS

CompositionModifier

L'unité est tout d'abord constituée de braconniers allemands, pour leurs compétences à traquer les partisans à l'arrière du front russe. En 1941, lorsqu'Oskar Dirlewanger, son premier chef, reçoit l'ordre de sécuriser les arrières du front de l'Est, la troupe est renforcée par des prisonniers de l'Armée rouge.

Ensuite, au fur et à mesure que la guerre avancera, la Sondereinheit (unité spéciale) deviendra un bataillon puis une brigade, et finalement une division, en recrutant dans les camps de concentration parmi les prisonniers de droit commun ou les prisonniers politiques, ainsi que des soldats allemands de la Wehrmacht et des SS condamnés. Ces deux dernières catégories constitueront la majorité des effectifs. Cette unité, par son aspect disciplinaire, couvre une unicité d'emploi dont les effets sur le terrain ne prêtent a aucune ambigüité ; il ne s'agit pas de contre-guérilla. Les profils des soldats étant dès l'origine similaires, les hommes de la brigade commettront un nombre difficilement quantifiable d'atrocités, à l'arrière du front, notamment en Biélorussie, dans des activités de traque et de répression.

Dans ses zones d'engagement, cette unité accumulera les plaintes des autorités civiles du Reich et même des unités SS qui la côtoyaient, ce qui en dit long sur son comportement et ses méthodes. Mais les appuis de son chef auprès de Gottlob Berger, le chef du recrutement de la SS, n'explique qu'en partie leur impunité.

L'appellation de 36e division SS est très tardive et date du , sur l'ordre de Himmler lui-même. Mais à peine créée, ses différents éléments sont attribués à divers corps de troupes. Le , il ne restait plus qu'une cinquantaine d'hommes des six mille qui l'avait constituée.

Un total de 634 hommes revient des camps de prisonniers soviétiques. Au total, le triste bilan de cette unité, indépendamment de son appellation, totalise un nombre supérieur à 60 000 victimes, pour la plupart civiles[1].[réf. non conforme]

Liste des commandants successifsModifier

Début Fin Grade Nom
1940 SS-Oberführer Oskar Paul Dirlewanger
SS-Brigadeführer Fritz Schedes

Ordres de batailleModifier

SS-Sturmbrigade « Dirlewanger », août 1944Modifier

  • Brigade Stab
  • SS-Regiment 1
  • SS Regiment 2
  • Artillerie-Abteilung
  • Füsilier-Kompanie
  • Pioneer-Kompanie
  • Nachrichtren-Kompanie

36. Waffen-Grenadier-Division der SS, mars 1945Modifier

  • Division Stab
  • Waffen-Grenadier-Regiment der SS 72
  • Waffen-Grenadier-Regiment der SS 73
  • Panzer-Abteilung Stansdorf I
  • Artillerie Abteilung 36
  • Füsilier Kompanie 36
  • Heer-Grenadier-Regiment 1244
  • Heer-Pioneer-Brigade 687
  • Heer-Schwere-Panzerjäger-Abteilung 681

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. Christian Ingrao, Les Chasseurs Noirs : La brigade Dirlewanger, Paris, Perrin, 2006.