BVA (entreprise)

société d'études et conseil
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BVA
logo de BVA (entreprise)

Création 1970
Dates clés 27 mars 1991 : immatriculation société actuelle
Fondateurs Michel Brulé, Jean-Pierre Ville
Forme juridique SASU Société par actions simplifiée à associé unique
Slogan Expert du comportement - Sciences Humaines & Data Sciences au service de votre performance[1]
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Gérard Lopez
Actionnaires Naxicap 51 %, Dirigeants 49 %
Produits Sondage d'opinion, Étude de marché
Effectif 237 en 2018
SIREN 381 264 688
Site web https://www.bva-group.com/

Chiffre d'affaires 59 191 400 € en 2018
Résultat net -11 070 500 € en 2018 (perte)[2]

BVA Group est une société française d'études et de conseil, experte en sciences comportementales, classée parmi les 20 premières au monde et dont le capital est détenu par Naxicap Partner (filiale du groupe bancaire Natixis)[3].

HistoireModifier

Créée en 1970 par Michel Brulé et Jean-Pierre Ville, qui donnent leurs noms à la société : « Brulé, Ville et Associé », BVA se spécialise d'abord dans l'automobile puis dans les panels agricoles[réf. nécessaire]. La société se développe ensuite dans la grande consommation[4], puis dans les sondages d'opinion dans les années 1980 grâce à l'élection de François Mitterrand[4]. À partir de 2002, la société a développé de nouvelles spécialités à travers des acquisitions : les nouvelles technologies d'information et de communication (Actudes Interviews), le comportement du consommateur (In Vivo), les études qualitatives (Reason Why) ou la santé (EO/Consult)[5],[réf. nécessaire]. Les investisseurs ayant permis ce développement conséquent se succèdent donc à partir des années 2000 avec Résalliance Conseil et Edmond de Rothschild Investment Partners, puis Ixen en 2007. La direction de BVA reprend le contrôle de l'entreprise en 2010 pour céder l'actionnariat principal au fond Montefiore Investment en 2013[4].

In vivo BVA fusionne en 2016 avec l'institut de sondage concurrent américain Perception Research Services (PRS)[6], ce qui permet de réaliser théoriquement 150 millions d'euros de chiffre d'affaires dans le domaine de la consommation et du marketing[7].

1970 : la constructionModifier

Michel Brulé et Jean-Pierre Ville, collègues au sein de l’institut IFOP, ont tissé des liens amicaux et professionnels forts et partagent l’envie de voler de leurs propres ailes. En 1970, ils créent leur propre institut, et lui donnent leur nom : Brulé-Ville Associés, soit l’acronyme BVA.

Pendant les années 70, l’institut commence à se faire un nom, en particulier dans les secteurs agricole et automobile.

1980 : la consolidationModifier

10 ans après sa création, BVA compte déjà 70 salariés. L’institut se lance dans les études politiques et fera son premier coup d’éclat en 1981, en étant le premier à prévoir la victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle. En 1988, Jean-Marie Le Pen, à qui BVA prévoit une défaite lors des élections législatives dans les Bouches-du-Rhône, défie Michel Brulé sur le plateau du 20 heures, et parie que son parti sortira vainqueur des élections contre un chèque de cent mille francs. Michel Brulé relève le défi, qu’il gagne… Et reverse intégralement le montant du chèque touché à l’Institut Pasteur.

1990 : les turbulencesModifier

Près de 20 ans après sa création, BVA s’impose comme un acteur incontournable du marché dans les secteurs de l’agriculture, de l’automobile, de la grande consommation et du sondage d’opinion. La décennie sera pourtant difficile pour l’institut : avec le départ successif des deux fondateurs à la retraite, l’institut change plusieurs fois de mains au cours des années et ne bénéficie pas d’un projet de croissance structuré. A une époque où le marché commence à se globaliser, BVA rate le virage de l’international et sort fragilisé de la décennie.

2010 : la transformationModifier

BVA est le pionnier en France dans l’utilisation des sciences comportementales pour accompagner le changement des comportements et développe avec la BVA Nudge Unit une activité en forte croissance, qui fait rayonner l’entreprise à l’international.

