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Élisabeth Ire, Portrait commémorant la défaite de l'Invincible Armada. À droite une représentation du naufrage de la flotte sur les côtes irlandaises.

L'Armada espagnole en Irlande fait référence au débarquement sur la côte irlandaise, en septembre 1588, d'une grande partie de la flotte des 130 bateaux, connu sous le nom d'Invincible armada, envoyée par Philippe II pour envahir l'Angleterre élisabéthaine. Jusqu'à 24 navires de l'Armada font naufrage sur la côte rocheuse couvrant 500 km, à partir d'Antrim, jusqu'au nord du Kerry dans le sud. Beaucoup de survivants des multiples épaves sont mis à mort, et beaucoup rejoignent l'Écosse par la mer. On estime que 5 000 membres de la flotte périssent en Irlande.

ContexteModifier

 
Route prise par L'Armada espagnole

L'Armada espagnole est une flotte de 130 navires qui appareille de La Corogne en août 1588, sous le commandement du duc de Medina Sidonia, dans le but d'escorter une armée de Flandres, et conjointement d'envahir l'Angleterre. Elle rencontre une résistance armée dans la Manche, quand un brûlot à Calais, rompt sa formation d'attaque; elle est alors entraînée vers la mer du Nord après la Bataille de Gravelines. Après cette semi-défaite dans la Manche, l'Armada tente de rentrer en Espagne par l'Atlantique Nord, quand elle est détournée de sa route par des tempêtes violentes, sur la côte ouest de l'Irlande. La perspective d'un débarquement espagnol alarme le gouvernement de Dublin de la reine Elizabeth I, qui prescrit des mesures sévères contre l'envahisseur espagnol, et tout Irlandais qui voudrait les aider; et la menace sur l'autorité de la Couronne fut facilement écartée.

Plan de routeModifier

Lorsque la flotte rentre en mer du Nord, 110 navires restent sous le commandement de Medina Sidonia. Beaucoup sont endommagés par des tirs ou sont à court de fournitures, ce qui les rend inaptes au service dans l'océan Atlantique. Certains ont dû couper leurs ancres pour échapper aux brûlots, ce qui a gravement diminué leur capacité à naviguer près des côtes. En outre, les grands commandants de l'Armada font une erreur de navigation, qui amène la flotte trop près des dangereuses côtes Atlantique de l’Écosse et de l'Irlande.

Après Gravelines, les commandants de l'Armada tiennent conférence sur le navire amiral de Sidonia; certains proposent une course vers la Norvège, d'autres l'Irlande. L'amiral fait son choix, et transmet les ordres à la flotte. Le plan prévoit d'aborder les côtes de la Norvège, avant de se diriger vers le méridien des îles Shetland et le Rockall. Ce plan permet à la flotte de se dégager de la pointe nord des îles Shetland, et des côtes écossaises, à une distance de 160 km. Une fois au large dans l'Atlantique, les navires doivent se diriger vers un point, 645 km au-delà de l'estuaire du Shannon, sur la côte ouest de l'Irlande, en se donnant un parcours dégagé vers le Nord de l'Espagne[1].

Route suivieModifier

 
Carte de Mercator de l'Europe: a côte ouest de l'Irlande à l'extrême gauche.
 
Rockall, un petit îlot rocheux isolé dans l'océan Atlantique Nord à environ 430 kilomètres (270 miles) au nord-ouest de Donegal.

Les ordres d'appareillage de l'Armada furent presque impossibles à suivre. Du fait du mauvais temps, beaucoup de navires et leurs membres d'équipage sont en grande détresse. Les cartes de navigation sont primitives (Les cartes de Lucas Janszoon Waghenaer et Gérard Mercator sont publiées peu de temps après l’expédition) et la meilleure formation et expérience que peuvent avoir les équipages dans les techniques de navigation à l'estime et à la latitude, reste très éloignée de ce qu'il est nécessaire pour amener la flotte en toute sécurité à bon port[2]. L'Armada ne réussit pas à maintenir le cap au nord des îles Shetland au 61 12'N; au lieu de cela, le 20 août, elle passe en toute sécurité, vers le sud, entre les Orcades et Fair Isle, ce qui la mène dans l'Atlantique à environ 59 12'N. De là, elle doit naviguer à partir de North Uist dans les îles Hébrides jusqu'à apercevoir l'îlot lointain de Rockall. Mais elle échoue de nouveau.

Les vents du sud soufflent du 21 août au 3 septembre, agités par un anticyclone sur le dessus de la Scandinavie, ce qui empêche la flotte de naviguer à l'ouest-sud-ouest comme ordonné. Un rapport révèle la frustration des navigateurs – « We sailed without knowing whither through constant fogs, storms and squalls »[3]" – qui naviguent sans savoir où, à travers brouillards constants, des tempêtes et des bourrasques.

Les ordres d'appareillage sont rendus inutilisables par le temps, mais l'erreur de calcul sur la position de l'Armada contribue grandement à sa destruction partielle. Les navigateurs ne sont pas alors conscients de l'effet de la dérive nord atlantique - direction est - occasionnée par le Gulf Stream, ce qui doit entraver la progression de la flotte, à raison peut-être de 30 km par jour. Le trésorier du San Juan Bautista, Marcos de Aramburu, tient un journal de sa progression à partir de fin août, quand le reste de la flotte est en vue. La conclusion de ses observations est que la position estimée de son navire est complètement fausse, de quelque 480 km à l'ouest: sa position réelle est très à l'est, dangereusement proche des côtes d’Écosse et d'Irlande. Cette carence à elle seule entame toute marge de sécurité et mène la flotte à la catastrophe[4].

