Bérénice (port)

port égyptien

Bérénice
Ville d'Égypte antique
Noms
Nom grec Berenike (Βερενίκη)
Nom arabe برانيس
Nom autre Berenice Troglodytica, Baranis
Administration
Pays Drapeau de l'Égypte Égypte
Région Haute-Égypte
Géographie
Coordonnées 23° 54′ 31″ nord, 35° 28′ 21″ est
Localisation
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Bérénice
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Bérénice

Bérénice (Berenike) ou Berenice Troglodycta (en grec : Βερενίκη), aussi connu sous le nom de Baranis, est un ancien port égyptien sur la mer Rouge, fondé vers par Ptolémée II Philadelphe, qui le nomma ainsi en hommage à sa mère Bérénice Ire.

HistoireModifier

C'était à l'origine un port d'intérêt stratégique sur la mer Rouge, où étaient débarqués les éléphants capturés en Érythrée et destinés à l'armée royale[1].

Ce port déclina au Ier siècle av. J.-C., le grand port égyptien de la région étant Myos Hormos (Quseir al-Qadim), plus au nord. Si Bérénice constituait un abri plus sûr, son port était cependant d’un accès périlleux et difficile, nécessitant de passer à travers de nombreux bancs de sable et de corail[2].

Bérénice connut un regain d'activité vers la fin du Ier siècle, avec le développement du commerce vers l'Inde et l'accroissement de la taille des navires marchands. L'empereur Hadrien avait fait construire, en , une route la reliant à Antinoupolis, située sur le Nil, appelée la via nova Hadriana.

ToponymieModifier

Bérenice Troglodycta est l'une des trois villes consacrées par Ptolémée II Philadelphe à sa mère Bérénice Ire avec Bérénice Epidire et Bérénice Panchrysia[3].

Dans la géographie gréco-romaine, le nom « Troglodytique » désignait le littoral de la mer Rouge côté africain, ainsi qu'une partie de l'arrière-pays[4].

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Pline l'Ancien, Histoire naturelle [détail des éditions] [lire en ligne], VI, 102-103
  • Jean-Pierre Brun (dir.), Thomas Faucher (dir.), Bérengère Redon (dir.) et Steven Sidebotham (dir.), Le désert oriental d'Egypte durant la période gréco-romaine : bilans archéologiques, Paris, Collège de France, (lire en ligne)
  • Jules Couyat, « Ports gréco-romains de la mer Rouge et grandes routes du désert arabique », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres,‎ , p. 525-542 (lire en ligne)

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Hélène Cuvigny, « Les ostraca du désert Oriental », L'Histoire,‎ (lire en ligne)
  2. M. le vice-amiral Jurien de la Gravière, « Le Commerce de l'Orient », La Revue des Deux Mondes,‎ , p. 312 (lire en ligne)
  3. « Un cité de chercheurs d'or en Egypte Panchrysia révélée dans le désert de Nubie », Le Soir,‎ (lire en ligne)
  4. Pierre Schneider, « Ptolémaïs des chasses : une fondation urbaine grecque dans l’océan Indien (IIIe siècle a.C. – Ier siècle p.C) », Carnets de Recherches de l'océan Indien,‎ (lire en ligne)