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Anne-Marie de Brandebourg-Bayreuth

Anne-Marie de Brandebourg-Bayreuth
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Stadtkirche (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Anna Maria von Brandenburg-BayreuthVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
AristocrateVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Mère
Fratrie
Conjoint
Johann Anton Eggenberg (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Johann Christian I. von Eggenberg (Prince) (d)
Maria Elisabeth von Eggenberg (d)
Jan Seyfried z Eggenbergu (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion

Anne-Marie de Brandebourg-Bayreuth ( à Bayreuth; à Sopron) était une margravine de Brandebourg-Bayreuth et, par le mariage avec Jean-Antoine Ier d'Eggenberg, Fürstin (princesse) d'Eggenberg.

BiographieModifier

Anne Marie est la fille du Margrave Christian de Brandebourg-Bayreuth de son mariage avec Marie de Prusse (1579-1649), fille de Albert-Frédéric de Prusse.

Elle a été mariée selon le rite de l'église catholique romaine en Styrie le à Ratisbonne[1] avec le prince Jean-Antoine Ier d'Eggenberg, duc de Krumau, qui a par la suite reçu la possibilité d'acquérir le Comté de Gorizia et Gradisca le long de la côte de l'Adriatique deux ans plus tard. Il est un ami d'enfance de l'empereur Ferdinand III de Habsbourg. La cérémonie de mariage avait été négociée par Christian-Guillaume de Brandebourg et le prince Jean-Antoine Ier pour obtenir l'appui du Brandebourg pour obtenir un siège à la Diète Impériale[2]. Elle a démontré une force de caractère et de conviction, en tenant fermement sa foi protestante [3] en dépit de son mariage avec le fils de Hans Ulrich d'Eggenberg, ministre en chef de l'Empereur Ferdinand II, qui avait poursuivi la Contre-Réforme dans la Monarchie de Habsbourg ainsi que pendant la Guerre de Trente Ans.

Après la mort précoce de son mari, en 1649, Anne-Marie, avec son père et Wolf von Stubenberg a obtenu la tutelle de ses deux fils, acceptant de rester dans les terres des Habsbourg et de les élever dans la tradition Catholique. Sa vaste correspondance avec ses deux fils a montré qu'elle était une mère aimante[3]. Au cours de sa tutelle, les pièces ont été frappées mettant en vedette les portraits des deux fils dans le Château de Český Krumlov[4]. La princesse est aussi une grande mécène qui finance la construction de l'église de pèlerinage de la vierge de la Neige (allemand : Maria Schnee Kirche, tchèque : Svatý Kámen nad Malší) près de Krumau (tchèque : Český Krumlov) en Bohême.

À sa mort subite à l'âge de 39 ans, Jean-Antoine n'a laissé qu'un projet de testament qui était à la fois non signé et non notarié mais a laissé la majeure partie des possessions de l'aîné de ses fils. La princesse Anne-Marie a refusé de reconnaître le projet comme légitime[5] et administré par les possessions  Eggenberg jusqu'en 1664, lorsque les deux frères ont pris le contrôle, et ce n'est qu'en 1672 qu'ils divisent les biens entre eux. Anne-Marie s'est rendue personnellement auprès de l'empereur, demander pour sa fille une dot[6].

Lors d'une visite à la ville de Sopron en Hongrie, en 1670, elle a trouvé la tolérance religieuse, plus importante que dans le farouchement catholique Duché de Styrie et y a relocalisé sa cour en 1674 dans un petit palais de la ville, plus étroit en comparaison avec le château en Krumau ou le Palais Herberstein, un palais de la ville de Graz. Dans la ville, elle a été autorisée à faire venir des protestants dans sa cour, en face de la rue de l'ancienne Église Protestante de Saint-George, qui avait déjà été remis aux Jésuites. La maison de la ville porte encore son nom que le Eggenberg Maison (hongrois : Eggenberg-ház) et est encore orné des armoiries des princes de Brandebourg-Bayreuth au-dessus de la porte principale et du blason Hohenzollern en dessous de ce qui était la chaire au-dessus de la cour. Elle est morte dans cette maison, le et est enterré avec ses parents à l'Église de la Ville (allemand : Stadtkirche) de Bayreuth.

ProgénitureModifier

De son mariage, elle a eu les enfants suivants:

  • Maria Élisabeth d'Eggenberg (1640-1715), Fürstin d'Eggenberg, mariée en 1656 au Fürst Ferdinand-Joseph de Dietrichstein (en) (1636-1698)
  • Jean-Christian Ier d'Eggenberg (1641-1710), Fürst d'Eggenberg, marié en 1666 à Marie Ernestine de Schwarzenberg (1649-1719)
  • Maria Françoise (*/† 1643)
  • Jean-Siegfried d'Eggenberg (1644-1713), Fürst d'Eggenberg, marié en 1666 à Marie-Éléonore de Liechtenstein (1647-1704) et remarié en 1704 à Marie Josephe d'Orsini-Rosenberg (1690-1715)

RéférencesModifier

  1. Walther Ernest Heydendorff. Die Fürsten und Freiherren zu Eggenberg und ihre Vorfahren. Graz: Verlag Styria, 1965, pp.161.
  2. Johann Samuel Ersch: Band 31 von Allgemeine Encyclopädie der Wissenschaften und Künste, J. f. Gleditsch, 1838, S. 209 f. (Digitalisat)
  3. a et b Barbara Kaiser. Schloss Eggenberg. Graz: Christian Brandstätter Verlag, 2006, p. 60. (ISBN 3-902510-80-3) (disponible en allemand ou anglais au Musée universel de Joanneum)
  4. http://www.castle.ckrumlov.cz/docs/de/zamek_2nadvori_razba.xml
  5. Walther Ernest Heydendorff. Die Fürsten und Freiherren zu Eggenberg und ihre Vorfahren. Graz: Verlag Styria, 1965, pp.176.
  6. Jahrbücher der Literatur, Band 107–108, C. Gerold, 1844, S. 39 (Digitalisat)

La littératureModifier

  • Barbara Kaiser. Le Château D'Eggenberg. Graz: Christian Brandstätter Verlag, 2006, p. 60. (ISBN 3-902510-80-3) (disponible en allemand ou en anglais par le biais de la Universalmuseum Joanneum)
  • Walther Ernest Heydendorff. Die Fürsten und Freiherren zu Eggenberg und ihre Vorfahren. Graz: Verlag Styrie, 1965, pp. 161-163, 175-184.
  • Christian von Stramberg, Anton Joseph Weidenbach. Denkwürdiger und nützlicher rheinischer Antiquarius: Welcher mourir wichtisten und angenehmsten geographischen, historischen und politischen Merkwürdigkeiten des ganzen Rheinstroms, von seinem Ausflusse dans das Meer bis zu seinem Ursprunge darstellt, la Bande 1, Teil 4, R. F. Hergt, 1863, p. 413 ff.