Benedetto Zaccaria

Benedetto Zaccaria (né v. 1248 - mort en 1307) était un navigateur génois du Moyen Âge, qui utilisait ses navires pour faire un commerce fructueux à travers la Méditerranée, entre l'Orient et l'Occident. Il fut, à différentes époques de sa vie, un diplomate, un aventurier, un mercenaire et un homme d'État. Il était également négociant et faisait régulièrement le transit de marchandises entre Gênes, Bruges et Venise.

Benedetto Zaccaria
Biographie
Naissance
Décès
Activités
Famille
Zaccaria (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Manuele Zaccaria (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfant
Benedetto II Zaccaria (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Grade militaire
Coa fam ITA zaccaria poma.jpg
blason

BiographieModifier

En 1275 Benedetto Zaccaria et son frère Manuel se rendent en Orient et obtiennent en fief de l’empereur byzantin le territoire de Phocée qui recèle d’importants gisements d’alun[1]. Ils organisent le trafic de l’alun avec la République de Gênes et luttent contre les pirates de la mer Égée. En 1284, il est commandant de la flotte de Gênes qui bat la République de Pise à la bataille de la Meloria.

En 1286, Benedetto Zaccaria poursuit jusqu’à Tunis des pirates pisans. Les fonctions politiques qu’il occupe ensuite à Tripoli de Syrie lui permettent de pourchasser les pirates musulmans. Le roi de Castille lui accorde alors en fief Puerto Santa Maria, face à Cadix, cité qui servira d’escales à ses navires se rendant dans l’Atlantique. Philippe le Bel le nomme amiral de sa flotte construite à Rouen.

Préoccupé d'améliorer la technique de navigation, il inventa la sensile, une nouvelle technique de maintien des rames sur les galères qui permettait d'asseoir trois hommes sur un même banc. Cette technique allait rapidement s'imposer tant en Orient qu'en Occident.[réf. nécessaire] Reparti en Orient, il s’empare de Chios, que l’empereur lui concède en fief (1303), obtenant le monopole du mastic.

Notes et référencesModifier

  1. Donald MacGillivray Nicol, Les Derniers Siècles de Byzance, éd. originale 1972, trad. fr. Les belles Lettres 2005, rééd. Tallandier 2008 p. 81

Liens externesModifier