Bernard VII de Comminges

comte de Comminges (1295-1312)

Bernard VII de Comminges, mort à Buzet le , est comte de Comminges de 1295 à 1312.

Bernard VII de Comminges
Titre de noblesse
Comte de Comminges
-
Prédécesseur
Successeur
Bernard VIII de Comminges (en)
Biographie
Décès
Sépulture
Activité
FeudataireVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Maison comtale de Comminges (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Fratrie
Mascarose de Comminges (d)
Arnaud-Roger de Comminges (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Laure de Montfort (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Bernard VIII de Comminges (en)
Cécile de Comminges (d)
Aliénor de Comminges
Jean-Raymond de Comminges
Pierre Raymond Ier de Comminges (d)
Arnaud-Roger de CommingesVoir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

Bernard VII est le fils aîné du comte Bernard VI de Comminges et de son épouse Thérèse, dont les origines familiales sont inconnues[1]. Le couple, marié avant le , avait eu au moins cinq autres enfants, deux fils et trois filles. Pierre-Raymond, attesté en 1284, mourut avant 1291, alors qu'Arnaud-Roger (mort en 1298) entreprit, comme beaucoup de cadets de famille noble, une carrière ecclésiastique : il fut successivement chanoine, prévôt, puis évêque de Toulouse (1297-1298). De leurs trois sœurs, Mascarose (morte en 1291) épousa en 1270 Henri II, comte de Rodez, Séguine (morte avant décembre 1312), devint religieuse au prieuré fontevriste de Saint-Laurent en Comminges et Rubea (morte en 1305 ou 1309), fut religieuse cistercienne, puis abbesse de Fabas (1299-1305/9)[1].

Bernard VII avait probablement atteint la cinquantaine lorsqu'il accèda au pouvoir, en 1295[2]. Le 20 mars de cette année-là, par un acte passé à Muret, Bernard VI abandonna les rênes à son fils premier-né, lui fit donation de toutes ses terres, demanda par écrit au roi Philippe IV le Bel d'approuver cette cession et de recevoir l'hommage de son successeur[3].

Le comte mourut à Buzet le [4]. Il fut inhumé à l'abbaye de Bonnefont, où il rejoignit son père, son grand-père Bernard VI et un prédécesseur du XIIe siècle, le comte Bernard II, qui reposaient déjà dans cette nécropole familiale[5]. Le gisant d'un comte Bernard de Comminges, provenant de ce monastère et à présent conservé au musée des Augustins de Toulouse, pourrait être celui de Bernard VII, ou encore celui de son père Bernard VI[6],[7],[8].

 
Gisant solidaire d'une dalle d'un comte Bernard de Comminges, provenant de l'église cistercienne de Bonnefont, aujourd'hui conservé au musée des Augustins de Toulouse. Le gisant est attribué à Bernard VI ou Bernard VII.

Mariage et enfantsModifier

Bernard de Comminges avait épousé, après 1277[9], Laure (dite aussi Laurette) de Montfort, née vers 1262[9] et morte avant le , seconde fille de Philippe II de Montfort, seigneur de Castres[10] et de son épouse Jeanne de Lévis, fille de Guy II de Lévis, seigneur de Mirepoix[11]. En mai 1290 au château de Roquecourbe en Albigeois, Laure, représentée par son époux Bernard de Comminges, partagea avec son frère Jean de Montfort, comte de Squillace et sa sœur Éléonore l'héritage provenant de leur père et de leur mère[12]. Elle mourut avant son frère Jean, décédé le [13].

Le couple eut au moins huit enfant, six fils et deux filles[14] :

RéférencesModifier

BibliographieModifier

  • Charles Higounet, Le Comté de Comminges : De ses origines à son annexion à la Couronne, Saint-Gaudens, L'Adret, , 2e éd. (1re éd. 1949) (ISBN 2-904458-05-0)

NotesModifier

  1. a et b Higounet 1984, p. 131-132.
  2. Higounet 1984, p. 134 et note 1.
  3. Higounet 1984, p. 132.
  4. Higounet 1984, p. 141.
  5. Higounet 1984, p. 141, 203-204.
  6. Higounet 1984, p. 203-204.
  7. « Gisant de Bernard, Comte de Comminges », notice no 05620001778, base Joconde, ministère français de la Culture
  8. « Gisant de Bernard, Comte de Comminges », notice d'oeuvre, sur Musée des Augustins de Toulouse (consulté le 15 février 2020).
  9. a et b Charles-Victor Langlois, « Rouleaux d'arrêts de la cour du roi au XIIIe siècle [premier article]. », Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 48, no 1,‎ , p. 184 (DOI 10.3406/bec.1887.447484, lire en ligne) : Dans un arrêt du Parlement de la Chandeleur 1277 « On permit à Laurette de Montfort, sœur [de] Jean [de Montfort], de posséder et de gérer par elle-même la portion de ses biens, quoiqu'elle n'eût que quinze ans accomplis, conformément à la coutume de France. ». Arrêt daté à tort de 1274 dans HGL, t. 7, p. 127 et HGL, t. 9, p. 34.
  10. HGL, t. 7, p. 126-127.
  11. Auguste Moutié, Cartulaire de l'abbaye de Notre-Dame-de-la-Roche... : suivi d'un précis historique et de la description de l'ancienne abbaye, d'une notice sur la paroisse et la seigneurie de Lévis, et de notes historiques et généalogiques sur les seigneurs de Lévis, Paris, Plon, (notice BnF no FRBNF36393636, lire en ligne), p. 365-367.
  12. HGL, t. 9, p. 152 et publication de l'acte HGL, t. 10, Preuves, no 68-XXXVI, col. 252-254, Partage des biens de la maison de Montfort [lire en ligne]
  13. HGL, t. 9, p. 243.
  14. a b et c Higounet 1984, p. 142.
  15. a et b "Archdeacons: Canterbury", Fasti Ecclesiae Anglicanae 1300-1541: Volume 4, Monastic Cathedrals (Southern Province). Ed. B Jones. London: Institute of Historical Research, 1963. 6-9, sur British History Online, page consultée le 19 février 2020 : "Simon Convenis".
  16. Higounet 1984, p. 146 note 50.
  17. Robert Gane, Le chapitre de Notre-Dame de Paris au XIVe siècle : étude sociale d'un groupe canonial, Saint-Étienne, Publications de l'Université de Saint-Etienne, , 431 p. (ISBN 2-86272-156-5 et 978-2-86272-156-9, OCLC 406912317, lire en ligne), p. 151, 305 no 174.
  18. Le 23 avril 1324, le pape Jean XXII se réjouit que le comte Gaston II de Foix ait obtenu du roi Charles IV le Bel la permission de célébrer son mariage avec la sœur du comte Bernard VIII de Comminges; le 4 août 1324, le pape le félicite pour la solennisation de son mariage : Louis Guérard, Documents pontificaux sur la Gascogne d'après les archives du Vatican. Pontificat de Jean XXII (1316-1334), vol. 2, Paris / Auch, Honoré Champion / Léonce Cocharaux, coll. « Archives historiques de la Gascogne », (lire en ligne), p. 133, 138-140.

Liens externesModifier