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Anthropopithèque

Le terme « anthropopithèque » a été proposé par Gabriel de Mortillet en 1885 pour désigner un « chaînon manquant », un être hypothétique intermédiaire entre le singe et l'homme qui aurait vécu au Tertiaire et qui aurait produit des éolithes[1]. Le mot est formé à partir des racines grecques ἄνθρωπος, anthropos, « homme » et πίθηκος, píthēkos, « singe ».

Lorsqu'il a été démontré que les éolithes étaient des pseudo-outils de pierre produits par des phénomènes naturels (gel, pression, incendies), le terme a été abandonné sans qu'il ait jamais été employé pour désigner un fossile réel. Toutefois, Eugène Dubois utilisera le mot « Pithécanthrope », formé sur la même racine mais inspiré de Ernst Haeckel, pour nommer les fossiles qu'il découvrira en Indonésie en 1891 et qui ont été attribués depuis à Homo erectus.

Le terme est donc scientifiquement désuet même si Hergé en a fait l'une des nombreuses insultes du capitaine Haddock.

«  Nous sommes donc forcément conduits à admettre, par une déduction logique tirée de l’observation directe des faits, que les animaux intelligents qui savaient faire du feu et tailler des pierres à l’époque tertiaire, n’étaient pas des hommes dans l’acception géologique et paléontologique du mot, mais des animaux d’un autre genre, des précurseurs de l’homme dans l’échelle des êtres, précurseurs auxquels j’ai donné le nom d’Anthropopithecus. Ainsi, par le seul raisonnement, solidement appuyé sur des observations précises, nous sommes arrivés à découvrir d’une manière certaine un être intermédiaire entre les anthropoïdes actuels et l’homme[1]. »

RéférenceModifier

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  1. a et b Gabriel de Mortillet, Le Préhistorique, antiquité de l’homme, Bibliothèque des sciences contemporaines, 2e édition, Paris, C. Reinwald, 1885, 642 p.

Voir aussiModifier