Après sept semaines en mer, l'objectif de la flotte est de toucher terre, prendre des provision et effectuer des réparations, mais la navigation dans ces eaux exige une connaissance intime. L'expérience des marins espagnols, dans l'inextricable complexité des conditions de l'Atlantique Nord est largement confinée aux voyages commerciaux vers le sud et le sud-ouest de l'Irlande, et il est probable que les pilotes de la flotte préférèrent suivre l'itinéraire de Sidonia, malgré les difficultés rencontrées à bord de leurs navires.

La plupart des navires de la flotte - 84 navires - évitent les terres, et la plupart de ceux-ci rentrent à bon port, à des degrés variables de détresse. Le reste de la flotte est drossé vers les côtes irlandaise: probablement 28 navires, comprenant plusieurs galions et de nombreux navires marchands. Ces derniers ont été convertis pour la bataille et fuient lourdement, faisant voile, mâts et gréement gravement endommagés, et la plupart de leurs ancres manquantes. Les navires semblent avoir maintenu le contact jusque début septembre, quand ils se sont alors dispersés par un vent de sud-ouest (décrit dans le récit contemporain d'un fonctionnaire du Gouvernement irlandais – « the like whereof hath not been seen or heard for a long time » – comme jamais vu auparavant. En quelques jours, cette flotte en perdition touche l'Irlande.

Les préparatifs du gouvernementModifier

En août 1588, sont présentés au chef de l'administration anglaise de la Couronne à Dublin, le Lord Deputy William Fitzwilliam, des renseignements crédibles selon lesquels la bataille dans la Manche aurait été remportée par les Espagnols; et selon les mêmes sources une invasion de l'Angleterre serait en cours; les Espagnols erreraient dans l'Atlantique et l'ensemble de la flotte serait sur le point de fondre sur les côtes irlandaise. L'inquiétude parmi les Anglais à Dublin est à son comble, et Fitzwilliam émet de faux rapports selon lesquels des renforts viendraient d'Angleterre avec 10 000 soldats.

Les Anglais craignent que les Espagnols débarquent en formations disciplinées, accompagné d'un soulèvement irlandais, dans des territoires qui sont presque en dehors du contrôle du gouvernement. Mais des renseignements fiables arrivent bientôt à Waterford et Dublin que les navires se sont échoués de manière chaotique à différents endroits dans les provinces d'Ulster, Connacht et le Munster, le long d'une côte couvrant 480 km (300 miles). Fitzwilliam ordonne que tous les Espagnols soient capturés et pendus sommairement; et que toute personne les aidant soit torturée et accusée de traîtrise à la Couronne.

DébarquementModifier

MunsterModifier

 
Comté de Munster
 
Une galéasse de l'Armada, similaire au Zuñiga, dépeinte dans un dessin anonyme de Greenwich.

L'Armada accoste d'abord dans la province méridionale de Munster, qui avait été colonisée par les Anglais en 1583, à la suite de la suppression de la dernière des rébellions des Geraldines du Desmond. Fitzwilliam reçoit des ordres de Londres pour y mener une expédition, et les renseignements du gouverneur de Connacht, Richard Bingham, bientôt confirment que d'autres débarquements se déploient tout au long de la côte ouest et nord du pays.

Thomond
De nombreux navires sont aperçus au large des côtes du comté de Clare: quatre à Loop Head, dont deux échoué, compris le San Esteban – 700 tonnes, 264 hommes– à Doonbeg, et probablement le San Marco (790 tonnes – escadron de Portugal, 409 hommes, 33 canons – fortement endommagé, à Lurga Point (moderne Seafield, Quilty, Comté de Clare) à l'intérieur de Mutton Island. Tous les survivants sont mis à mort par le shérif de Clare, Boetius MacClancy (certains, selon la tradition, à Gallows Hill, mais plus probablement à Cnoc na Crocaire, Spanish Point). Sept navires jettent l'ancre à Scattery Roads, probablement avec un pilote qui connait les côtes. Leur accostage est repoussé, mais ils réussirent à s'approvisionner et à réparer leurs navires. Un galion, L' Anunciada, est incendié et sabordés hors Kilrush le 12 septembre, et l'équipage transféré sur le Barco de Dantzig, qui les mène en sécurité en Espagne après que l'escadron a quitté l'estuaire du Shannon, le 11 septembre.
Article connexe : Château de Doonagore.
Fenit
Le sloop Nuestra Señora del Socorro – 75 tonnes) ancré à Fenit, à Tralee Bay sur la côte de Kerry – est remis aux officiers de la couronne. Les 24 hommes à bord sont placés en détention et marchent sur le château de Tralee. Sur ordres de Lady Margaret Denny, ils sont tous pendus à un gibet.
Île de Valentia
Le Trinidad fait naufrage sur la côte de Desmond - probablement sur l'Île de Valentia, au large de la côte du sud Kerry - même s'il n'y a pas de détails sur cet événement.
Liscannor
La galéasse à aviron Zuñiga – 290 canons, Naples – ancrée au large des côtes, gouvernail cassé, a trouvé une brèche dans les Cliffs of Moher qui montent verticales à la mer sur plus de 220 mètres. Le navire est placé sous la surveillance du shérif de Clare, et quand un bateau à rame est envoyé à terre à la recherche de fournitures, les Espagnols attaqués par les forces de la Couronne doivent se retirer sur leur navire. Un captif est prélevé sur le groupe pour interrogatoire. Le Zuñiga échappe à la côte par vents favorables, s'arrête au Havre où il reste immobilisé pour réparation jusqu'en juillet 1589, et peut rentrer à Naples l'année suivante[5].
Îles Blasket
 
Recalde a navigué à travers l'espace entre la pointe de la Grande Blasket et Carraig Fhada (à droite du centre) pour entrer dans le bras de mer (premier plan). Des guetteurs de l'armée de la couronne auraient partagé ce point de vue du haut de la falaise de la péninsule de Dingle.
 
