Jean de Comminges

comte de Comminges (1336-1339)

Jean de Comminges (-1339), est comte de Comminges et vicomte de Turenne de sa naissance à sa mort. Sa disparition provoque une violente querelle de succession dans le comté de Comminges entre d'une part, sa mère et ses sœurs, et d'autre part son oncle paternel Pierre Raymond qui conteste le droit des filles à hériter du comté.

Jean de Comminges
Titres de noblesse
Comte de Comminges
-
Prédécesseur
Bernard VIII de Comminges (en)
Successeur
Pierre Raymond Ier de Comminges (d)
Vicomte de Turenne
-
Prédécesseur
Bernard VIII de Comminges (en)
Successeur
Biographie
Naissance
Décès
Activité
FeudataireVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Bernard VIII de Comminges (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Mathe de l'Isle Jourdain (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Sceau Jean de Comminges 1336.PNG
Sceau de Jean de Comminges en 1336

Éléments biographiquesModifier

Fils posthume du comte Bernard VIII de Comminges (es) qui n'avait eu de son vivant que des filles, Jean est reconnu dès sa naissance, vers , comme comte de Comminges et vicomte de Turenne, selon les termes du testament paternel[1]. Ce document instituait comme héritier l'enfant à naître que portait son épouse alors enceinte, s'il était de sexe masculin, ou à son défaut l'aînée de ses filles, Cécile, qui venait d'épouser l'infant Jacques (it), comte d'Urgell, fils puîné du roi Alphonse IV d'Aragon et frère du roi Pierre IV le Cérémonieux.

La mère de Jean, Mathe de l'Isle Jourdain, troisième épouse de Bernard VIII, obtient la tutelle du jeune comte et le gouvernement de son héritage, soit le comté de Comminges et la vicomté de Turenne[2].

Le comte Jean meurt au début de l'année 1339[3] et est inhumé dans le monastère des clarisses de Samatan[4].

Sa disparition provoque une querelle de succession dans le comté de Comminges entre d'une part, sa mère et ses sœurs, héritières selon le testament de Bernard VIII, d'autre part son oncle Pierre Raymond, frère de Bernard VIII, qui conteste le droit des filles à hériter du comté, arguant qu'il s'agit d'un fief masculin[5]. Après quelques mois de guerre et des années de lutte juridique, Pierre Raymond s'impose comme comte de Comminges tandis que Cécile, l'aînée des sœurs de Jean, était reconnue comme vicomtesse de Turenne.

RéférencesModifier

BibliographieModifier

  • Charles Higounet, Le Comté de Comminges : De ses origines à son annexion à la Couronne, Saint-Gaudens, L'Adret, , 2e éd. (1re éd. 1949) (ISBN 2-904458-05-0)

NotesModifier

  1. Higounet 1984, p. 515.
  2. Higounet 1984, p. 515-516.
  3. Higounet 1984, p. 516.
  4. Higounet 1984, p. 516 note 5.
  5. Higounet 1984, p. 516-519.

Voir aussiModifier

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