Au-delà du nudge, la décennie est marquée par une diversification de BVA sur des métiers complémentaires aux études : le mystery shopping, le design thinking, le conseil, la communication, le quality monitoring… BVA poursuit sa politique de croissance externe avec au total 11 acquisitions au cours de la décennie.

Certaines de ces acquisitions ont lieu à l’international, notamment aux Etats-Unis (PRS, leader en grande consommation), en Grande-Bretagne (BDRC) ou en Italie (Doxa). Un pari gagnant qui étend les frontières de l’entreprise sur le plan des expertises comme sur le plan géographique : à la fin de la décennie, BVA réalise près de la moitié de son chiffre d’affaires à l’international, et compte près de 1000 salariés dans le monde.

En 2013, Montefiore Investment prends le contrôle de BVA[8].

En 2017 les 51 % du capital détenu par Montefiore Investment sont repris par Naxicap Partners, filiale du groupe bancaire Natixis, spécialisée dans la gestion des fonds communs de placement à risque (PCPR)[9].

2020 : le redressement judiciaireModifier

BVA est déclaré en cessation de paiements le 15 mai 2020. Une procédure de redressement judiciaire est ouverte le 5 juin[10].

Au total, 500 emplois sont menacés par cette procédure[11]. Parmi les intéressés pour reprendre BVA, quatre offres ont été transmises au tribunal de commerce de Toulouse[12]. La première émane des salariés du groupe et du management actuel qui ont appelé leur offre XPage et prévoit le maintien de la totalité des emplois au sein du groupe. La seconde offre est effectuée par l'Anglais Alcentra, un des créanciers de BVA. Un entrepreneur toulousain a également déposé une offre ainsi que l'entreprise Norbert Dentressangle, propriétaire de l'Ifop[13]. Le tribunal de commerce de Toulouse s'est prononcé le pour l'offre d'Alcentra, mais le procureur général ayant fait appel, un nouveau jugement est prévu pour le [14].

Activité, rentabilité, effectifModifier

Données Altares[15]
2014 2015 2016 2017 2018 2019
Chiffre d'affaires en millions d'euros 67 66 50 54 59
Résultat net en millions d'euros (+ ou -) -3,3 -0,4 + 2,6 - 1,7 - 11
Effectif moyen annuel 270 244 204 217 237

Notes et référencesModifier

  1. « Qui sommes-nous », sur bva-group.com (consulté le )
  2. https://www.societe.com/societe/b-v-a-381264688.html
  3. « Naxicap relaiera Montefiore au capital de BVA, Transactions | Capital Finance », sur capitalfinance.lesechos.fr (consulté le )
  4. a b et c « L'institut BVA va changer d'actionnaire », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. « BVA reprend son indépendance », sur http://www.e-marketing.fr, (consulté le )
  6. lefigaro.fr, « BVA acquiert l'institut américain PRS », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. « BVA grandit dans les études sur le consommateur », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. Guillaume Bayre, « L'institut BVA va changer d'actionnaire », sur Le Figaro.fr, (consulté le )
  9. « Natixis : le fonds Naxicap en négociations pour entrer au capital de BVA », sur MoneyVox Actu (consulté le )
  10. « Bodacc.fr | Annonce n°1450 du Bodacc A n°20200113 publié le 12/06/2020 », sur www.bodacc.fr (consulté le )
  11. « La société de sondages BVA en redressement judiciaire, 500 emplois menacés à Balma », sur France Bleu, (consulté le )
  12. « L’institut de sondages BVA en redressement judiciaire, quatre offres de reprise », sur LA VDN, (consulté le )
  13. Le Figaro avec AFP, « BVA en redressement judiciaire, quatre offres de reprise », sur Le Figaro.fr, (consulté le )
  14. Laurent Marcaillou, « L'incroyable bataille judiciaire pour la reprise de l'institut de sondage BVA », sur Les Echos, (consulté le )
  15. « B.V.A. - Bilans récents - », sur www.verif.com (consulté le )

Lien externeModifier