Antoine-Jean-Matthieu Séguier

personnalité politique française

Antoine-Jean-Armand-Matthieu Séguier ( à Paris - 3 août à 1848 à Paris) est un magistrat français, premier président de la Cour de Paris, pair de France, grand croix de la Légion d'honneur.

BiographieModifier

Lorsque la Révolution éclate, il est substitut du procureur général au Parlement de Paris. Il émigre avec son père en 1790, tous deux allant en Savoie, à Wiesbaden, à Mayence puis à Tournai où son père meurt.
De retour en France en 1799 ou 1800 après l'avènement du gouvernement consulaire, dont l'un des membres - Jean-Jacques-Régis de Cambacérès - est le cousin germain de sa mère, il s'installe en Languedoc dans une propriété de sa mère pour y attendre le retour des structures judiciaires et de magistrature à une cohérence en accord avec son mode de pensée.

En 1802 il est nommé par intérim commissaire du gouvernement au tribunal de première instance de la Seine le , choisi pour contribuer à la rédaction du code de procédure civile le , et président du tribunal d'appel de Paris le . Il devient commandeur de la Légion d'honneur le . En 1806 il est nommé maître des requêtes en service extraordinaire pour le Conseil d'État le , et membre du conseil de discipline et d'enseignement de l'école de droit de Paris le . Il devient baron de l'Empire en 1809. Le il est nommé premier président de la Cour de Paris. En 1811 il se porte candidat au Sénat pour le département de l'Yonne. Le il est fait conseiller d'État en service extraordinaire[1].

Exilé par Bonaparte le pour son attachement à la lignée royale, il revient en France la même année ; Louis XVIII le nomme pair de France le et premier président de la cour royale de Paris le [1]. En tant que pair de France, c'est lui qui est choisi par le chancelier Dambrai pour instruire le procès du maréchal Ney, ce qu'il fait en trois jours de ce [2]. Il est créé grand officier de la Légion d'honneur le [1] puis grand croix le .

FamilleModifier

Son père est Antoine-Louis Séguier. Sa mère est Marguerite Henriette Vassal (née à Montpellier, paroisse de Notre-Dame des Tables, le , décédée le , probablement à Paris, où elle demeurait), fille de noble Jean Vassal et de dame Julie Duveil. Parrain : François Pas, seigneur de Beaulieu, conseiller en la Cour des Comptes, Aydes et Finances de Montpellier. Marraine : Marguerite Vassal, épouse de messire Antoine de Leguepeys, seigneur de Bousigues (Bouzigues), conseiller en la même Cour depuis le . Marguerite Henriette Vassal est la cousine germaine de Cambacérès, fils de Marie Rose Vassal, la sœur de Jean Vassal (les grands-parents communs à Marguerite Henriette Vassal et Cambacérès étaient Mathieu Vassal et Madeleine Ugla).

Il a pour frère Armand-Louis-Maurice Séguier.

En 1795 il épouse Marie Marthe Françoise Sicard (ca 1775-1832). Ils ont deux enfants :

  • Irène Marguerite Séguier (1796-1848)
  • Pierre Armand, baron Séguier (1803-1876)

Par testament, Cambacérès lui lègue 1.000 F de rente.

AnecdoteModifier

Louis-François Raban, dans son Manuel de savoir-vivre, rapport l'anecdote suivante : très à cheval sur l'élégance due aux personnes de haut rang, il refusa de recevoir publiquement le serment qu'un officier venait de prêter, pour devenir gouverneur du château de Versailles, au motif qu'il « se présentait en redingote noire et [avec] un simple ruban rouge »[3].

SourcesModifier

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

Notes
Références
  1. a b et c Antoine-Jean-Matthieu Séguier. Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, des principales familles nobles du Royaume, (etc), Volume 8, p. 242-243. 1827.
  2. Le maréchal Ney : les dessous d'une exécution: Les grands procès de l'histoire. Ouvrage collectif. 1968.
  3. Louis-François Raban, Manuel de savoir vivre, ou l'Art de se conduire selon les convenances et les usages du monde, etc, 1849 (consulté le 16 mai 2019)