Falaises de Moher, en regardant au sud depuis Hag's Head.
Un des commandant de l'Armada, Juan Martínez de Recalde, a une expérience de la côte irlandaise: en 1580 il débarqué une force d'invasion papale dans la péninsule de Dingle, dans la course au siège de Smerwick, et il réussit l'évasion d'une escadre anglaise de navires de guerre. Dans l'Armada, il est le commandement du galion San Juan de Portugal – 1 150 tonnes, 500 hommes, 50 canons) de l'escadron de Biscaye – qui avait engagé le combat avec la flotte anglaise dans la Manche et tenu éloigné le Revenge de Francis Drake , le Victory de John Hawkins et le Triumph de Martin Frobisher. Après la défaite de Gravelines, le galion de Recalde emmène à sa suite le San Juan Bautista (750 tonnes, 243 hommes) et un autre petit bateau (presque certainement un smack de pêche écossais saisi comme aide à la navigation et travail côtier. Comme ces navires se rapprochent de la côte du Kerry, Recalde aperçoit le mont Brandon sur la péninsule de Dingle et, à l'ouest, les autres îles Blasket, un archipel complexe parsemé de récifs. Recalde se dirige vers les îles à la recherche d'un abri, naviguant sur une houle de travers à intervalles serrés, à l'extrémité orientale de la Grande Ile de Blasket. Son galion va de biais, pour calmer l'eau et il mouille l'ancre sur un fond de sable, sous des falaises abruptes. Le San Juan Bautista et le smack suivent immédiatement. Le mouillage est fait de telle manière que le moindre vent pourrait pousser les navires au large, les amenant ainsi directement vers la mer ouverte. C'est une manœuvre difficile, exigeant une connaissance préalable de la côte. Les navires de Recalde demeurent à l'abri pour plusieurs jours, et une force de la couronne dirigée par Thomas Norris – frère du soldat, John Norris – et Edward Denny, époux de Lady Denny, arrive à Dingle pour prévenir un débarquement. Recalde envoie une équipe de reconnaissance à terre, mais les huit membres d'équipage sont capturés. À un moment, un coup de vent ouest occasionne une collision entre le San Juan de Portugalet le San Juan de Bautista. Lorsque le vent tombe un autre navire, le Santa Maria de la Rosa, entre dans le bras de mer du nord et tire un coup de canon en signal de détresse. Lorsque la marée reflue, les navires de Recalde tiennent leur ancrage dans la partie la plus à l'abri du bras de mer, tandis que le Santa Maria de la Rosa dérive et puis tout simplement coule - peut-être en buttant sur le Stromboli Rock - laissant un survivant, un jeune garçon, à interroger par les Anglais. Les informations délivrées par le survivant sont que le capitaine de la Santa Maria de la Rosa a accusé le pilote de traîtrise et l'a transpercé d'une épée, comme le navire commence à couler; Il affirme également que le prince d'Ascoli, fils du roi d'Espagne, a sombré avec le navire. Cette information est fausse, mais s'ajoute à la propagande utile aux Anglais.
Deux autres navires entrent dans le bras de mer, le San Juan de Ragusa, l'autre non identifié. Le San Juan de Ragusa, en détresse, coule peut-être en percutant le récif Dunbinna. Le San Juan Bautista essaie de profiter d'une marée basse et navigue au sud sur le bras de mer, mais finit par virer de bord sur la marée montante pour éviter les nombreux récifs, avant de naviguer à travers le passage du nord-ouest. Après une nuit difficile, l'équipage est consterné de se retrouver à l'embouchure du bras de mer une fois de plus. Mais le vent souffle du sud-est, et le San Juan Bautista finalement s'échappe le 25 septembre et rentre en Espagne par une terrible tempête. Trois jours plus tard Recalde conduit les navires restants sur bras de mer et les ramène en Espagne, où des suites de ses blessure, il meurt très rapidement. Les survivants capturés par Denny sont mis à mort à Dingle.

ConnachtModifier

 
Comté de Connacht
 
Une côte sauvage d'Inishmore, la plus large des îles d'Aran.

Le gouverneur du comté de Connacht, Richard Bingham, demande des renforts à Dublin mais sa demande est rejetée par Fitzwilliam, qui a peu de ressources à sa disposition. Une proclamation de peine de mort pour trahison est annoncée pour tout homme qui vient en aide aux Espagnols. Beaucoup de survivants sont livrés en plusieurs vagues, à Galway de partout dans la province. Dans la première vague, 40 nobles sont mis de côté en vue d'une demande de rançon, et 300 hommes sont exécutés. Plus tard, sur les ordres du Fitzwilliam, tous les nobles non armés, avec six garçons néerlandais qui sont tombés en détention provisoire par la suite sont exécutés. En tout, 12 navires ont fait naufrage sur la côte de Connacht, et 1 100 survivants sont exécutés[6],[7].

Galway
Le Falcon Blanco (300 tonnes, 103 hommes, 16 canons) et le Concepción de Juanes del Cano de Biscay (225 hommes, 18 canons) et un autre navire inconnus sont entrés dans la baie de Galway. Le Falcon Blanco atterrit à Barna, 5 km à l'ouest de la ville de Galway, et la plupart des personnes à bord débarquent sur le rivage. Le Concepción de Juan del Cano échoue à Carna, 30 km plus à l'ouest, attiré vers la rive par les feux d'une partie des naufrageurs du clan O'Flaherty.
Comté de Sligo
Trois navires de l'escadron du Levant, ancrés près Streedagh Strand, dix miles au nord de la ville de Sligo sont drossés contre les côtes et réduits en morceaux. 1800 hommes se noient et peut-être 100 arrivent à terre. Parmi les survivants, le capitaine Francisco de Cuéllar a donné un compte rendu remarquable de ses expériences dans la flotte et sa course à travers l'Irlande[8].
  • Le La Lavia, était un navire marchand vénitien et vice-amiral;
  • Le La Juliana, était un navire marchand catalan;
  • Le Santa Maria de Visón (de Biscione), était un navire marchand de Raguse.
Comté de Mayo
En septembre un galion fait naufrage à Tyrawley (Comté de Mayo). La tradition veut qu'un autre navire fait naufrage dans les environs, près de l'île Kid, mais aucune trace ne reste de cet événement. Aussi, le Gran Grin fait naufrage à l'embouchure de la baie de Clew. La Rata Santa Maria Encoronada échoue à Blacksod Bay [1], actuel comté de Mayo. Elle est rejointe par le Duquesa Santa Ana et un peu plus tard par deux autres navires dont le navire marchand Nuestra Señora de Begoña (750 tonnes, 297 hommes). Ce dernier décide de naviguer droit sur Santander, et arrive par la suite en Espagne; L'équipage du Rata Santa Maria Encoronada embarque sur le Duquesa Santa Ana qui fait route vers l’Écosse mais est contraint d'échouer, à Loughros Mor Bay[2], baie située actuellement entre Rossbeg et Crockacoagh, Comté de Donegal. Les deux équipage conjoints rejoignent la galéasse La Girona qui a débarqué non loin de là - à Killybegs[3] - pour réparation de son gouvernail. Les 800 survivants des deux naufrages sont embarqués en plus de l'équipage de la Girona et celle-ci met les voiles vers l’Écosse. Le 26 octobre son gouvernail casse et la Girona fait naufrage au large Lacada Point, Comté d'Antrim non loin de la Chaussée des Géants [4]. (Voir Le naufrage de la Girona)
Îles d'Aran
Deux navires sont aperçus au large des îles d'Aran: on ne sait pas ce qu'ils sont devenus.

UlsterModifier

 
Comté d'Ulster
 
Dunluce Castle.
Donegal

Le Trinidad Valencera prend plus d'eau qu'il peut être pompé. Pourtant, alors qu'il approche de la côte, il réussit à sauver 264 hommes de la Barca de Hamburgo, un autre navire submergé par une mer forte. Le Trinidad jette l'ancre dans Kinnagoe Bay où il se désagrège, à tel point que l'ordre est donné d'abandonner le navire. Des habitants sont payés pour l'utilisation d'un petit bateau, et en deux jours les 560 hommes sont transportés sur la rive[9]. Durant la marche de sept jours marche vers l'intérieur du pays, la colonne des survivants rencontre une force de cavalerie sous le commandement de Richard Hovenden et Henry Hovenden[10] frères de lait de Hugh O'Neill, 3e comte de Tyrone. Sur une promesses de sauf-conduit pour leur reddition à la garde de Fitzwilliam - Donnée en présence du comte de Tyrconnell - les Espagnols déposent les armes. Les nobles et les officiers sont écartés, et 300 des hommes ordinaires sont massacrés. 150 survivant fuirent à travers la tourbière, pour se retrouver soit avec Sorley Boy MacDonnell à Dunluce ou à la maison de l'évêque de Derry, Redmond O'Gallagher et sont envoyés en Écosse. Les 45 nobles et officiers marchent sur Dublin, mais seulement 30 survivent. De Dublin ils ont sont envoyés à Londres pour obtenir rançon.Deux autres navires - non identifiés - ont fait naufrage sur la côte de Donegal, un à Mullaghderg, l'autre à Rinn a'Chaislean.

Le naufrage de la GironaModifier

Article connexe : La Girona.

