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Bakhdida
(ar) بخديدا
Bakhdida
Une vue de Bakhdida, en 2009.
Administration
Pays Drapeau de l'Irak Irak
Province Ninawa
Maire Nisan Karromi
Démographie
Population 50 000 hab. (2012 estimation)
Géographie
Coordonnées 36° 16′ 11″ nord, 43° 22′ 39″ est
Localisation

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Bakhdida
Sources
« Index Mundi »

Bakhdida ou Baghdeda (syriaque : ܒܓܕܝܕܐ, arabe : بخديدا), dénommé en turc ottoman Qaraqoch, Qaraquch, Karakoch ou Karakoch, est une ville du nord de l'Irak, dans le district d'Al-Hamdaniya de la province de Ninive.

Description et histoireModifier

La ville est située à environ 32 km au sud-est de Mossoul, à proximité des ruines des anciennes cités assyriennes de Nimroud et de Ninive.

La ville vit essentiellement de l'agriculture et du travail du cuir.

La grande majorité de ses habitants est d'ethnie assyrienne. Plus de 96 % d'entre eux appartiennent à l'Église catholique syriaque, les autres à l'Église syriaque orthodoxe.

Les vagues de violence qui ont frappé les chrétiens d'Irak depuis les années 2010 les ont conduits à se réfugier dans la plaine de Ninive. De nombreux réfugiés fidèles de l'Église catholique syriaque et de l'Église apostolique assyrienne de l'Orient se sont installés dans la ville.

Les langues parlées sont le syriaque, dans sa variante de la plaine de Ninive, ainsi que l'arabe.

Le , Qaraqoch tombe aux mains des djihadistes de l'État islamique[1]. Les pechmergas se replient sans combattre et la population s'enfuit pendant la nuit pour se réfugier au Kurdistan[2]. Pendant deux ans, la ville est occupée par les djihadistes qui saccagent la cathédrale et plusieurs bâtiments[3]. Au cours de cette période, la ville est pratiquement vide de toute population civile, seul un tout petit nombre d'habitants chrétiens restent sur place[3],[4]. Qaraqoch est reprise par l'armée irakienne et les milices chrétiennes des NPU et du groupe Babylone le , lors de la bataille de Mossoul[5],[6],[7],[8]. Après les combats, la ville est en grande partie détruite : 36 % des maisons ont été incendiées par les djihadistes et 62 % ont été endommagées par les combats[6].

La ville a été libérée en 2017.

Édifices religieuxModifier

La ville compte plusieurs édifices religieux saccagés par les djihadistes entre 2014 et 2016, dont la cathédrale al-Tahira (de l'Immaculée-Conception), incendiée et vandalisée, l'église Saint-Jean ou encore l'église Saint-Paul, laquelle avait été transformée en mosquée[9].

ÉtudesModifier

  • Christian Lochon, Quaraqoche ou la disparition des chrétiens de la plaine de Ninive, dans Perspectives et Réflexions n°3, 2015, Œuvre d'Orient, Paris

Personnalités liéesModifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier