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Beylik de l'Ouest
(ar) بايلك الغرب
(ota) Garp Beyliği

1563-1831

Description de cette image, également commentée ci-après
Carte des beyliks de la Régence d'Alger (1515-1830)
Informations générales
Statut Beylik de la Régence d'Alger
Capitale Mazouna (1563-1701)
Mascara (1701-1792)
Oran (1792-1831)
Langue Arabe, Berbère, Turc osmanli, Espagnol
Religion Islam, Judaïsme

Le beylik de l'Ouest (en arabe : bâylik al-garb) est l'un des trois beyliks (avec les beyliks du Titteri et de l'Est) de la régence d'Alger. Il est constitué aux alentours de 1563, et disparaît avec la conquête française. Le département d'Oran sera formé sur les bases de celui-ci en 1848.

Sommaire

GéographieModifier

Le beylik de l'Ouest est le plus étendu des trois beyliks de la Régence d'Alger[1], il correspond au nord-ouest de l'Algérie et au nord-est du Maroc. Il s'étend du fleuve de la Moulouya à l'ouest jusqu'aux portes d'Alger à l'est et de la méditerranée au nord aux portes du Sahara au sud. Sa capitale historique est Mazouna, puis Mascara et enfin Oran[1].

Les frontières du beylik de l'Ouest demeurent cependant fluctuantes. Oran et Mers el-Kébir sont demeurées sous domination espagnole jusqu’en 1792 (à l’exception de l’intermède de 1708 à 1732)[2].

HistoireModifier

Article connexe : Régence d'Alger.

De retour de Mostaganem en 1563, après sa campagne contre Mers el-Kébir, Hassan Pacha décide de laisser une autorité capable d’exercer le pouvoir étatique, d’assurer la liaison avec Alger et d'organiser la lutte contre les Espagnols[3].

Hassan Pacha désigne Bou Khedidja au commandement de la province. Bou Khedidja organise la région, il nomme les caïds dans les principales villes et choisit Mazouna dans l’intérieur du pays, comme résidence, il constitue un makhzen de tribus ralliées, en leur accordant des privilèges, et force à l’obéissance les tribus insoumises[3]. Cette organisation appliquée dans l'Oranie, est à l’origine du beylic. Elle sera ensuite étendue dans le Constantinois et en Algérois[3]. Son successeur, Souag de Mazouna continue son œuvre, il lutte contre un soulèvement dirigé par le marabout Mohamed Ben Ali. Les beys Sayah et Saad établissent leur autorité sur les tribus berbères du Dahra[3].

Mazouna reste jusqu’à la fin du XVIIe siècle, la capitale du beylic. Le bey, Mustapha Bouchelaghem transfère le siège à Mascara, car elle a une position plus centrale, il prend Oran aux Espagnols en 1708, elle devient alors la résidence du bey. Mais en 1732, les Espagnols reprennent la ville et Bouchelaghem se réfugie à Mostaganem[4]. En 1748, les Kouloughlis de Tlemcen se révoltent et tentent de constituer une sorte de gouvernement, la révolte sera réprimée. En 1754, une nouvelle révolte s’éclate dans la ville, organisée par le caïd Radjem[5].

En 1779, Mohammed el Kebir est nommé bey de Mascara, il rétablit l’ordre et organise la province, il délivre Oran de l’occupation espagnole en 1792, cela lui vaut son surnom « el Kebir »[4]. Oran devient la capitale de la province[6]. Après sa mort en 1799, son fils Othman est désigné bey. La province connait à nouveau des difficultés ; principalement, des révoltes de tribus menées par des marabouts[6] et les confréries religieuses : Tidjaniya et Derqaoua[7].

Beys du beylik de l'OuestModifier

Article détaillé : Beys du beylik de l'Ouest.

RéférencesModifier

  1. a et b Kaddache 1992, p. 138.
  2. Abdelkader Lakjaa, « Oran, une ville algérienne reconquise ; Un centre historique en mutation », L'Année du Maghreb, no IV,‎ , p. 441–456 (ISSN 1952-8108, DOI 10.4000/anneemaghreb.472, lire en ligne, consulté le 22 décembre 2017)
  3. a b c et d Kaddache 1992, p. 57.
  4. a et b Kaddache 1992, p. 139.
  5. Kaddache 1992, p. 107.
  6. a et b Kaddache 1992, p. 143.
  7. Kaddache 1992, p. 144.

AnnexesModifier