Le plus grand nombre de pertes de vie eut lieu lors du naufrage de la galéasse Girona sur la côte d'Antrim après qu'elle ait pris à bord de nombreux survivants d'autres navires naufragés sur la côte de Connacht. La Girona, galéasse qui avait navigué dans l’escadron Napolitain de Hugo de Moncada i Gralla (Celui-ci est mort dans la Manche), accoste au port de Killybegs. Avec l'aide d'un chef de Killybegs, MacSweeney Bannagh, l'équipage de la Girona est nourri, son gouvernail réparé; il est rejoint par les équipages du Santa Maria Rata Encoronada et du Duquesa Santa Ana qui avaient fait naufrage. Plutôt que de rester en Irlande où ils risquaient d'être découvert par des soldats anglais, Don Alonso Martínez de Leiva de Rioja, Chevalier de Santiago et second d'Zúñiga[11], capitaine de l'Encoronada, décide d'embarquer tout le monde et faire voile vers l'Écosse catholique. Là, ils pourraient se reposer, réparer le navire, puis mettre voile vers l'Espagne. Le navire dépasse Inishowen, mais fait naufrage à Lacada Point au large de la côte d'Antrim non loin de la Chaussée des Géants, le , entrainant dans la mort 1295 personnes: aux 121 marins et 186 soldats du Girona, il faut ajouter les membres d'équipage survivants des naufrages du Santa Maria Rata Encoronada et de la Duquesa Santa Ana. Moins de 10 personnes survivent[12], ce qui fait de ce naufrage le plus grand drame humain de la déroute espagnole. Beaucoup de corps rejetés sur la plage sont enterrées au cimetière de Saint-Cuthbert à Dunluce.

ConséquencesModifier

Entre 17 et 24 navires de la Grande Armada sont perdus sur les côtes irlandaises, ce qui représente environ un tiers des 63 pertes totales de la flotte, et la perte d'environ 5 000 hommes. À la fin de septembre 1588, Fitzwilliam est en mesure de faire rapport au secrétaire de la reine, Lord Burghley, que l'alerte de l'Armada est cloturée. Peu de temps après, il établit qu'environ 100 survivants seulement subsistent dans le pays. En 1596, un émissaire de Philippe II arrive en Irlande afin de rechercher les survivants mais ne réussit qu'à en trouver huit. Après la défaite de l'Armada, les Anglais envoyèrent leur propre flotte contre la péninsule ibérique, mais ne réussirent à transformer leur avantage et ils revinrent avec des pertes similaires en nombre. Au point culminant de la guerre anglo-espagnole (de 1585 à 1604), les Espagnols débarquèrent 3 500 soldats dans le sud de l'Irlande pour aider le chef rebelle de l'Ulster Hugh O'Neill, au cours de la guerre de Neuf Ans (de 1594 à 1603). Cette expédition échoua également; l'Espagne et l'Angleterre conclurent une paix, par le Traité de Londres de 1604. Durant cette trêve, les Espagnols rétablirent leur domination sur les mers, et les richesses en métaux précieux du Nouveau Monde s’écoulèrent à destination du Trésor royal à un rythme accru.

Le successeur d'Elizabeth, Jacques Ier, négligea sa flotte et choisit de renforcer l'influence de la couronne en Irlande: en 1607 les seigneurs gaélique d'Ulster fuirent vers le continent, la reconquête anglaise de l'Irlande fut en grande partie achevée, et la colonisation de leurs territoires dans la Plantation d'Ulster totalement accomplie en 1610.

Navires ayant transité ou échoué en Écosse et en Irlande[13]
Navire Escadron Comté irlandais Statut final
Barca de Hamburgo Escadron de urcas Comté de Donegal
Castillo negro Escadron d'Urcas Comté de Donegal
El Gran Grifón Escadron de urcas Comté de Donegal (transit) Fait naufrage le au large de Stroms Hellier, Fair Isle, Écosse[14]
San Juan de Sicilia Escadron du levant Comté de Donegal Explose le , Tobermory Bay, sur l’île de Mull, Écosse[14]
Trinidad Valencera Escadron du levant Comté de Donegal
La Girona Galéasse napolitaine Baie de Donegal (transit) Fait naufrage le au large de Lacada Point, Comté d'Antrim, Irlande
La Lavia Escadron du levant Baie de Donegal Fait naufrage le , à Streedagh Strand, Baie de Donegal, Irlande[8],[15]
Santa Maria de Visón Escadron du levant Baie de Donegal Fait naufrage le , à Streedagh Strand, Baie de Donegal, Irlande[8],[15]
La Juliana Escadron du levant Baie de Donegal Fait naufrage le , à Streedagh Strand, Baie de Donegal, Irlande[8],[15]
Inconnu Inconnu Baie de Donegal Fait naufrage le , Baie de Donegal, Irlande[16].
Inconnu Inconnu Baie de Donegal Fait naufrage le , Baie de Donegal, Irlande[16].
Ciervo Volante Escadron d'Urcas Tirawley
San Nicolás Prodaneli Escadron du levant Broad haven
San Pedro el Mayor (?) Escadron d'Urcas Devon, Hope Cove Inconnu[16]
La Rata Encoronada Escadron du levant Blacksod Bay Atterri accidentellement et de manière irrécupérable le à Tullaghan; équipage transféré vers la Duquesa Santa Ana[15]
Duquesa Santa Ana Escadron andalous Blacksod Bay
Nuestra Señora de Begoña Blacksod Bay
El Gran Grin Escadron de Biscaye Clew bay
Santiago Escadron d'Urcas Clew bay
Calderon's San salvador Comté de Galway (près)
Falcón Blanco Mediano Escadron d'Urcas Comté de Galway
Concepción del Cano Escadron de Biscaye Comté de Galway
Inconnu Comté de Galway
Zuñiga Galéasse napolitaine Comté de Clare, Liscannor bay (en) Retourne en Espagne après avoir fait escale au Havre[5]
São Marcos Escadron portugais Comté de Clare
San Esteban Escadron de Biscaye Comté de Clare
La Anunciada Escadron du levant estuaire du Shannon
Barque of Danzig estuaire du Shannon
Santa Maria de la Rosa Escadron de Guipúzcoa estuaire du Shannon
San Juan of Fernando Horra estuaire du Shannon
Patache (3) estuaire du Shannon
Patache Tralee
San Juan of Portugal Escadron portugais Blasket Sound
Aramburu's San Juan Bautista Escadron andalou Blasket Sound
Patache Blasket Sound
La Trinidad (?) Escadron andalou Île de Valentia


