Balamani Amma

poétesse indienne de langue malayalam

Nalapat Balamani Amma ( - ) est une poétesse indienne écrivant en malayalam. Elle est une écrivaine prolifique et est connue comme la « poétesse de la maternité »[1]. Amma (Mère), Muthassi (Grand-mère) et Mazhuvinte Katha (L'histoire de la hache) font partie de ses œuvres les plus connues[2]. Elle reçoit de nombreux prix et distinctions, notamment le Padma Bhushan[3], Saraswati Samman (en), le prix Sahitya Akademi (en) et le Ezhuthachan Puraskaram (en)[4]. Elle est la mère de la poétesse de langue anglaise Kamala Surayya[5].

Balamani Amma
Balamaniamma.jpg
Biographie
Naissance
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Punnayurkulam (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 95 ans)
KochiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Indienne (depuis le ), Indienne (jusqu'au ), Indienne ( - )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Enfant
Autres informations
Distinctions
Liste détaillée
Prix de la Kerala Sahitya Akademi (en)
Padma Bhushan
Sahitya Akademi Award (en) ()
Saraswati Samman (en) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

Balamani Amma est née le 19 juillet 1909 de Chittanjoor Kunhunni Raja et Nalapat Kochukutti amma à Nalappat, dans sa maison ancestrale à Punnayurkulam (en), dans le district de Thrissur, dans le Kerala. Son père et son grand-père son des Raja[6]. Bien qu'elle ne reçoive aucune éducation formelle[7], elle est prise en charge par son oncle maternel, le poète Nalapat Narayana Menon (en)[8]. Ce dernier lui enseigne l'anglais et le sanskrit[7].

Balamani Amma meurt le 29 septembre 2004 après avoir souffert de la maladie d'Alzheimer pendant près de cinq ans[9].

PoésieModifier

Balamani Amma publie plus de 20 anthologies de poèmes, plusieurs œuvres en prose et des traductions. Elle commence à écrire des poèmes dès son plus jeune âge et son premier poème, "Kooppukai", est publié en 1930[8],[7]. Parmi ces anthologies se trouve Lokantharangalil qui est une élégie écrite à la mort du poète Nalapat Narayana Menon[10].

Très attachée à son rôle de mère, sa poésie touche une dimension philosophique. Elle s'intéresse aux questions de repentance et de rétribution dans la quête personnelle de réalisation personnelle[7].

Le recueil Nivedyam lui, est une collection de 162 poèmes écrits au cours de six décennies et résume les trois grands thèmes de sa poésie : la place des femmes, la société et les possibilités de l'esprit humain[1].

Prix et hommagesModifier

Sa poésie sur l'amour pour les enfants et les petits-enfants lui a valu les titres d'Amma (mère) et de Muthassi (grand-mère) de la poésie malayalam[11],[12]. Akkitham Achuthan Namboothiri (en), qui prononce un discours en son honneur à la Kerala Sahitya Akademi, la décrit comme « le prophète de la gloire humaine » et affirme que sa poésie l'a inspiré[13].

Elle reçoit de nombreux honneurs et récompenses littéraires au cours de sa vie, notamment le prix Kerala Sahithya Akademi pour Muthassi (1963), le prix Kendra Sahitya Akademi (1965), le prix Asan (1989), le prix Vallathol (1993), le prix Lalithambika Antharjanam (1993), Saraswati Samman pour Nivedyam (1995), le prix Ezhuthachan (1995) et le prix NV Krishna Warrier (1997)[10]. Elle est également la récipiendaire de la troisième plus haute distinction civile indienne, la Padma Bhushan, en 1987[14].

Un prix à son nom est créé par le Festival du livre de Cochin au Kerala en 2005 et récompense un auteur pour son œuvre en langue malayalam[15].

Recueils de poèmesModifier

  • Kudumbini (1936)
  • Dharmamargathil (1938)
  • Sthree Hridayam (1939)
  • Prabhankuram (1942)
  • Bhavanayil (1942)
  • Oonjalinmel (1946)
  • Kalikkotta (1949)
  • Velichathil (1951)
  • Avar Paadunnu (1952)
  • Pranamam (1954)
  • Lokantharangalil (1955)
  • Sopanam (1958)
  • Muthassi (1962)
  • Mazhuvinte Katha (1966)
  • Ambalathilekku (1967)
  • Nagarathil (1968)
  • Veyilaarumbol (1971)
  • Amruthamgamaya (1978)
  • Sandhya (1982)
  • Nivedyam (1987)
  • Mathruhridayam (1988)
  • To My Daughter (Malayalam)
  • Kulakkadavil

RéférencesModifier

  1. a et b K. Balamani Amma et K. Ayyappa Paniker, « The Three Worlds Of Balamani Amma's Poetry », Indian Literature, vol. 39, no 2 (172),‎ , p. 13–24 (ISSN 0019-5804, lire en ligne, consulté le 7 novembre 2019)
  2. (en) K. M. George, Western influence on Malayalam language and literature, Sahitya Akademi, , 132 p. (ISBN 978-81-260-0413-3, présentation en ligne)
  3. (en) « Padma Awards » [archive du ], Ministry of Home Affairs, Government of India, (consulté le 21 juillet 2015)
  4. (en) « Literary Awards » [archive du ], Gouvernement de Kerala (consulté le 13 novembre 2011)
  5. (en) Merrily Weisbord, The Love Queen of Malabar : Memoir of a Friendship with Kamala Das, Montreal (Québec), McGill-Queen's University Press, , 278 p. (ISBN 978-0-7735-3791-0, présentation en ligne)
  6. (en) Rosinka Chaudhuri, A History of Indian Poetry in English, Cambridge University Press, (ISBN 978-1-316-48327-5, présentation en ligne)
  7. a b c et d (en) Amaresh Datta, Encyclopaedia of Indian Literature : A-Devo, Sahitya Akademi, , 987 p. (ISBN 978-81-260-1803-1, présentation en ligne), p. 336
  8. a et b (en) Azheekode, « Balamaniamma » [archive du ] (consulté le 13 novembre 2011)
  9. « Balamani Amma no more », Indian Express,‎ (lire en ligne, consulté le 20 novembre 2011)
  10. a et b « A prolific writer », The Hindu,‎ (lire en ligne, consulté le 13 novembre 2011)
  11. (ml) « Balamaniamma » [archive du ], Malayala Manorama (consulté le 20 novembre 2011)
  12. K. Satchidanandan, « N. Balamani Amma: A Tribute », Indian Literature, vol. 48, no 6 (224),‎ , p. 125–127 (ISSN 0019-5804, lire en ligne, consulté le 7 novembre 2019)
  13. « Balamaniyamma remembered », The Hindu,‎ (lire en ligne, consulté le 20 novembre 2011)
  14. (en) « Padma Bhushan Awardees », Gouvernement de l'Inde (consulté le 13 novembre 2011)
  15. « Awards », sur www.bookfestkochi.com (consulté le 7 novembre 2019)

Liens externesModifier