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Beylik de l'Est
(ar) بايلك قسنطينة (bâylik Qasentina)

XVIe siècle – 1837

Drapeau
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte des beyliks de la Régence d'Alger (1515-1830)
Informations générales
Statut Beylik de la Régence d'Alger
Capitale Constantine
Langue arabe, berbère, osmanli
Religion Islam

Le beylik de l'Est, en arabe : bâylik ash-sharq ou beylik de Constantine (du nom de sa principale ville) est l'un des trois beyliks (avec les beyliks du Titteri et de l'Ouest) de la Régence d'Alger. Il est constitué au XVIe siècle et disparait avec la conquête française et la prise de Constantine en 1837. Le département de Constantine sera formé sur les bases de celui-ci en 1848.

GéographieModifier

La province de Constantine est limitée, à l'Est, par la régence de Tunis et s'appuie au Sud sur l'Atlas tellien. Le Bouberak et le grand contrefort du Djurdjura, la séparent des provinces d'Alger et de Tittery et la frontière Nord est baignée par la mer Méditerranée.
Elle mesure environ 430 km dans sa plus grande longueur et 330 km de largeur moyenne.

La province de Constantine se compose :

HistoireModifier

Elle était considérée comme deux fois plus riche que la province d'Oran et six fois plus riche que celle de Tittery[Par qui ?]. Le bey de Constantine était choisi par le dey d'Alger, qui le déposait à chaque fois qu'il devenait redoutable ou trop riche[réf. nécessaire]. Mandataires du dey, les beys exerçaient un pouvoir illimité dans les provinces qui leur étaient confiées.

Constantine, située sur l'Oued el Kebir, qui prend ensuite le nom d'Oued el Rummel, étant la ville principale de la province, le bey y faisait habituellement sa résidence. La ville, bâtie sur une montagne, dont la base est presque entièrement baignée par la rivière, elle occupe une position naturelle, forte et facile à défendre. Son enceinte, construite par les Romains, se composait de hautes murailles flanquées de tours.

Organisation de la provinceModifier

GouvernanceModifier

La plus haute autorité dans le beylik était le bey Constantine qui était désigné par le dey d'Alger.

AdministrationModifier

Le bey était assisté d'un certain nombre d'administrateurs (qui pouvait aussi avoir un rôle militaire) dont :

Le Bach-HambahModifier

Il avait les fonctions suivantes :

  • La direction de la monnaie,
  • La direction des douanes,
  • Il présidait aux arrestations publiques, aux exécutions et aux confiscations des biens.

Il administrait aussi une partie du littoral Sahel entre Constantine et la mer, la route de Annaba à l'est et la Ferdjioua à l'ouest. Il avait sous ses ordres trois kaids et plusieurs grands cheikhs, pour l'aider à administrer ce territoire, il pouvait enrôler soixante cavaliers appelés Hambah.

Dans les expéditions du bey, il prenait la tête des fantassins berbères qui suivait le bey lors des expéditions.

KhalifahModifier

Il avait pour fonctions :

  • D'aller porter le tribut du beylik au Dey d'Alger
  • De prendre la tête de la garnison de Constantine en l'absence du Bey.

Le Khalifah avait pour apanage 9 petites tribus qui lui devaient un droit de joyeux événement (Ferah) lors de sa nomination. Chacun des cheikhs de ces tribus lui payait un droit d'investiture et ils étaient nommés directement par lui. De plus, le Khalifah prélevait sur ces tribus les droits de hokour (impôt en argent) et de l'achour (dîme en grain) et la contribution en paille pour le compte du Beylik.

En temps de guerre, il prenait la tête d'une partie de la cavalerie du Bey.

Lors de son investiture, le Khalifah ne devait aucun droit d'investiture et il recevait un caftan en drap d'or et il avait le privilège d'avoir des drapeaux particuliers qu'il faisait porter devant lui quand il prenait la tête de sa cavalerie.

Kaid el-DarModifier

Agha des DeirahModifier

Agha du KhalifahModifier

Est un officier sous les ordres du Khalifah qui commandait une troupe de 200 cavaliers.

Cet officier est désigné directement par le Bey.

Bacha-KatebModifier

Bacha-MekahliModifier

Bacha-SerradjModifier

Bac-AhalamModifier

Forces arméesModifier

Les janissairesModifier

Les ZmoulsModifier

Les tribus maghzensModifier

ÉconomieModifier

RéférencesModifier

Articles connexesModifier

Bibliographie et référencesModifier

  • Mahfoud Kaddache, L'Algérie durant la période ottomane, Alger, OPU, , 239 p. (ISBN 9789961000991).  
  • Abdeljelil Temimi, « Le drapeau constantinois à l'époque de Hadj Ahmed, dernier Bey de Constantine », Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée, vol. 15, no Numéro 15-16,‎ , p. 323-326 (lire en ligne, consulté le 16 janvier 2015).
  • Baron Juchereau de Saint-Denis : Considérations statistiques, historiques, militaires et politiques sur la régence d'Alger