Les bateaux échoués de l'ArmadaModifier

Après la défaite des Espagnols, un certain Mortimer, vice-consul des Pays-Bas, envoya à Philippe II un rapport sur les pertes subies par l'Armada en Irlande, dans les comtés de Tyrconnel et de Connaught (Bibliothèque Cottonienne (Cotton MS Vespasian C)). Dix-sept bâtiments de guerre y avaient péri, tant par la violence des éléments qu'à la suite des attaques de l'ennemi. Ces pertes étaient réparties de la manière suivante[17]: à Lochfoile, 1 navire, 1 000 hommes à bord; à Sligo, 3 navire, 1 500 hommes à bord; à Tyrowley, 1 navire, 400 hommes à bord; à Kere-Island, 1 navire, 300 hommes à bord; à Finglasse, 1 navire, 400 hommes à bord; à Ophaly, 1 navire, 200 hommes à bord; à Jrisse, 2 navire; à Galway, 1 navire, 70 hommes à bord; à Shannon, 2 navire, 600 hommes à bord; à Shannon, 1 navire; à Trayle, 1 navire, 24 hommes à bord; à Diagle, 1 navire, 500 hommes à bord.

La liste reprend les navires échoués entre l'Irlande et et la Norvège. Dans un rapport émis à Philippe II figurent les naufrages des bateaux: Rata Encoronada, Duquesa Santa Ana, Girona, Falcón Blanco, Barca de Hamburgo, Trinidad Valencera, Gran Grin, San Nicolás Prodaneli, Santa Maria de Visón, Lavia, Juliana, Ciervo Volante, El Gran Grifón (Écosse), soit 13 navires, 4444 morts (3428 noyés et 1016 exécutés par les anglais). Plusieurs rapports des autorités anglaises en rapportent 17. Un décompte plus récent ajoute San Juan, Santiago (Norvège), San Marcos, San Esteban, Trinidad, Santa Maria de La Rosa, San Juan de Sicilia (Écosse), porte le nombre de navires échoués à 20 et le nombre de victimes à environ 6 500[18].

Escadron du levantModifier

Commandée par Martín de Bertendona, l'escadron du levant comprenait dix navires marchands dont huit sombrent en Irlande. Ils embarquent en Sicile et à Lisbonne.

  • Le navire marchand génois Rata Encoronada - 820 tonnes, 419 hommes, 35 canons - sous le commandement de Don Alonso Martínez de Leiva de Rioja, Chevalier de Santiago et second de Zúñiga échoue à Blacksod Bay [5], actuel comté de Mayo. Son équipage embarque sur la Duquesa Santa Ana et ensuite sur la Girona, lorsque la Duquesa échoue.
  • Le navire marchand de Raguse, San Juan de Sicilia - 800 tonnes, 342 hommes - échouerait lors d'un sabotage anglais dans la baie de Tobermory, Île de Mull, Écosse. Toutes les tentatives de retrouver des vestiges du bateau sont demeurées infructueuses[19].
  • Le navire marchand vénitien Trinidad Valencera - 1 100 tonnes, 360 hommes, 42 canons, escadron du Levant - échoue à Kinnagoe Bay, Comté de Donegal. Il emporte avec lui l'équipage du Barca de Hamburgo qui a sombré. Les équipages sont débarqués sain et saufs. La plupart sont par la suite exécutés, certains exfiltrés en Écosse, ou rançonnés. Le Sub-aqua club de Derby est crédité de la découverte du Trinidad Valencera en 1971. L'épave sera explorée par Colin Martin entre 1971 et 1983[18]. Les vestiges du bateau sont exposés à l'Ulster Museum.
  • Le navire marchand de Raguse, Anunciada - 703 tonnes, 24 canons, 275 hommes - est incendié et sabordés hors Kilrush le 12 septembre. L'équipage transféré sur le Barco de Dantzig, qui les mène en sécurité en Espagne après que l'escadron a quitté l'estuaire du Shannon, le 11 septembre.
  • Le navire marchand de Raguse/Dubrovnik, San Nicolás Prodaneli - 834 tonnes, 355 hommes.

Trois navires sombrent à Streedagh Strand, Comté de Sligo:

Article détaillé : Streedagh Strand.
  • Le navire marchand vénitien La Lavia, vice-amiral, 728 tonnes, 274 hommes, 25 canons. Francisco de Cuéllar, rescapé du naufrage, fait un récit notable de son expérience sur la flotte et son parcours en Irlande.
  • Le navire marchand catalan La Juliana, 860 tonnes, 325 soldats et 70 membres d'équipage, 32 canons. Des vestiges de l'épave du Juliana ont été découverts au large de l'Irlande, comté de Sligo. Le Juliana fait naufrage avec deux autres galions, 21 septembre 1588. Parmi les victimes du naufrage se trouvaient plus des 325 soldats et 70 membres d'équipage. Construit près de Barcelone en 1570, le navire marchand sillonnaient les routes commerciales entre l'Espagne et Italie avant d'être réquisitionné par Philippe II et équipé comme un navire de guerre avec 32 canons pour les besoin de l'Armada. Près de 400 ans, l'épave de La Juliana demeura cachée en toute sécurité sous les fonds marins jusqu'à ce que des plongeurs la découvrent en 1985 et récupèrent trois de ses canons. Des fouilles archéologiques en 2015 ont permis de remonter neuf autres canons. Les canons et autres artefacts ramenés à la surface ont été amenés au Musée national d'Irlande à Dublin pour des travaux de conservation, qui devrait prendre au moins deux ans[20]. Douze canons de La Juliana ainsi que les épaves de deux autres navires de guerre: Le La Lavia de 25 canons et le Santa Maria de Visón de 18 canons sont, on le suppose, encore à découvrir aux alentours du site[20]. Des travaux d'arpentage sous-marins ont commencé d’autre-part pour trouver les charniers des 60 survivants du San Marcos et du San Esteban exécutées au lieu-dit Spanish Point (Conté de Clare), elle pourrait conduire à un projet archéologique plus détaillé à l'avenir[20].
  • Le navire marchand de Raguse/Dubrovnik, Santa Maria de Visón, 666 tonnes, 307 hommes, 18 canons.

Escadron de urcasModifier

Commandée par Juan López de Medina, composé de 23 unités.

  • Le Ciervo Volante - 400 tonnes, 222 hommes -
  • El Gran Grifón - 650 tonnes, 286 hommes - navire amiral de Juan Gómez de Medina, fait naufrage, le 27 septembre 1588 à Stroms Hellier, Fair Isle, Orkney Islands, Écosse. Bien que les insulaires furent peu enclin à refuser l'hospitalité aux nouveaux arrivants, armés et supérieurs en nombre, les archives suggèrent que les Espagnols se comportèrent comme de parfaits gentlemans. Les marins et les soldats restèrent là pendant deux mois, avant de pouvoir embarquer pour St Andrews et Édimbourg et mettre les voiles pour l'Espagne, après que la reine Elizabeth leur eut promis qu'ils ne seraient pas attaqués dans leur voyage de retour. Mais elle leur promit seulement que les navires ne seraient pas attaqués par l'Angleterre; elle informa les Pays-Bas de leur voyage et ils furent attaqués en route par des navires de guerre néerlandais; la moitié des soldats ne revit jamais l'Espagne[21],[14]. Sydney Wignall et Colin Martin sont crédités de la découverte du Gran Grifón en 1970[18].
  • Le Barca de Hamburgo - 600 tonnes, 264 hommes - coule et son équipage est récupéré par le Trinidad Valencera
  • Le Falcón Blanco Mediano - 300 tonnes, 103 hommes - Perdu au large des côtes du Connemara , Comté de Galway, probablement près de Inish Boffin, sur le Freaghillaun Rock?, Irlande.
  • Le Santiago - 600 tonnes, 86 hommes - Échoue près de Mosterhamn , Hardangerfjord, sud de Bergen, Norvège.

Galéasse napolitaine, Le trésor de La GironaModifier

Article détaillé : La Girona.

La Girona - galéasse, 700 tonnes, 289 hommes - fait naufrage le au large de Lacada Point, Comté d'Antrim, non loin de la Chaussée des Géants [6]. Les équipages du Santa Maria Rata Encoronada et du Duquesa Santa Ana qui avaient fait naufrage se trouvaient à bord de la Girona; le naufrage fait donc 1 295 victimes. Les premières tentatives de sauvetage de la Girona furent effectués dans les mois qui suivirent le naufrage, par Sir George Carew, qui se plaignit de la dépense occasionnée par les quantités d'usequebaugh (Uisce Beatha - whisky pour irlandais) données aux plongeurs. Sorley Boy MacDonnell récupéra 3 canons en laiton et 2 coffres de trésors. Les canons du navire furent installés dans les corps de garde du château et les restes de la cargaison vendus, les fonds utilisés pour restaurer le château.

En 1967 et 1968, au large de la côte de Portballintrae, une équipe de plongeurs belges incluant Robert Sténuit découvrit l'épave et ramena à la surface le plus important trésor de l’Armada jamais découvert, fortune en bijoux[22] (dont un dragon volant en or et en pierreries[23]) plusieurs chaines en or d'un poids de 4 livres exposés désormais dans l'Ulster Museum à Belfast[24]. L'Ulster Museum possède les vestiges de deux autres navires de la flotte, le Trinidad Valencera qui a échoué dans Kinnagoe Bay, Comté de Donegal et la Santa Maria de La Rosa qui a coulé soudainement dans Blasket Sound, Comté de Kerry. Le site de l'épave est placé sous la législation du Protection of Wrecks Act au 22 avril 1993.

Escadron de GuipúzcoaModifier

  • Le Santa Maria de La Rosa- 945 tonnes, 297 hommes, Escadron Guipuzcoa- échoue à Blasket Sound, [7] à la pointe de la Péninsule de Dingle, Comté de Kerry. Sydney Wignall et Colin Martin sont crédités de la découverte de la Santa Maria de la Rosa en 1969[18]. Les vestiges du bateau sont exposés à l'Ulster Museum.
  • Le San Esteban - 736 tonnes, 264 hommes, 26 canons - échoue près de Doonbeg River, Comté de Clare, Irlande.

