Arthur Turcotte

personnalité politique canadienne

Arthur Turcotte
Illustration.
Fonctions
Député de Trois-Rivières
Prédécesseur Sévère Dumoulin
Successeur Télesphore-Eusèbe Normand
Prédécesseur Henri-Gédéon Malhiot
Successeur Sévère Dumoulin
Orateur de l'Assemblée législative du Québec
Prédécesseur Louis Beaubien
Successeur Louis-Olivier Taillon
Maire de Trois-Rivières
Prédécesseur Télesphore-Eusèbe Normand
Successeur Joseph-Napoléon Bureau
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Montréal
Date de décès (à 60 ans)
Lieu de décès Montréal
Parti politique Parti conservateur du Québec, Parti libéral du Québec
Père Joseph-Édouard Turcotte
Diplômé de Stonyhurst College, Université Laval, Université McGill
Profession Avocat
Maires de Trois-Rivières

Arthur Turcotte, né le et mort le à Montréal, est un homme politique québécois. Il est député de Trois-Rivières à l'Assemblée législative du Québec de 1876 à 1881 et de 1884 à 1890. Il a siégé comme conservateur-indépendant sauf durant ses deux derniers mandats, de 1886 à 1890. Il est également maire de Trois-Rivières de 1876 à 1877.

BiographieModifier

Famille et étudesModifier

Né en 1845 à Montréal, il est le fils de Joseph-Édouard Turcotte et de Flore Buteau. Il est le frère de Gustave-Adolphe Turcotte et le filleul de René-Édouard Caron. Il épouse Éléonore McDonald le .

Il est le frère de Dr Gustave Turcotte, député de Nicolet.

Son neveu Gustave Turcotte (décédé en février 1935), fils de Gustave, fut greffier adjoint du Conseil législatif depuis 1929 et greffer depuis 1926.

Le fils du greffier, Dr Maurice Turcotte épousa Marie-Paule-Châteauvert (petite-fille du député Victor Châteauvert), lui-même p père de Gustave Turcotte, conseiller municipal du Lac-Beauport. Marie-Paule Châteauvert est la soeur de Françoise Châteauvert, grand-mère de Jean Nicolas De Surmont.

Arthur Turcotte fait ses études au Collège Sainte-Marie de Montréal, au Stonyhurst College, à l'Université Laval et à l'Université McGill. Il est admis au barreau du Bas-Canada le .

Avocat et journalismeModifier

Il exerce d'abord la profession d'avocat à Trois-Rivières. Il est chroniqueur parlementaire pour le journal Le Canadien en 1872. Président de la Compagnie d'imprimerie de Trois-Rivières, il fonde le journal La Concorde le avec pour devise « Les intérêts du pays avant ceux des partis ». Il cofonde également La Sentinelle le , mais Louis-François Richer Laflèche, évêque de Trois-Rivières, le fait interdire en 1886.

PolitiqueModifier

Maire et députéModifier

Il commence sa carrière politique en tant qu'échevin à Trois-Rivières, de 1873 à 1875. Il en devient maire du au . Le , il est élu député indépendant de Trois-Rivières à l'Assemblée législative du Québec lors de l'élection partielle du . Il est réélu lors des élections de 1878. Il occupe le poste d'orateur de l'Assemblée législative du Québec du au . Il perd son poste de député aux élections de 1881 avant de le reprendre à l'élection partielle du .

MinistreModifier

Il passe sous la bannière libérale aux élections de 1886. Dans le gouvernement Honoré Mercier, il est nommé ministre le . En novembre 1887, il remplace de façon intérimaire le premier ministre du Québec. Il est nommé procureur général du Québec le et occupe ce poste jusqu'au .

Positions politiquesModifier

Durant ses mandats en politique québécoise, Turcotte fait adopter des mesures pour soustraire de la créance les familles pauvres ou endettées. Il appuie l'autonomie provinciale. Il propose même que Trois-Rivières devienne la capitale du Québec. En 1885, lors de la Rébellion du Nord-Ouest, il est le premier député à dénoncer dans une motion l’attitude du gouvernement fédéral.

Fin de carrièreModifier

Le , il devient protonotaire à la Cour supérieure de Montréal. Il décède subitement au palais de justice de Montréal, le .

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier