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Anton Wilhelm von L'Estocq

général prussien

Anton Wilhelm von L'Estocq
Anton Wilhelm von L'Estocq

Naissance
Celle
Décès (à 76 ans)
Berlin
Origine Drapeau de la Prusse Royaume de Prusse
Faits d'armes Bataille d'Eylau
Distinctions 1761 : Pour le mérite
1807 : Ordre de l'Aigle noir

Anton Wilhelm von L'Estocq (né le à Celle, mort le à Berlin) était un général de cavalerie prussien, célèbre pour son action à la bataille d'Eylau.

Origine familialeModifier

Comme son nom le suggère, la famille von L'Estocq est d'origine française. Il descend d'une famille huguenote originaire de Picardie et de Champagne. Ses parents étaient le lieutenant-colonel prussien a. D. Ludwig August L'Estocq (né le et décédé le ) et son épouse Ilse Sophie, née von Grabow, veuve Hohenhorst (née en 1700 et décédée le ).

Début militaireModifier

En 1757, Anton Wilhelm von L'Estocq devient élève officier du régiment de gendarmes de Berlin. Pendant la guerre de Sept Ans, il participe aux batailles de Zondorf, Kunesdorf, et Torgau. Après la bataille suivante près de Langensalza, il reçoit la médaille Pour le Mérite.

En 1768 il est nommé premier lieutenant et sert dans le régiment de hussards du général Von Zieten. Il est successivement promu capitaine, lieutenant-colonel et colonel. En 1790, le roi Frédéric II de Prusse le nomme commandant d'un bataillon du régiment von Eben (2e régiment de Hussards).

Au cours de la Première Coalition contre la France révolutionnaire, L'Estocq participe aux batailles de Kaiserslautern, Morsbrunn, et Trippstadt. En 1794, il prend le commandement du 2e régiment de Hussards qui, en 1795, après de traité de Bâle, est affecté en Westphalie pour garder la frontière avec la France.

Bataille d'EylauModifier

Pendant la guerre de la Quatrième Coalition, L'Estocq et son chef d'état-major Gerhard von Scharnhorst, commandent quelque 15 000 hommes basés à Thorn en décembre 1806 ainsi qu'à Freystadt (Prusse Occidentale) en janvier 1807. Du 2 au , harcelé par le maréchal Ney, il s'engage avec ses hommes dans une marche forcée à travers les forêts enneigées de Prusse-Orientale, pour apporter du renfort au général russe Von Bennigsen, durement pressé par le maréchal Davout à la bataille d'Eylau.

Conduisant la dernière unité opérationnelle de l'armée prussienne, L'Estocq n'amène que huit bataillons, vingt-huit escadrons et deux batteries d'artillerie à cheval (environ 7 000 à 9 000 hommes). À son arrivée à Preussisch Eylau, Bennigsen demande de diviser le petit contingent prussien pour renforcer ses troupes affaiblies. Cependant Scharnhorst lui conseille au contraire d'attaquer avec toute sa cavalerie devant les lignes russes. L'attaque soudaine jette le désarroi dans les rangs des Français épuisés. Après la bataille, le corps de L'Estocq se retire sur Preussisch Friedland pour maintenir les communications avec la Russie.

Honneur militaireModifier

Alors que l'armée prussienne est écrasée depuis le à la bataille d'Iéna, les troupes de L'Estocq ont restauré l'honneur militaire de la Prusse. Pour leur conduite exemplaire, L'Estocq reçoit l'Ordre de l'Aigle noir et Scharnhorst la médaille Pour le mérite. Malgré la défaite, von der Goltz attribue ce succès militaire, au plan de Scharnhorst et à l'initiative et la volonté de L'Estocq.

Après la défaite des armée de la coalition à la bataille de Friedland et l'humiliant traité de Tilsit, L'Estocq fait partie de la commission d'enquête chargée d'établir les causes de la défaite de la Prusse. Le , il est nommé gouverneur de Berlin, puis de Breslau en 1814. Après sa mort à Berlin, le 5 janvier de l'année suivante, L'Estocq est inhumé dans le cimetière de la garnison.

SourcesModifier