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Attentat de la rue de Rennes

L'attentat de la rue de Rennes est un attentat perpétré le mercredi dans le 6e arrondissement de Paris, face au 140 de la rue de Rennes devant le magasin Tati (et le siège du magazine Le Point[1]). L'engin explosif éclatait à 17 h 20 dans une poubelle municipale fixée au sol sur le trottoir, à trois mètres des vitrines, et fit sept morts et cinquante-cinq blessés.

Attentat de la rue de Rennes
Plaque commémorative au no 140 bis de la rue de Rennes avec l’inscription « Monsieur François Mitterrand, président de la République, a rendu hommage le 17 septembre 1989 aux victimes de l’attentat de la rue de Rennes. Ce geste symbolise l’attention que porte la nation à la mémoire de toutes du terrorisme ».
Plaque commémorative au no 140 bis de la rue de Rennes.

Localisation Paris, France
Cible Rue de Rennes
Coordonnées 48° 50′ 44″ nord, 2° 19′ 31″ est
Date
17 h 20 (UTC+1)
Armes Engin explosif
Morts 7
Blessés 55
Auteurs Fouad Ali Saleh
Organisations Comité de solidarité avec les prisonniers politiques arabes et du Proche-Orient
Hezbollah
Mouvance Terrorisme

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Attentat de la rue de Rennes

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Attentat de la rue de Rennes

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Attentat de la rue de Rennes

Sommaire

Contexte historiqueModifier

Il s'agit du dernier et du plus meurtrier des quatorze attentats revendiqués par le « Comité de solidarité avec les prisonniers politiques arabes et du Proche-Orient », fomenté par Fouad Ali Saleh pour le compte du Hezbollah libanais avec pour objectif de faire cesser le soutien apporté par la France à l'Irak dans le conflit qui l'oppose à l'Iran et d'obtenir les libérations de trois terroristes détenus en France : Anis Naccache (réseau iranien), Georges Ibrahim Abdallah (réseau libanais FARL) et Varadjian Garbidjan (réseau arménien ASALA)[2]. Cette période va être nommée « septembre noir »[3] et s'achève définitivement avec l'arrestation de Fouad Ali Saleh le 21 mars 1987 par les policiers de la Direction de la Surveillance du territoire et la neutralisation de son réseau.

Septembre 1986Modifier

Le 9 septembre 1986 est votée la loi no 86-1020 relative à la lutte contre le terrorisme et aux atteintes à la sûreté de l’État (soit huit jours avant l'attentat), ce qui a donné naissance au fonds de garantie chargé de l'indemnisation des dommages corporels consécutifs à un acte de terrorisme. Françoise Rudetzki, qui s'est longtemps battue pour instaurer ce fonds a été victime d'attentats antérieurs en 1983.

Victimes de l'attentat[4]Modifier

  • René Bastong
  • Audrey Benghozi
  • Claudie Béral
  • Amil Mamadali
  • Linda Medioni Lajus
  • Micheline Peyrat
  • Moktar Tahirali

Notes et référencesModifier

  1. Stéphane Gruet, Lettres sur l'urbanité française, Toulouse, Poïésis, , 195 p. (ISBN 978-2-9518953-9-3), p. 99.
  2. Jean-Pierre Bat, Jean-Marc Le Page, Floran Vladillo et Sébastien Laurent (dir.), Les espions français parlent : Archives et témoignages inédits des services secrets français, Paris, Nouveau Monde, coll. « Le grand jeu », , 622 p. (ISBN 978-2-84736-629-7).
  3. Camille Le Pomellec, « Attentats de 1986 : la guerre cachée », série documentaire La Case du siècle sur France 5, 11 novembre 2012.
  4. « Rue de Rennes, 17 septembre 1986 : Liste des victimes », sur sos-attentats.org (consulté le 22 juillet 2015).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier