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Anis Naccache

homme politique libanais
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Anis Naccache, né en 1948, est un ancien militant libanais condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 1982 pour avoir tenté d'assassiner l'ancien Premier ministre du Chah d'Iran, Shapour Bakhtiar.

Libanais sunnite converti au chiisme, architecte-décorateur de profession, il décide de s’engager auprès de la cause palestinienne au début des années 1970. Envoyé par l’OLP pour superviser l’opération de la prise d’otage de l’OPEP à Vienne en Autriche en 1975, opération organisée par Waddi Haddad, il est chargé d’en organiser la logistique. Lorsqu'en Iran Khomeiny arrive au pouvoir, le militant se rapproche de ce régime, le considérant comme le nouveau meilleur porte-parole de la lutte palestinienne contre Israël. Il y reçoit l’ordre personnel de l'ayatollah Khomeiny d’assassiner en France Shapour Bakhtiar, ancien ministre du Shah. Mais le , à Neuilly-sur-Seine, cette tentative d’assassinat coute la vie à Jean-Michel Jame, fonctionnaire de police, ainsi qu'à une civile de l’immeuble, Yvonne Stein, à cause d'une erreur de repérage de la part des terroristes. Un second policier, Bernard Vigna[1], alors âgé de 22 ans, a reçu une rafale de mitraillette dans le dos, il est resté paralysé à vie passant le reste de ses jours dans un fauteuil roulant. Il est décédé en août 2008.

Anis Naccache est arrêté et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité le .

En février 1989, à la veille d’une visite à Téhéran du ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas, il demandait à Téhéran de « rappeler à la France ses engagements », reliant sa libération à l'affaire des otages français au Liban[2].

À la suite d’une grève de la faim[3] orchestrée par Maître Jacques Vergès, son avocat, il réussit à faire partie de la négociation globale de la France avec l’Iran après que Paris eut soutenu Saddam Hussein, président d'Irak, lors de la guerre Iran-Irak (1980-1988). Il est ainsi libéré le , gracié par le président François Mitterrand.

Depuis sa libération, Anis Naccache est conseiller en stratégie, vivant entre la capitale iranienne, Téhéran, et Beyrouth[réf. nécessaire].

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

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