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Association des travailleurs maghrébins de France

L’Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF) est une association visant à aider les travailleurs immigrés d’origine maghrébine en France. Créé le 19 janvier 1982, elle fait partie du réseau Migreurop. Sa création a été rendue possible par l’abrogation en octobre 1981 du décret du maréchal Pétain, qui interdisait aux immigrés de s’organiser en associations.

C’est une organisation, à la fois proche des mouvements syndicaux, et à vocation sociale. Elle milite pour que les travailleurs aient des logements décents, et elle est parfois critique sur les foyers Sonacotra. Elle s’attache également à dénoncer le racisme et les discriminations dont peuvent faire l’objet certains immigrés, ou les Français issus de l’immigration.

Elle essaie également de fédérer les Maghrébins, et organiser une certaine conscience sociale dans cette communauté.

Elle fédère de nombreuses associations locales[1]

Elle s'est engagé, au côté du Mrap et de la Ligue des droits de l’homme, dans la lutte pour la reconnaissance de droits civiques aux travailleurs immigrés[2]

Elle reste critique sur la façon de réduire l’immigration, et essaie de promouvoir le développement économique des pays d’émigration, plutôt que la répression et le contrôle des frontières[3].

L’association a beaucoup critiqué la violence faite à des migrants africains, à la frontière de Ceuta et Melilla.

Elle s'est jointe à l’association Union juive française pour la paix (UJFP) dans l’organisation de visites en Israël et dans les Territoires palestiniens et travaille régulièrement avec cette association dans les banlieues, luttant contre le communautarisme et l’importation en France du conflit israélo-palestinien[4].

Voir aussiModifier

SourcesModifier

BibliographieModifier

  • Zakya Daoud, De l’immigration à la citoyenneté : itinéraire d’une association maghrébine en France : l’ATMF (1960-2003), Mémoires de la Méditerranée, , 238 p.

RéférencesModifier

  1. Liste d'associations locales
  2. Selon le journal Politis, du 27 novembre 2003 Des démocraties à épithètes
  3. À Paris notamment, le président de l’Association des travailleurs maghrébins de France, Ali Elbaz, estime que la conférence sera surtout consacrée aux moyens d’empêcher les gens de migrer, selon le journal L’Express, 10 juillet 2006
  4. Voir, par exemple, le communiqué commun des deux organisations, Ne nous trompons pas d’ennemi : qui importe le conflit ? Qui veut communautariser la société française ?, 8 janvier 2009 : |http://www.atmf.org/spip.php?article1045
  5. Notice du fonds en salle des inventaires virtuelle des Archives nationales

Articles connexesModifier

Liens externesModifier