Escadron andalousModifier

Le périple de la Duquesa Santa Ana - 900 tonnes, 357 hommes, 23 canons - est connu par le témoignage de James Machary, un Irlandais, enrôlés de force sur le navire au Portugal. La Duquesa Santa Ana prend en charge l'équipage du Santa Maria Rata Encoronada et finit par échouer à Loughros Mor Bay[8]. Les deux équipages sont alors pris en charge par La Girona.

Escadron portugaisModifier

Le São Marcos (San Marcos) - 790 tonnes, 409 hommes - fait naufrage sur les côtes du comté de Clare, Irlande. Été 2014, une nouvelle initiative pour localiser les restes du San Marcos, démarre des opérations de plongée. L'initiative appelée San Marcos Project a réuni un groupe d'universitaires, de scientifiques et de plongeurs, employant des techniques de recherche et d'enquête à la pointe.

Escadron de BiscayeModifier

  • Le Gran Grin - 1 160 tonnes, 329 hommes - vice-amiral échoué le 24 de septembre près de l'île de Clare.
  • L'auteur Ken Douglas renseigne sur le Concepción de Juan del Cano - 418 tonnes, 225 hommes - faisant naufrage à Mace head, près de Galway, probablement en se heurtant au rocher connu sous le nom de duirling na spainneach, les survivants livrés par tadgh na buile O'Flaherty à Bingham[25].

AutresModifier

  • Le San Juan - 530 tonnes, 276 hommes , Castille -
  • Le San Juan de Ragusa - 650 tonnes, 285 hommes - coule peut-être en percutant le récif Dunbinna. Îles Blasket
  • Le Trinidad - 872 tonnes, 302 hommes - fait naufrage sur la côte de Desmond - probablement sur l'Île de Valentia

Autres vestigesModifier

En 1797, une quantité de plomb et quelques canons en laiton sont enlevés de l'épave d'un navire inconnu de l'Armada à Mullaghderg dans le comté de Donegal. Deux miles plus au sud, en 1853, une ancre est récupérée d'une autre épave inconnue del'Armada[26].

L'Armada espagnole dans l'artModifier

La Suite Grainuaile (1985), un traitement orchestral de la vie de la mer de la reine d'Irlande Gráinne O'Malley par le compositeur irlandais Shaun Davey, contient une complainte sur les débarquements espagnols en Irlande, chanté par Rita Connolly.

Le naufrage de La Girona a été commémoré dans les illustrations de l'Armada et la côte d'Antrim qui apparaissent au verso des billets en livres sterling émis par la First Trust Bank en Irlande du Nord.

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  1. http://www.jmr.nmm.ac.uk/server/show/conMediaFile.5160
  2. http://www.jmr.nmm.ac.uk/server/show/conJmrArticle.89/viewPage/1
  3. http://www.jmr.nmm.ac.uk/server/show/conJmrArticle.89/viewPage/4
  4. http://www.jmr.nmm.ac.uk/server/show/conJmrArticle.89/viewPage/11
  5. a et b Douglas 2003, p. 180
  6. Colin Martin; Geoffrey Parker (1999).
  7. Keith Muckelroy (1978).
  8. a b c et d (en) Steven Birch, D.M.McElvogue, « La Lavia, La Juliana and the Santa María de Vison: three Spanish Armada transports lost off Streedagh Strand, Co Sligo: an interim report », The International Journal of Nautical Archaeology, vol. 28,‎ (lire en ligne)
  9. "An Armada Shipwreck La Trinidad Valencera". derrycity.gov.uk
  10. Colby, colonel (1837).
  11. Leiva sur amigosdelarioja.com
  12. "La Girona" (PDF).
  13. (en) ken douglas, {{Ouvrage}} : paramètre titre manquant
  14. a b et c Douglas 2003, p. 179
  15. a b c et d Douglas 2003, p. 177
  16. a b et c Douglas 2003, p. 178
  17. Ernest Van Bruyssel. Quelques notes sur l'invincible Armada (1588.). In: Compte-rendu des séances de la commission royale d'histoire. Deuxième Série, Tome 4, 1863. pp. 183-186. https://doi.org/10.3406/bcrh.1863.2748 Lire en ligne
  18. a b c et d Francisco de Cuellar, Patrick Gallagher, Don William Cruickshank.God's Obvious Design: Papers for the Spanish Armada Symposium, Sligo, 1988 : with an Edition and Translation of the Account of Francisco de Cuéllar. Tamesis Books, 1990
  19. The Tobermory wreck that promises sunken treasure sur scotsman.com
  20. a b et c Spanish Armada Cannons Recovered Off Irish Coast By Christopher Klein. August 4, 2015. Consulter en ligne
  21. The wreck of el Gran Grifón sur scotsman.com
  22. https://nmni.com/um/Collections/World-Cultures/The-Armada-Collection
  23. http://archive.irishartsreview.com/irisartsrevi1984/pdf/1984/20491580.pdf.bannered.pdf
  24. https://content.historicengland.org.uk/images-books/publications/achws-annual-report-2006/achwsannualreport2006.pdf/
  25. Ken Douglas. The Downfall of the Spanish Armada in Ireland: The Grand Armada Lost on the Irish Coast in 1588. Gill & Macmillan Ltd, 25 septembre 2009
  26. .p.37 The London Magazine 1904 picture of "Armada" Anchor

SourcesModifier

Liens externesModifier