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Ange Laurent Lalive de Jully
Ange-Laurent de La Live de Jully.png
Ange-Laurent de La Live de Jully
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 53 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
BanquierVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Fratrie
Sophie Lalive de Bellegarde
Denis Joseph Lalive d'Épinay (d)
Alexis Janvier Lalive de La Briche (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Ange-Laurent de La Live de Jully, né le au 364 rue Saint-Honoré à Paris, et mort le (4-6 hôtel de la rue des Ménars), est un financier français passionné des arts, peintre et graveur amateur.

Sommaire

BiographieModifier

La Live de Jully est le fils du fermier général Lalive de Bellegarde[1].

Le , il épouse Louise-Élisabeth Chambon, réputée pour avoir des mœurs plus que légères. Madame d'Epinay nous a appris qu'elle poussait l'absence de préjugés jusqu'à la limite où elle prend un autre nom. Mais elle eut quand même un fils, le 7 juin 1750. Elle mourut en décembre 1752, foudroyée par la petite vérole.

 
Ange Laurent de La Live de Jully, par Jean Baptiste Greuze, vers 1759, National Gallery of Art, Washington

On lui connait des missions politiques à Genève.

Le , il épouse en secondes noces Marie-Louise Josèphe de Nettine (1742-1808), fille d'un banquier hollandais, devenant ainsi le beau-frère de Jean-Joseph de Laborde, propriétaire du château de Méréville.

En 1765 il hérita du château de Prunoy (Yonne) de François Christophe de Lalive, receveur des Finances, acquéreur en 1721 de ce vieux château qu'il fit ensuite transformer (grand corps de logis, hauts pavillons carrés symétriques et fronton armorié); il y fit multiplier les plantations et assécher des étangs.

Il était le père de Louise Joséphine Angélique Lalive de Jully (1763-1831), qui épousa le contre-amiral Jean-Baptiste Joseph Hubert de Vintimille-Figanières (1740-1817), et correspondit régulièrement avec l'écrivain Joseph Joubert (1754-1824).


Souvenirs mobiliers

Dans son estampe intitulée Partie de plaisirs (coll. part.) qui lui est dédicacée, le graveur Pierre-Etienne Moitte a reproduit la peinture que Lalive de Jully avait commandée à Nicolas Lancret (musée des Beaux- Arts de Boston) : c'est une copie autographe de son Déjeuner de jambon (1735, musée Condé à Chantilly) plus petite et présentant quelques variantes par rapport à l'original (urne au lieu de la statue de satyre, table de format différent, pas de chaise renversée au premier plan).

Comme son pendant Le Déjeuner d'huîtres par Jean-François De Troy (1735), commandé également par Louis XV en 1734, ce tableau fut inséré dans les boiseries de la salle à manger des Petits Appartements du roi du château de Versailles jusqu'en 1768; revendiquées en 1817 sans droit ni titre par le futur Louis-Philippe Ier, les deux oeuvres intégrèrent sa collection au château d'Eu, puis furent retirés de sa vente à Londres en 1857 à la demande de son fils Henri, duc d'Aumale, qui les racheta.

Le célèbre bureau plat à cartonnier de Lalive de Jully par Joseph Baumhauer (1757), au décor dit « à la Grecque », considéré comme un des prototypes de meubles de style néoclassique français (musée Condé à Chantilly) paraît être celui devant lequel il est représenté par Greuze ( (portrait ci-contre) jouant de la harpe assis sur un siège à dossier bas assorti orné du même motif de lourde guirlande en bronze doré.


HonneursModifier

  • 27 avril 1754 : Associé libre de l'Académie de peinture
  • 20 janvier 1756 : Introducteur des ambassadeurs
  • Chevalier, baron du Châtelet, marquis de Rémoville, seigneur du franc-alleu noble de Saint-Romain

ŒuvresModifier

La Live de Jully est dessinateur et graveur au burin et à l'eau-forte[1].

.

Il réalise lui même, vers 1770, un catalogue de sa collection personnelle, laquelle est particulièrement riche de sculptures en terre cuite et d'œuvres d'artistes contemporains[2].

Notes et référencesModifier

  1. a et b Ambroise Firmin-Didot, Les graveurs de portraits en France : catalogue raisonné de la collection de portraits de l'École française appartenant à Ambroise Firmin-Didot,.... Tome 2, Paris, Libr. Firmin-Didot et Cie, 1875-1877
  2. Thomas-W. Gaehtgens, Daniel Rabreau, Martin Schieder, Christian Michel, L' Art et les normes sociales au XVIIIe siècle vol.2, Les Editions de la MSH, , 543 p., p. 154

Liens externesModifier